Forum de Jeju : un appel à cesser les conflits et à favoriser le multilatéralisme

Agence de presse Yonhap Actualités 15.09.2022 à 16h45 Le président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta, prononce le jeudi 15 septembre 2022 un discours via liaison vidéo lors d'une cérémonie d'ouverture du 17e Forum de Jeju pour la paix et la prospérité au Centre international de conventions de Jeju (ICC Jeju) sur l'île de Jeju. SEOUL, 15 sept. (Yonhap) -- Des dirigeants anciens et actuels ont appelé ce jeudi à cesser les conflits et à favoriser le multilatéralisme pour faire face aux divers défis auxquels le monde fait face aujourd'hui comme la guerre en Ukraine et la rivalité sino-américaine. «La communauté internationale fait face à un environnement très grave et complexe, d'où la nécessité d'élaborer des stratégies intelligentes à travers une coopération étroite en tête à tête», a déclaré le Premier ministre Han Duck-soo via une liaison vidéo lors de la cérémonie d'ouverture du 17e Forum de Jeju pour la paix et la prospérité qui a débuté hier sur l'île de Jeju pour se dérouler pendant trois jours sous le slogan «Au-delà du conflit, la marche vers la paix : coexistence et coopération». «La république de Corée, le plus grand bénéficiaire de l'ordre international de la démocratie libérale, cherchera à contribuer à la paix et à la prospérité mondiale à travers le Forum de Jeju», a-t-il ajouté. Le président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta, a souligné la nécessité de «cesser les conflits et guerres» qui menacent et font souffrir nos familles, voisins et amis et de «ne plus répéter de telles tragédies» que nous ne pourrons oublier et faire oublier. L'ancienne présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri a également cité la paix mondiale comme le sujet de débat le plus urgent à l'heure actuelle. «La guerre entre la Russie et l'Ukraine ne s'est pas encore terminée et les conflits au Moyen-Orient et les tensions en mer de Chine méridionale persistent», a-t-elle fait remarquer. «Arrêter la guerre est une tâche de l'histoire étant donné qu'on peut prévoir que la guerre actuelle entraînera finalement des problèmes graves pour le monde entier», a-t-elle insisté en notant que des problèmes tels que le changement climatique, la crise énergétique, le risque de récession de l'économie mondiale ne sont pas confinés à un pays spécifique. L'ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le gouverneur de l'Etat américain du Maryland, Larry Hogan, ont quant à eux mis en avant l'importance d'une coopération multilatérale. «Non seulement des questions liées à la sécurité et à la paix comme l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le conflit entre les Etats-Unis et la Chine et la menace nucléaire nord-coréenne mais aussi la pandémie de nouveau coronavirus et la crise climatique menacent l'humanité toute entière. Comme de telles crises inédites auxquelles nous sommes confrontés affectent le monde entier, leurs solutions doivent aussi se baser sur la coexistence et le partenariat mondial», a déclaré Ban en mettant l'accent sur une approche multilatérale. Hogan a également appelé les pays à s'unir alors que le monde se trouve actuellement à «un carrefour important». «Mais une chose est claire malgré une telle situation. La force de l'union est plus grande que la force de la division», a-t-il souligné. lsr@yna.co.kr

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Les échos : Contrat gazier géant : le Timor oriental joue la carte chinoise face à l'Australie

Lire l'article sur la page des échos : https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/contrat-gazier-geant-le-timor-oriental-joue-la-carte-chinoise-face-a-laustralie-1784605 Le pouvoir à Dili souhaite renégocier les termes d'un contrat gazier avec l'Australie. Et menace de se tourner vers Pékin si Canberra ne cède pas à ses exigences. (Photo) Le Timor oriental a célébré cette année le vingtième anniversaire de son indépendance. (Jack Nugent/Shutterstock) Par Gregory Plesse Publié le 30 août 2022 à 16:59Mis à jour le 30 août 2022 à 17:59 C'est une rencontre qui s'annonce délicate, ce mercredi à Dili, entre la ministre australienne des Affaires étrangères et les autorités timoraises. Au coeur de cette entrevue, un projet d'exploitation d'un gisement gazier et pétrolier offshore, baptisé « Greater Sunrise », estimé à plus de 50 milliards de dollars, situé à 150 km du littoral timorais, et à 450 km de Darwin, au nord de l'Australie. Ce petit pays de 1,3 million d'habitants a célébré il y a quelques mois le vingtième anniversaire de son indépendance , après un quart de siècle d'occupation indonésienne durant laquelle plus de 200.000 personnes furent tuées, mais reste l'un des plus pauvres du monde. C'est pourquoi « ce projet est absolument essentiel pour l'avenir du Timor oriental, estime Susannah Patton, directrice du programme Asie du Sud-Est au Lowy Institute. Car ce pays n'a quasiment aucune autre source de revenus. Donc si le Greater Sunrise ne voit pas le jour, c'est la crise économique assurée dans moins de dix ans ». Transformer pétrole et gaz sur place Autour de ce projet sont associés l'Etat timorais (57 %), Osaka Gas (10 %) et surtout Woodside Energy (33 %), le leader australien du gaz et du pétrole, qui doit assurer l'exploitation du gisement, puis sa transformation à Darwin. Un point sur lequel souhaite revenir le président timorais, José Ramos-Horta. Ce dernier, qui s'est vu décerner le prix Nobel de la Paix en 1996, et qui fut déjà président de 2007 à 2012, souhaite que le pétrole et le gaz extrait de ces gisements soient redirigés et transformés dans son pays, pour y créer de l'emploi et de l'activité économique. Il est même allé jusqu'à préciser, dans diverses interviews à la presse australienne qu'il était dans l'intérêt de Canberra de conserver un voisin « pro Australien et pro-occidental » et qu'il n'hésiterait pas à se tourner vers des investisseurs chinois si ses voeux n'étaient pas exaucés. Une menace qui n'est pas qu'un coup de bluff, d'après Susannah Patton. « La Chine souhaite accroître son influence stratégique au Timor et elle y a investi dans d'autres projets d'infrastructures. Mais financer une centrale de traitement de gaz dans ce pays sera aussi coûteux et risqué pour la Chine que pour Woodside ou l'Australie. » Option viable Woodside et le gouvernement australien ont toujours estimé que Darwin, pour la liquéfaction du gaz extrait, était la seule option commercialement viable. Mais, d'après un rapport commandé par le gouvernement timorais, et révélé par l'« Australian Financial Review », les coûts de construction et d'exploitation d'une telle centrale au Timor (14,1 milliards de dollars) seraient sensiblement les mêmes qu'à Darwin (11,8 milliards de dollars), et non pas deux fois plus élevés, comme l'avaient précédemment estimé Woodside. Le gouvernement australien est officiellement neutre sur la question et en convaincre les autorités timoraises sera sans doute la plus lourde tâche de Penny Wong, la cheffe de la diplomatie australienne. L'ancien président timorais, Xanana Gusmao, est en effet persuadé que le gouvernement australien représente avant tout les intérêts de ses entreprises, et notamment ceux de Woodside. Il faut dire qu'en 2004, les services de renseignements australiens avaient placé des micros dans le bureau de l'ancien Premier ministre timorais, Mari Alkatiri, alors que les deux pays négociaient le partage des ressources en hydrocarbures de la mer du Timor…

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L'Église exhorte les citoyens à participer au recensement de la population

Extrait de Agenzia FIDES, organe des Oeuvres Pontificales Missionnaires, publié le 11 août 2022 http://www.fides.org/fr/news/72661-ASIE_TIMOR_ORIENTAL_L_Eglise_exhorte_les_citoyens_a_participer_au_recensement_de_la_population Dili (Agence Fides) - L'Église catholique du Timor-Leste exhorte la population à prendre une part active au prochain recensement général de la population, prévu pour l'automne 2022, qui sera officiellement lancé le 15 août. Lors d'une récente réunion, l'équipe de la Direction générale des statistiques, dirigée par le directeur Elias dos Santos Ferreira, président de la Commission technique pour le recensement de 2022, a rencontré le cardinal élu, Dom Virgilio Do Carmo da Silva, Archevêque de Dili, qui a convenu du bien-fondé de l'initiative et de la nécessaire participation de tous les citoyens timorais. Dans un message à la population, l'archevêque a déclaré : "Les données des individus et des ménages, collectées et traitées au niveau national, aideront le gouvernement à formuler des politiques et des programmes appropriés", invitant les citoyens à s'impliquer activement. Le recensement de 2022, qui se déroulera du 4 septembre au 5 octobre dans tout le pays, sera le quatrième de cette nature au Timor-Leste, après ceux de 2004, 2010 et 2015. Selon la législation, le recensement a lieu tous les cinq ans. L'objectif du recensement général de la population est de dénombrer et de caractériser la population résidant au Timor-Leste, ainsi que d'étudier les logements existants et leurs conditions d'habitabilité, grâce à la collecte exhaustive d'éléments et de données, effectuée par des recherches sur le terrain et le traitement statistique des données recueillies. Le gouvernement du Timor oriental a alloué 3,1 millions de dollars US à l'activité de recensement, demandant des fonds supplémentaires aux agences internationales des Nations unies telles que ONU Femmes, le Programme alimentaire mondial et le Fonds des Nations unies pour la population. Selon le recensement effectué au Timor oriental en juillet 2015, la population totale était de 1 167 242 habitants, soit une augmentation de 9,46 % depuis 2010, alors qu'aujourd'hui la population timoraise devrait être d'environ 1,3 million d'habitants. Le Timor oriental, la plus jeune démocratie d'Asie, comprend la moitié orientale de l'île de Timor, tandis que la moitié occidentale fait partie de l'Indonésie. Elle a une superficie de 15 000 kilomètres carrés et 97 % des habitants sont catholiques. Le 20 mai, le pays a célébré le 20e anniversaire de l'indépendance du Timor oriental vis-à-vis de l'Indonésie, qui l'avait occupé pendant 24 ans. (SD-PA) (Agence Fides 11/8/2022)

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Timor oriental: un premier cardinal pour la seconde nation catholique d’Asie

Extrait de VATICAN NEWS https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-08/eglise-entretien-cardinal-do-carmo-da-silva-timor-oriental.html Entretien avec Mgr Virgilio do Carmo da Silva, archevêque de Díli, qui deviendra le premier cardinal du Timor oriental le 27 août prochain à l’occasion du consistoire célébré par le Pape François. Entretien réalisé par Deborah Castellano Lubov – Cité du Vatican Nommé cardinal le 29 mai dernier, Mgr Virgilio do Carmo da Silva, 54 ans, recevra bientôt la barrette cardinalice à Rome, après avoir parcouru les 12.500 km qui séparent Díli, la capitale timoraise dont il est l’archevêque, de la Ville éternelle. La petite nation insulaire d'Asie du Sud-Est est à grande majorité catholique. L’archevêque salésien revient sur son parcours personnel et sur les caractéristiques de l’Église dans son pays. Que faisiez-vous lorsque vous avez appris que le Pape François vous avait nommé cardinal? Qu'est-ce qui, à votre avis, a motivé cette nomination? J'étais avec mes frères dans une maison de retraite lorsque le Pape François a fait l'annonce le 29 mai, le dimanche de la fête de l'Ascension, et de façon inattendue, j'ai reçu un appel du représentant du Saint-Siège ici au Timor oriental, avec un "Félicitations !". J'ai dû lui demander pourquoi il me félicitait, et lorsqu'il me l'a dit, inutile de dire que nous sommes immédiatement rentrés à Díli. Ensuite, les appels et les messages des fidèles, du gouvernement et des frères et sœurs religieux n'ont cessé d'affluer. Pendant la nuit, le sentiment d'indignité me perturbait, toute la nuit, jusqu'à ce que je me réveille pour la messe du matin. Dans mes luttes pour accepter la "volonté de Dieu", j'en suis venu à réaliser que c'est un cadeau que Dieu a fait par l'intermédiaire du Saint-Père, pour le peuple et l'Église du Timor oriental. L'Église catholique du Timor oriental, qui a récemment fêté ses 500 ans d'existence, et le pays, qui vient de célébrer les 20 ans de son indépendance, le méritent. [Ce n'est] pas pour moi, mais pour le peuple de Dieu ici au Timor oriental. C'est une occasion concrète d'affirmer l'identité de ce petit pays d'Asie du Sud-Est qui compte 96 % de catholiques. La tradition catholique est un élément fondamental de l'identité nationale du Timor oriental et, comme vous l'avez mentionné, votre pays vient de célébrer le 20e anniversaire de son indépendance. Vous êtes le premier cardinal du Timor oriental. Que signifie pour votre pays la nomination d'un cardinal originaire de l’île? Cela signifie beaucoup. L'identité catholique dans notre pays est palpable. À titre d'exemple, lors de la célébration du 20e anniversaire de notre indépendance, le Parlement national a adopté le Document sur la fraternité humaine signé par le Pape François et le grand imam [d'Al Azhar] à Abu Dhabi. Je pense que nous sommes peut-être le premier pays asiatique à l'avoir fait. L'adoption du document est révélatrice et affirme l'identité du peuple qui est majoritairement catholique. La nouvelle de la nomination a suscité une grande joie et une grande fierté chez la plupart des Timorais. Le gouvernement timorais enverra également trois délégations au consistoire. Vous êtes un prêtre salésien. Comment avez-vous découvert votre vocation au sacerdoce et pourquoi avez-vous choisi de devenir salésien? L'histoire de ma vocation est très simple car lorsque j'ai terminé l'école primaire, je souhaitais vraiment aller au collège et le seul collège près de chez moi était tenu par les salésiens, pour ceux qui aspirent à être de futurs salésiens. Quand j'ai approché les salésiens, ils ont été si gentils qu'ils ont accepté que je reste et étudie là-bas. J'ai découvert peu à peu ma vocation salésienne, mais aussi sacerdotale. Le Timor oriental est le deuxième pays le plus catholique de toute l'Asie, après les Philippines. Quels sont les défis pastoraux les plus urgents pour son Église? L'histoire de l'Église catholique au Timor oriental est unique et a contribué aux défis auxquels nous sommes confrontés. Même si la première évangélisation a commencé avant le 16e siècle et que le processus d'évangélisation a été lent, pendant la guerre civile de 1975 à 1999, le nombre de catholiques a augmenté de façon spectaculaire et rapide en raison de divers facteurs politiques, sociaux et économiques. En 2002, le Timor oriental a retrouvé son indépendance, en tant que jeune pays de l'Asie du Sud-Est et avec une population majoritairement catholique. La tâche de l'Église catholique au cours de ces deux décennies a été une lutte, car elle s'est efforcée de fournir un bon accompagnement, de consolider et faire mûrir la foi du peuple, dans cette période de transition. Ces années-ci, nous devons aborder la formation et l'éducation à la foi. Il est nécessaire de relever ces défis. Nous devons veiller à ce que les formateurs soient bien qualifiés, en particulier dans les séminaires. Nous devons bien former les laïcs, en particulier les catéchistes et autres volontaires laïcs, afin de nous aider à approfondir la foi des personnes. Les catéchistes doivent avoir une formation solide, et il est important que les différents groupes qui existent dans chaque paroisse, soient responsabilisés. Les cibles de notre apostolat sont surtout les familles, les enfants et les jeunes, priorités de notre pastorale. L'un des besoins urgents auquel nous devons prêter attention est celui des jeunes qui quittent notre pays à cause de la pauvreté et du chômage. L'Église étudie encore la manière de fournir une assistance à ceux qui sont loin de leur patrie. Vingt ans après l'indépendance, le Timor-Oriental est toujours en bas des classements internationaux mesurant le développement économique et le bien-être. À votre avis, qu'est-ce qui a freiné le développement de votre pays au cours des vingt dernières années? Il y a beaucoup de facteurs qui y contribuent, mais le plus signifiant est l'instabilité politique, en particulier pendant les deux décennies qui ont précédé le recouvrement de notre indépendance. Cette situation ne convainc souvent pas les investisseurs d'investir dans le pays pour des raisons de sécurité. Le Covid-19 a également apporté son lot de crises. L'Asie est si diversifiée, mais comment décririez-vous sa place unique dans le continent asiatique et en Asie du Sud? La spécificité du Timor en Asie est que nous parlons d'une île appartenant à deux pays, l'Indonésie et le Timor oriental. Le Timor oriental entretient des relations pacifiques avec son pays voisin, l'Indonésie. En dépit de notre histoire amère dans le passé, nous nous sommes réconciliés, en pardonnant et en oubliant notre passé, et nous bénéficions maintenant d'une bonne relation. Bien que les catholiques soient majoritaires dans le pays, nous entretenons de bonnes relations avec tout le monde, car nous sommes tous des enfants de ce pays. Le dernier Pape à s'être rendu au Timor-Oriental était saint Jean-Paul II en 1989, alors que le pays n'était pas encore indépendant. Qu'a signifié cette visite pour les Timorais? La visite du Pape Jean-Paul II au Timor oriental était unique et très importante pour le peuple du Timor, car il était et est toujours le premier Pape à visiter cette terre. Cette terre est maintenant un nouveau pays. La visite du Pape a donc été l'occasion de montrer au monde entier qu'il existe une communauté de personnes vivant dans ce coin du monde et aspirant à la liberté. La visite du Pape n'a pas seulement été un moment pour encourager la foi du peuple, mais aussi un moment d'espoir pour les Timorais qui étaient opprimés à l'époque. Les mots du Pape à l'époque - «Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde» - résonnent encore aujourd'hui dans les oreilles de nombreux Timorais.

publié par Association France Timor Leste @ 11:12, ,




Relations Timor - Chine

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2022-06/04/content_78253402.htm INTERNATIONAL> La Chine et le Timor oriental conviennent de renforcer la coopération régionale et de préserver le multilatéralisme French.china.org.cn | Mis à jour le 04-06-2022 Le président du Timor oriental José Ramos-Horta et le conseiller d'Etat et ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi ont exprimé samedi leur volonté commune de renforcer la coopération régionale et de préserver le multilatéralisme. Lors de leur réunion à Dili, la capitale du Timor oriental, M. Ramos-Horta a déclaré que son pays soutenait pleinement l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) et d'autres initiatives majeures proposées par la Chine. Le développement de la Chine profite grandement au Timor oriental et revêt une grande importance pour la région et le monde. Il a remercié le gouvernement et le peuple chinois pour leur soutien considérable au cours des dernières années, soulignant que son pays avait toujours adhéré à la politique d'une seule Chine depuis l'établissement des relations diplomatiques. La confiance et les attentes du Timor oriental sont grandes en ce qui concerne l'avenir des relations bilatérales, a assuré le président. Pour sa part, M. Wang a apprécié M. Ramos-Horta d'avoir signé le communiqué conjoint sur l'établissement des relations diplomatiques avec la Chine le jour de l'indépendance en 2002, en tant que premier ministre des Affaires étrangères du Timor oriental. Au cours des 20 dernières années, a rappelé M. Wang, la Chine et le Timor oriental se sont traités sur pied d'égalité, se sont compris et se sont soutenus. Le Timor oriental est devenu un partenaire important de l'ICR, et la Chine a joué un rôle positif dans le développement socio-économique, la construction d'infrastructures et l'amélioration de la vie du peuple du Timor oriental. Immédiatement après l'éclatement de l'épidémie de COVID-19, la Chine a envoyé des fournitures médicales au Timor oriental pour l'aider à lutter contre la pandémie. Les équipes médicales chinoises ont aidé plus de 300.000 personnes dans le pays. La Chine a également pris une part active à la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Timor oriental, a noté M. Wang. La Chine est prête à travailler avec le Timor oriental pour faire du 20e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques une occasion de faire le bilan de leur expériences réussies et d'élaborer un plan pour l'avenir, afin de faire franchir un palier à leur partenariat de coopération global et de donner un exemple de respect mutuel, d'égalité, de bénéfices mutuels et de développement commun entre pays de toutes tailles, a indiqué M. Wang. Il a appelé à des efforts pour promouvoir la construction conjointe de haute qualité de l'ICR et lancer de nouveaux projets phares. La Chine est disposée à soutenir le Timor oriental dans le renforcement de sa capacité d'auto-développement, l'accélération de la modernisation et de l'industrialisation de son agriculture et la réalisation d'un développement diversifié, a-t-il déclaré. La partie chinoise continuera d'encourager les entreprises chinoises à investir et à créer des entreprises au Timor oriental, contribuant ainsi à son développement et à sa revitalisation, a ajouté M. Wang. Les deux parties sont également parvenues à un consensus sur le renforcement de la coopération régionale. M. Wang a déclaré que la Chine soutenait le Timor oriental pour jouer un rôle actif dans les affaires régionales et internationales, et s'attendait à voir son entrée rapide dans l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, et M. Ramos-Horta a exprimé sa gratitude pour le soutien de la Chine. Les deux parties se sont également engagées à défendre et à préserver le multilatéralisme. M. Wang a noté que la Chine s'attendait à ce que le Timor oriental prenne une part active à l'Initiative pour le développement mondial et à l'Initiative de sécurité mondiale proposées par la Chine, qui ont toutes deux obtenu un large soutien. Le Timor oriental s'en tient toujours à ses principes, bien qu'il soit une petite nation, a assuré M. Ramos-Horta, notant que son pays prônait le règlement pacifique des différends par le dialogue et la consultation ainsi que l'unité pour répondre aux défis auxquels sont confrontés la paix et la sécurité internationales. M. Wang est en visite au Timor oriental, la dernière étape de sa tournée dans le Pacifique à partir du 26 mai, qui l'a conduit aux îles Salomon, aux Kiribati, aux Samoa, aux Fidji, aux Tonga, au Vanuatu et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Source: Agence de presse Xinhua http://french.china.org.cn/foreign/txt/2022-06/06/content_78256126.htm La Chine et le Timor oriental espèrent développer leur coopération dans le commerce, les investissements et les infrastructures DILI -- Le Premier ministre timorais, Taur Matan Ruak, et le conseiller d'Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, ont convenu vendredi de renforcer les liens bilatéraux et d'étendre la coopération pratique afin de soutenir la reprise économique du Timor oriental. M. Ruak a déclaré que depuis l'établissement des liens diplomatiques, Dili et Beijing ont eu une coopération mutuellement bénéfique dans un large éventail de domaines. Il a exprimé sa gratitude à la Chine pour son soutien à son pays dans la préservation de la sécurité, la gestion des catastrophes, la lutte contre les épidémies, ainsi que pour l'avoir défendu sur la scène internationale et soutenu dans son intégration au système mondial.

publié par Association France Timor Leste @ 23:25,




Le Timor oriental vise la production du champ gazier Greater Sunrise d'ici 2030

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Le-Timor-oriental-vise-la-production-du-champ-gazier-Greater-Sunrise-d-ici-2030--40262103/

04/05/2022 | 07:30

La compagnie pétrolière nationale du Timor oriental veut commencer à produire du gaz naturel à partir de Greater Sunrise d'ici 2028 ou 2030, a déclaré le directeur général de la compagnie mardi à Houston, dans l'espoir de sortir le projet offshore des limbes dans lesquelles il se trouve depuis des décennies.

Le Timor oriental, la plus jeune nation d'Asie, fait pression pour un développement rapide de Greater Sunrise comme principal moteur de son économie, car le champ pétrolier et gazier de Bayu Undan arrive à maturité et cessera de produire en 2023.

La société d'État Timor Gap prévoit de finaliser un cadre juridique et un contrat de partage de la production (CPP) pour Greater Sunrise cette année, puis de passer à une deuxième phase de développement, a déclaré le directeur général Antonio Loiola de Sousa en marge de l'Offshore Technology Conference.

"Pour le Sunrise, je pense que nous avons une très bonne opportunité, surtout en cette période de crise", a déclaré Loiola de Sousa, faisant référence à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La crise ukrainienne - Moscou qualifie ses actions là-bas d'"opération spéciale" - a mis en lumière la sécurité de l'approvisionnement énergétique, ce qui a donné un nouvel élan aux projets de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde.

Le développement du Greater Sunrise, découvert pour la première fois en 1974, a été retardé par un différend frontalier maritime entre le Timor oriental et l'Australie, désormais résolu, et par un désaccord avec l'opérateur Woodside Petroleum sur la question de savoir s'il fallait acheminer le gaz au Timor oriental ou en Australie pour produire du GNL destiné à l'exportation.

Le précédent directeur de Timor Gap a déclaré en 2019 qu'il prévoyait une production vers 2026, tandis que l'opérateur australien Woodside a mis le projet en veilleuse, sans calendrier.

La négociation d'un PSC entre l'Australie et le Timor-Leste "a été lente, mais peut-être que la crise (énergétique) actuelle pourrait aider à accélérer le rythme", a déclaré Meg O'Neill, directrice générale de Woodside, dans un commentaire envoyé par e-mail.

Interrogé sur le calendrier, un porte-parole de Woodside a déclaré que le cadre fiscal et réglementaire devait d'abord être convenu.

Les participants au Greater Sunrise comprennent Woodside, avec une participation de 33,44 %, Timor Gap à 56,56 % et Osaka Gas à 10 %.

Le Timor oriental recherche également des investisseurs pour un nouveau bloc offshore potentiel proche de Greater Sunrise, a déclaré Loiola de Sousa.

Le bloc en eau profonde se trouve dans les eaux du Timor oriental, a-t-il précisé, ajoutant qu'il existait également un potentiel pour développer certains champs terrestres.


© Zonebourse avec Reuters 2022

publié par Association France Timor Leste @ 13:56, ,




Les progrès des pays les moins avancés bloqués par des crises multiples, selon l’OIT


Publié par l'ONU le 29 avril 2022, sur la thématique Développement durable (ODD)

Des écoliers au Timor-Leste plantent de l'herbe dans le cadre d'un projet rural d'infrastructure.

Les progrès économiques et sociaux des pays les moins avancés (PMA) ont été ralentis par l'impact de la pandémie de COVID-19, le changement climatique et la persistance des crises énergétique et alimentaire, selon un rapport de l'Organisation internationale du Travail (OIT).

 

 

avec une photo du PNUD : Des écoliers au Timor-Leste plantent de l'herbe dans le cadre d'un projet rural d'infrastructure.

 

Lire l'article :   https://news.un.org/fr/story/2022/04/1119222

publié par Association France Timor Leste @ 13:58, ,




Ramos-Horta appelle au dialogue après sa victoire à la présidentielle

 In Médiapart et d'autres medias

Timor oriental:

Le prix Nobel de la paix Jose Ramos-Horta a promis jeudi d’avoir recours au dialogue, au lendemain de sa victoire à l’élection présidentielle au Timor oriental aux dépens du président sortant.

Agence France-Presse

21 avril 2022 à 12h28

Le prix Nobel de la paix Jose Ramos-Horta a promis jeudi d’avoir recours au dialogue, au lendemain de sa victoire à l’élection présidentielle au Timor oriental aux dépens du président sortant.

publié par Association France Timor Leste @ 17:16, ,




JRH président

https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20220420-timor-oriental-jos%C3%A9-ramos-horta-remporte-l-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle

Timor oriental: José Ramos-Horta remporte l'élection présidentielle 

Publié le :

 


Le prix Nobel de la paix José Ramos-Horta a remporté l'élection présidentielle au Timor oriental, selon les résultats préliminaires annoncés ce mercredi par les autorités électorales. M. Ramos-Horta avait déjà dirigé le pays entre 2007 et 2012.

Le lauréat du prix Nobel de la paix José Ramos-Horta faisait face à l'ancien guérrillero Francisco Guterres, mais ce sont surtout deux figures de l'indépendance du Timor oriental qui s'affrontaient au second tour de cette élection présidentielle. Le premier l'a finalement emporté avec 62,09% des voix, contre 37,91% pour son adversaire.

José Ramos-Horta, 72 ans, entamera son quinquennat le 20 mai prochain, le jour du 20e anniversaire de l'indépendance du Timor oriental, auparavant occupé par l'Indonésie. 

Celui qui avait déjà dirigé le pays entre 2007 et 2012 aura pour défi de sortir le Timor oriental de la crise politique qui le paralyse depuis des années sur fond de face à face entre les deux principales formations politiques. José Ramos-Horta a d'ailleurs envisagé de dissoudre le Parlement afin de mettre fin au blocage. L'autre défi du président élu sera celui de l'économie, dans un pays où près de 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté et dont l'économie a été durement touchée par la pandémie de Covid-19.

Second tour identique à celui de 2007

Francisco Guterres, ancien guérillero et dirigeant du Fretilin, avait été élu président en 2017 avec le soutien de l'ancien rebelle Xanana Gusmao, premier président du pays et actuel dirigeant du CNRT. Mais il avait ensuite refusé de nommer des ministres du CNRT, plongeant le pays dans une longue crise politique. 

Xanama Gusmao et son parti avaient, cette fois, choisi de soutenir José Ramos-Horta, lauréat du prix Nobel de la paix en 1996 pour sa quête d'une solution pacifique au conflit du Timor oriental et qui était le principal porte-parole du mouvement indépendantiste. Ancien Premier ministre avant son premier mandat présidentiel de 2007 à 2012, il était sorti de sa retraite pour s'opposer à Francisco Guterres, qu'il accuse d'avoir violé la Constitution.

Le duel du second tour s'est alors avéré identique à celui de 2007, déjà remporté haut la main (avec 69% des voix) par José Ramos-Horta. Près de 75% des 860 000 électeurs inscrits ont voté. Ces résultats doivent encore être validés par la Commission électorale du pays.

(Avec AFP)

publié par Association France Timor Leste @ 01:06, ,




Présidentielles : le jour du vote

 Toutes les news Monde

https://actu.orange.fr/monde/prix-nobel-ou-ex-combattant-le-timor-oriental-elit-son-president-CNT000001LXLBP/photos/francisco-guterres-president-du-timor-oriental-prononcant-un-discours-lors-de-la-campagne-pour-sa-reelection-le-2-avril-2022-a-ermera-785f81fa4997542908a7f584f7dc87ae.html

Prix Nobel ou ex-combattant: le Timor oriental élit son président

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Francisco Guterres, président du Timor oriental, prononçant un discours lors de la campagne pour sa réélection, le 2 avril 2022 à Ermera
Francisco Guterres, président du Timor oriental, prononçant un discours lors de la campagne pour sa réélection, le 2 avril 2022 à Ermera
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© AFP, VALENTINO DARIEL SOUSA

publié le mardi 19 avril 2022 à 13h21

Un Prix Nobel de la paix ou le chef de l'Etat sortant, un ancien guérillero: les électeurs du Timor oriental, petit pays d'Asie devenu indépendant de l'Indonésie il y a vingt ans, ont voté mardi pour désigner leur président.

L'ancien héros révolutionnaire et lauréat du prix Nobel de la paix Jose Ramos-Horta était arrivé largement en tête au premier tour le 19 mars, avec 46% des voix contre 22% pour l'actuel président Francisco "Lu Olo" Guterres, manquant de peu la barre de la majorité absolue.

Le duel du second tour est identique à celui de 2007, alors remporté haut la main (avec 69% des voix) par Jose Ramos-Horta, qui fut président du Timor oriental jusqu'en 2012.

"Si je gagne (...) j'ouvrirai un dialogue avec les partis politiques, dont le Fretilin (de l'actuel président Guterres) pour travailler ensemble à maintenir la stabilité et la paix au Timor oriental", a déclaré aux journalistes le Prix Nobel, en montrant son index teinté d'encre violette après avoir voté.

A la sortie d'un bureau de vote de la capitale Dili, Francisco Guterres a promis de son côté de "garantir la stabilité nationale et de respecter la mission du président de la République qui est inséparable de la Constitution".

Les deux candidats se sont engagés à respecter le résultat des élections quel qu'il soit.

Les bureaux de vote, ouverts à 07H00 locales (22H00 GMT lundi), ont fermé à 15H00 (06H00 GMT) et le personnel électoral, vêtu de polos verts, a aussitôt commencé à compter les voix. Ce processus prend habituellement plusieurs jours.

Près de 860.000 électeurs étaient inscrits pour ce scrutin dans ce pays de 1,3 million d'habitants à la population très jeune, situé sur l'île de Timor partagée avec l'Indonésie.

Lizia Bahkita de Araujo, étudiante de 27 ans à la Universidad de la Paz, a dit à l'AFP espérer que le candidat élu porterait ses efforts sur l'éducation.

"Pendant la pandémie de Covid-19, les étudiants ont fait face à une situation difficile parce que leurs cours étaient en ligne et ça ne s'est pas bien passé à cause de mauvaises connexions internet", a souligné la jeune fille, notant aussi le problème criant du chômage des jeunes.

- "Paralysie politique" -

Le vainqueur débutera son quinquennat le 20 mai, jour du 20e anniversaire de l'indépendance du Timor oriental après 24 ans d'occupation indonésienne. 

Le scrutin est perçu comme une chance de sortir de l'impasse politique dans laquelle se trouvent les deux principaux partis, le Congrès national pour la reconstruction du Timor-Leste (CNRT) et le Front révolutionnaire pour un Timor oriental indépendant (Fretilin).

M. Guterres, 67 ans, ancien guérillero et dirigeant du parti Fretilin, a été élu président en 2017 avec le soutien de l'ancien rebelle Xanana Gusmao, premier président du pays et actuel dirigeant du CNRT.

Mais cette année, M. Gusmao et son parti ont choisi d'investir M. Ramos-Horta, lauréat du prix Nobel de la paix en 1996 pour sa quête d'une solution pacifique au conflit du Timor oriental et qui était le principal porte-parole du mouvement indépendantiste.

Ancien Premier ministre avant un mandat présidentiel de 2007 à 2012, cet homme de 72 ans est sorti de sa retraite pour s'opposer à M. Guterres qu'il accuse d'avoir violé la Constitution.

Le président en exercice a refusé de nommer des ministres du parti CNRT, plongeant le pays dans une paralysie politique depuis plusieurs années. 

Jose Ramos-Horta a indiqué qu'il pourrait dissoudre le Parlement s'il était élu afin de sortir de l'impasse.

Le Timor oriental subit toujours les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur son économie. Selon la Banque mondiale, 42% de la population vit dans la pauvreté.

publié par Association France Timor Leste @ 17:30, ,