BIRMANIE – CONFLIT : La justice timoraise se penche sur les exactions de l’armée birmane

 


 

 

BIRMANIE – CONFLIT : La justice timoraise se penche sur les exactions de l’armée birmane

Date de publication : 22/02/2026

 Une chronique birmane de François Guilbert

Pour la deuxième fois depuis le coup d’État militaire de février 2021, Nay Pyi Taw a décidé de déclarer non grata un diplomate étranger. Après le départ discret en 2021 de l’ambassadeur désigné de la République démocratique du Timor oriental, celui-ci n’ayant pas remis ses lettres de créance au chef de la junte, puis l’expulsion de son successeur le chargé d’affaires Avelino Pereira en août 2023, c’est au tour du chef de poste Elisio do Rosario de Sousa de devoir rompre son établissement rangounais sous sept jours.

 Le ministère des Affaires étrangères de la junte lui a officiellement notifié de boucler ses valises d’ici le 20 février. Cette mesure d’exception fait suite à l’ouverture d’une plainte à Dili contre la Tatmadaw et son chef le général Min Aung Hlaing. Ils sont respectivement accusés par une association birmane de défense des droits de l’Homme de crimes de guerre et de génocide dans l’État Chin.

 

 Le dossier pénal constitué évoque des viols collectifs, des massacres de masse, des assassinats de journaliste, de mineurs, de responsables religieux, et des bombardements meurtriers d’infrastructures hospitalières

 Ce n’est pas la première fois que les autorités de la junte sont incriminées devant la justice d’un État-membre de l’ASEAN. Mais jusqu’ici, les procédures intentées n’ont pas suscité de réactions diplomatiques courroucées. Il est vrai que les plaintes déposées, respectivement en Indonésie et aux Philippines en 2023, étaient demeurées lettres mortes. Il y a trois ans en avril, celle de Jakarta fut même jugée anticonstitutionnelle.

 Autrement dit, aucune démarche judiciaire en Asie du Sud-Est n’avait prospéré et donné l’occasion d’incriminations pénales contre un ou plusieurs responsables des forces armées de la junte. Rien ne dit qu’il n’en sera pas de même cette fois-ci dans le cadre de l’action audacieuse engagée au titre de la compétence universelle des tribunaux timorais.

 Toutefois, la première étape procédurale vient d’être franchie. C’est d’ailleurs elle qui suscite la crise ! Elle est vécue avec d’autant plus d’acrimonie à Nay Pyi Taw qu’elle donne en réalité suite à la démarche infructueuse esquissée à Manille. Non seulement, le plaignant chin est identique mais il en appelle une fois encore, explicitement, à la justice d’un pays « catholique », au nom de « la persécution continue des chrétiens » par la Tatmadaw.

 

 Les récriminations venues de Nay Pyi Taw sont vives car un procureur timorais a été désigné pour enquêter

 Les autorités judiciaires entament avec diligence leur examen du dossier ; deux semaines à peine après le dépôt de la requête introduite par le cabinet de l’avocat dilinais Jose Teixeira. De manière « inopportune » pour la junte, la demande en réparation attire, depuis le sein même de l’ASEAN, l’attention sur les crimes commis par la soldatesque putschiste à l’heure où son chef cherche à se départir des mises en cause de son rôle devant les cours de justice de La Haye (CIJ, CPI) et compte bien sur les élections générales de décembre 2025 – janvier 2026 pour normaliser, enfin, les relations extérieures de son régime, en particulier avec l’Asie du Sud-Est.

 Une entreprise de dédiabolisation qui risque de se voir ralentie et complexifiée. La Birmanie a besoin de la bienveillance de ses voisins pour affaiblir les oppositions qui se sont levées contre le pouvoir militaire depuis cinq ans ; et d’investissements massifs pour relancer une économie à la croissance négative (-3% en 2025). Cependant, la méthode diplomatique tonitruante du ministère birman des Affaires étrangères a pour effet immédiat d’attirer l’attention publique et médiatique sur un différend judiciaire demeuré à bas bruits.

 

 L’expulsion du chargé d’affaires timorais illustre l’expression autoritaire du régime militaire mis en place par le général Min Aung Hlaing

 Elle procède d’une politique d’intimidation d’un membre de l’ASEAN. Elle pourrait d’ailleurs aller plus loin encore. Nay Pyi Taw a fait savoir publiquement qu’elle prendrait, si nécessaire, d’autres « mesures plus strictes », sous-entendant une possible rupture des relations bilatérales déjà bien fraiches. La Birmanie n’a, en effet, toujours pas d’ambassade au Timor-Leste, contrevenant par là-même aux relations institutionnalisées entre États-membres de l’ASEAN.

 En annonçant l’expulsion du diplomate dilinais après une discussion entre le président José Ramos-Horta et des responsables de l’Organisation des droits de l’Homme Chin (CHRO) et le choix procédural d’un magistrat pour examiner une plainte, la posture de la junte constitue une ingérence manifeste dans un processus judiciaire indépendant, même s’il est vrai que les autorités timoraises ne cherchent manifestement pas à l’entraver.

 Pas sûr toutefois que cette méthode diplomatique forte ne produise pas un effet pénal et communicationnel inverse à celui escompté. En clashant publiquement de cette manière, Nay Pyi Taw escompte faire passer les dirigeants timorais auprès des pairs aseaniens pour de dangereux maximalistes, nourrissant de facto et de jure la guerre civile en Birmanie. Les dirigeants de la junte cherchent aussi à obtenir le soutien de tous ceux qui, au sein de l’ASEAN, voient dans la procédure judiciaire engagée par un État-membre contre un autre un dangereux précédent.

 La tactique confrontationnelle vise certainement aussi à contenir le constant plaidoyer de Dili en faveur de l’opposition démocratique. Nay Pyi Taw a pourtant été déjà instruit des limites de cette approche. En expulsant au premier septembre 2023 le chef de la mission diplomatique timoraise à Rangoun, le premier ministre Xanana et son ministre des Affaires étrangères Milena Rangel avaient proclamé aussitôt que l’expulsion de leur représentant n’affecterait en rien l’adhésion du Timor-Leste à l’ASEAN. Il en fut effectivement ainsi. Dès lors, il n’est pas certain que la nouvelle décision exécutoire contre Elisio do Rosario de Sousa rende moins audible sur la scène régionale les discours des leaders timorais sur la situation birmane. Nay Pyi Taw a en effet peu de chance de voir s’estomper les critiques du Timor-Leste sur le non-respect des 5 points de consensus établis par l’ASEAN au printemps 2021.

 

 Le général Min Aung Hlaing veut décrédibiliser (inter)nationalement Dili

 Le Timor-Leste a parfaitement compris cette approche. Dans sa réponse envoyée à la presse par la présidence de son conseil des ministres, il a été souligné que son action s’avère en ligne avec les positions prises par l’ASEAN et les Nations unies. Les uns et les autres ont réitéré « l’importance de supporter tous les efforts pour un retour de l’ordre démocratique en Birmanie » et des droits de l’Homme.

 Cerise sur le gâteau, le gouvernement de Nay Pyi Taw est désigné sous le vocable infamant pour le général Min Aung Hlaing de « junte militaire » et sous aucune autre dénomination. Le texte va même plus loin puisqu’il y est souligné l’illégitimité du régime en place. Il est expressément évoqué des élections démocratiques annulées, sous-entendues celles de 2020, et un appel au respect de la volonté du peuple, manifestement celle-ci ne se trouvant pas dans les scrutins menés au cours des deux derniers mois.

 L’interprétation de la polycrise birmane par Dili détonne en Asie du Sud-Est. A la différence de Bangkok, le Timor-Leste l’interprète non pas comme le fruit d’un affrontement entre le pouvoir central et des groupes ethniques insurgés mais comme étant un face-à-face entre des démocrates et des néo-autoritaires. Cette compréhension des évènements et de l’Histoire n’est pas sans résonance avec la lutte pour l’indépendance de l’île durant l’occupation indonésienne.

 Les relais de propagande de la junte ne se privent pas de faire ce parallèle dans la presse et sur les réseaux sociaux. Ainsi le Front révolutionnaire pour un Timor oriental indépendant (FRETILIN) serait le pendant des groupes terroristes opérant aujourd’hui en Birmanie. Il aurait, lui aussi, bénéficié des mêmes partis pris occidentaux, ce qui aurait valu en 1991 puis 1996 les prix Nobel de la paix à Daw Aung San Suu Kyi et José Ramos-Horta.

 Dès lors, les plus radicaux soutiens à la junte appellent à ne pas transiger avec Dili. Cet arrière fond hargneux offre la possibilité à la diplomatie de la Commission d’État pour la paix et le développement (SSPC) de jouer dans un registre plus juridique son combat politico-idéologique avec José Ramos-Horta et Xanana Gusmao. Il n’en a pas moins le même objectif : faire obstacle aux relations privilégiées d’un État-membre de l’ASEAN avec le gouvernement d’opposition (NUG) au général Min Aung Hlaing.

 

 Le Timor-Leste et son chef d’État accusés d’ingratitude

 Les leaders timorais sont les seuls dirigeants d’Asie du Sud-Est à entretenir des relations régulières, légitimantes et coopératives avec le NUG. A l’automne 2025, la SSPC formait le vœu que Dili se montrerait moins récriminant une fois acquise son adhésion comme 11ème État-membre de l’ASEAN. Il n’en a rien été. Pourtant, ayant formellement exprimé dans la dernière ligne droite de l’adhésion son opposition à la candidature du dernier des États nés d’Asie – Pacifique, Nay Pyi Taw avait obtenu un signe de reconnaissance du régime militaire en place.

 Le ministre des Affaires étrangères Bandito dos Santos Freitas est en effet venu dans la capitale birmane pour des entretiens de haut niveau (17 – 19 septembre 2025). Il a également mis noir sur blanc l’engagement de son pays à ne pas « tolérer les activités d’organisations illégales » et autoriser l’ouverture d’un bureau de représentation d’organisations « illégales » (ex. NUG) sur le sol de l’île. Au cœur du différend birmano-timorais est toutefois demeuré le sens à donner au principe de non-ingérence et au respect de la Charte de l’ASEAN. Mais avant tout il s’agissait pour Nay Pyi Taw de s’assurer que soient coupés tous les liens bâtis avec le NUG depuis août 2023 lors des entretiens de José Ramos-Horta avec la ministre des Affaires étrangères du NUG Daw Zin Mar Aung et Aung Myo Min son collègue en charge des droits de l’Homme.

 Au fond, le général Min Aung Hlaing et son entourage n’ont pas compris l’ADN de la classe politique timoraise. Ils n’ont pas saisi qu’il existe un consensus politique dilinais sur le soutien à l’opposition birmane. Celle-ci s’emploie d’ailleurs à entretenir des liens avec tout le spectre partisan insulaire, à l’image du directeur de l’ONG chin (CHRO) Salai Za Uk Ling qui a eu à la mi-janvier un tête-à-tête avec l’ex-premier ministre Mari Alkatiri.

 En adoptant une posture de franche hostilité vis-à-vis du Timor-Leste, la junte de Nay Pyi Taw ne s’emploie pas à se donner un visage post-électoral plus avenant, et à revenir consensuellement dans le jeu de l’ASEAN. Elle entretient même la bipolarisation de l’association régionale sur le dossier birman, entravant de fait les efforts de Bangkok visant à renouer les liens entre Nay Pyi Taw et la collectivité des États-membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est.

 François Guilbert

 

 

Par ailleurs, nous vous conseillons de lire l'interview, publiée par Asialyst  le 12 février 2026, de la représentante en France du GUN


 

https://asialyst.com/fr/2026/02/12/birmanie-cinq-ans-coup-etat-representante-france-gouvernement-unite-nationale-exil-temoigne/ 


Birmanie cinq ans après le coup d’État : la représentante en France du gouvernement d’union nationale du Myanmar en exil témoigne

 

 

publié par Association France Timor Leste @ 13:30, ,




Des centaines de nouvelles espèces en deux semaines ? Au cœur d'un véritable bioblitz océanique

 https://youtu.be/P6-x5EmE73w?si=ex8qQCCigj710m3m

 Doublé en français.

 Le chercheur Timorais Joctan Lopes participe à cette exploration et témoigne.

 

La majeure partie de la vie sur Terre reste encore inconnue. Les scientifiques estiment qu'il reste des millions d'espèces marines à découvrir, et c'est au cœur du Triangle de Corail que cette biodiversité cachée atteint son apogée. Au large des côtes nord du Timor-Leste, OceanXplorer se lance dans l'une de ses expéditions les plus intensives : un BioBlitz de deux semaines. Les hélicoptères décollent à l'aube. Les submersibles descendent à 1 000 mètres. Les ROV plongent encore plus profondément. Les plongeurs explorent les récifs baignés de soleil. Tous les outils sont mis en œuvre. Chaque minute compte. La science à plein régime. Une équipe internationale d'experts, aux côtés de scientifiques timorais, travaille jour et nuit pour explorer, prélever des échantillons et répertorier le plus d'espèces possible. Des étoiles de mer aux concombres de mer, en passant par les coraux, les mollusques et les vers, l'équipe s'attend à découvrir des centaines d'espèces nouvelles pour la science. Mais documenter la biodiversité ne se limite pas à la découverte. Il s'agit aussi de protection. En combinant imagerie haute résolution, prélèvements peu invasifs et analyses ADN, l'expédition établit les bases scientifiques nécessaires à l'élaboration de politiques de conservation et à la protection de l'un des écosystèmes les plus extraordinaires de la planète. Plongez avec nous au cœur de la biodiversité marine et découvrez des espèces peut-être encore jamais observées par l'homme. 

 

Suivre OceanX : https://www.youtube.com/@OceanX 

publié par Association France Timor Leste @ 12:50, ,




Junte militaire du Myanmar : des victimes demandent à la justice timoraise

 


 https://theconversation.com/alors-que-le-droit-international-est-a-un-point-de-rupture-un-petit-pays-sen-prend-seul-a-la-junte-du-myanmar-275397

 

Le chef de l’armée birmane, Min Aung Hlaing, arrive pour prononcer un discours lors d’une cérémonie marquant la Journée des forces armées à Naypyidaw, le 27 mars 2025.
Les autorités du Timor-Leste vont déterminer s’il y a lieu d’engager des poursuites contre les dirigeants militaires du Myanmar, dont le chef de la junte, Min Aung Hlaing (ici le 27 mars dernier). STR/AFP

Alors que le droit international est à un « point de rupture », un petit pays s’en prend seul à la junte du Myanmar

Face aux limites des juridictions internationales, le Timor-Leste choisit la compétence universelle pour viser les dirigeants de la junte birmane.


Il y a à peine quatre mois, le Timor-Leste est devenu officiellement membre de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean). Cette semaine, le pays a franchi une étape sans précédent : ses autorités judiciaires ont désigné un procureur chargé d’examiner la responsabilité de l’armée du Myanmar dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Il s’agirait de la première fois qu’un État membre de l’Asean engage une telle procédure contre un autre pays du bloc.

La démarche résulte de l’action d’un collectif de victimes, la Chin Human Rights Organisation, qui cherche à obtenir justice pour le peuple chin, une minorité du Myanmar. Lors du dépôt de la plainte, la dirigeante de l’organisation a tenu à saluer et soutenir les efforts historiques du Timor-Leste en faveur de la justice et de l’indépendance.

Les autorités du pays vont désormais déterminer s’il y a lieu d’engager des poursuites contre les dirigeants militaires du Myanmar, dont le chef de la junte, Min Aung Hlaing. Toute éventuelle procédure reposerait sur le principe de la « compétence universelle », qui permet à des juridictions nationales de juger des crimes internationaux, quels que soient le lieu où ils ont été commis, ainsi que la nationalité des victimes ou des auteurs présumés.

Limites des juridictions internationales

Cette semaine, une étude portant sur 23 conflits dans le monde a conclu que le système juridique international destiné à protéger les civils est arrivé à un « point de rupture ». La question de l’avenir même des Nations unies est également posée.

L’efficacité des juridictions internationales pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité est limitée. La Cour pénale internationale (CPI) est critiquée pour des poursuites sélectives, sa lenteur et la faiblesse de ses moyens d’exécution. En vingt ans, la Cour a examiné 34 affaires et rendu 13 condamnations.

Les défenseurs de la Cour estiment toutefois qu’elle fait l’objet de critiques et d’attaques injustifiées, notamment de la part de l’administration Donald Trump, qui lui a imposé des sanctions l’an dernier.

La Cour internationale de justice (CIJ) peut, de son côté, engager la responsabilité des États pour des crimes, mais non celle des individus. La Cour pénale internationale (CPI) et la CIJ ont toutes deux ouvert des procédures concernant le Myanmar, mais celles-ci portent sur des crimes présumés commis contre la minorité rohingya avant le coup d’État. L’enquête de la CPI concerne en partie des faits commis au Bangladesh.

En novembre 2024, le procureur en chef de la CPI a demandé aux juges de la Cour de délivrer un mandat d’arrêt contre le chef de la junte, Min Aung Hlaing. Plus d’un an plus tard, aucune décision n’a encore été rendue.

Des défis pour les juridictions nationales

Dans ce contexte, la compétence universelle pourrait jouer un rôle plus important. Les Nations unies l’ont implicitement reconnue en mettant en place des mécanismes d’enquête pour la Syrie et le Myanmar, chargés de collecter des preuves en vue de poursuites ultérieures devant des juridictions nationales, régionales ou internationales.

De nombreux États disposent de lois leur permettant de poursuivre des crimes internationaux tels que la torture, le génocide ou les crimes de guerre. Ce qui fait défaut, ce sont les ressources nécessaires au financement des enquêtes, ainsi que des critères ou des lignes directrices clairs et transparents pour leur mise en œuvre.

D’autres difficultés apparaissent une fois les procédures engagées. Les juridictions nationales disposent d’une portée limitée. Les arrestations sont difficiles : les hauts responsables peuvent invoquer l’immunité diplomatique ou éviter les pays où ils risquent des poursuites ou une extradition.

Même les poursuites visant des responsables de rang intermédiaire peuvent poser des difficultés politiques. Les procédures sont coûteuses et lourdes, en particulier lorsque les témoins et les preuves se trouvent majoritairement à l’étranger.

L’ampleur et la complexité de ces crimes constituent enfin un défi pour les juridictions pénales nationales, souvent peu expérimentées dans le traitement de ce type d’affaires.

Même si des procès sont engagés, les victimes peuvent continuer à éprouver un sentiment d’injustice, y compris lorsque les procédures ont une portée stratégiques ou symboliques.

Des succès existent toutefois. Il y a près de dix ans, l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, a ainsi été condamné pour des crimes internationaux au Sénégal. L’affaire a été jugée sur le fondement de la compétence universelle, sous l’impulsion de réseaux issus de la société civile.

D’autres États appelés à agir

Cette nouvelle initiative du Timor-Leste intervient après d’autres démarches menées par des groupes de victimes dans plusieurs pays afin d’obtenir justice pour la population du Myanmar : notamment en Argentine, où des mandats d’arrêt ont été délivrés contre des dirigeants birmans, ainsi qu’en Turquie et en Allemagne. Dans la région Asie-Pacifique, des avocats ont également tenté d’engager des poursuites en Indonésie et aux Philippines.

Alors que les pays européens recourent de plus en plus souvent à la compétence universelle pour poursuivre des crimes internationaux, d’autres États se montrent plus réticents. Certains estiment ainsi que le Canada et l’Australie pourraient faire davantage pour enquêter sur les crimes de guerre, alors même que leurs cadres juridiques le permettent. Cette situation reporte l’essentiel du travail judiciaire sur d’autres juridictions, parfois dotées de moyens plus limités.

Alors que des atrocités continuent d’être commises dans le monde, il devient plus que jamais nécessaire que les gouvernements ne se contentent pas d’un soutien de principe à la justice internationale, mais démontrent un engagement concret en menant des enquêtes sur leur propre territoire.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

publié par Association France Timor Leste @ 12:50, ,




Au Timor, le Tara Bandu protège les ressources naturelles

  

C'est pas du vent

Émission du 16 janvier 2026, 

Anne-Cécile Bras, avec un reportage de la journaliste Juliette Chaignon et l'éclairage de la géographe et chercheuse Christine Cabasset.

A réécouter en podcast sur :

 https://rfi.my/CM7A

 

publié par Association France Timor Leste @ 21:39, ,




RFI : L'intégration régionale comme espoir de salut

 «Timor Leste : l’intégration régionale comme espoir de salut», un Grand reportage de Juliette Chaignon.

 https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20251204-timor-leste-l-int%C3%A9gration-r%C3%A9gionale-comme-espoir-de-salut

 

Le Timor Leste n’est indépendant que depuis 2002. C’est un État insulaire entre Australie et Indonésie. L'Indonésie, de sinistre mémoire, puisqu’il y a tout juste 50 ans, les Indonésiens envahissaient le territoire. Allaient suivre massacres et oppression. 27 années noires, après 4 siècles d’occupation portugaise.

Le Premier ministre du Timor oriental, Kay Rala Xanana Gusmão, (2è gauche), lors de la cérémonie de clôture du 47è sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Kuala Lumpur (Malaisie), le mardi 28 octobre 2025.
Le Premier ministre du Timor oriental, Kay Rala Xanana Gusmão, (2è gauche), lors de la cérémonie de clôture du 47è sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Kuala Lumpur (Malaisie), le mardi 28 octobre 2025. © Rafiq Maqbool/AP

Mais le Timor Leste veut aller de l'avant. Fin octobre 2025, c’est enfin l’adhésion à l’ASEAN, la grande Alliance économique et politique d’Asie du Sud-Est : un espoir de stabilité économique.

 

publié par Association France Timor Leste @ 11:36, ,




Centrales électriques

ZONEBOURSE


Wärtsilä renouvelle son contrat pour des centrales électriques au Timor oriental
Le géant finlandais de l'ingénierie Wärtsilä a renouvelé pour trois ans son contrat d'exploitation et de maintenance avec Electricidade De Timor-Leste

publié par Association France Timor Leste @ 19:53, ,




Gaz naturel liquéfié : Woodside signe pour de la recherche

 

publié par Association France Timor Leste @ 19:44, ,




RTS : un peuple jeune qui doit s'inventer un avenir au-delà du pétrole

 https://www.rts.ch/audio-podcast/2025/audio/au-timor-leste-un-peuple-jeune-qui-doit-s-inventer-un-avenir-au-dela-du-petrole-29068076.html

publié par Association France Timor Leste @ 13:39, ,




Ramos-Horta en audience au Vatican

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2025-11/timor-oriental-audience-pape-vatican-economie-societe.html

Le président du Timor-Oriental en audience chez le Pape

José Manuel Ramos-Horta a été reçu ce vendredi matin par Léon XIV à la Bibliothèque du Palais apostolique. Le président du Timor-Oriental s'est ensuite rendu à la Secrétairerie d'État, pour un échange portant sur la situation régionale et sur la récente adhésion du pays à l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Vatican News

Le président de la République démocratique du Timor-Oriental, petit pays d'Asie du Sud-Est dans lequel s'est rendu le Pape François en septembre 2024, a été reçu en audience vendredi 21 novembre par Léon XIV au Palais apostolique du Vatican.

Après son entretien avec le Pape, José Manuel Ramos-Horta a rencontré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège, et Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États et les organisations internationales.

Les entretiens à la Secrétairerie d'État

«Au cours des entretiens cordiaux qui se sont déroulés au Secrétariat d'État, les bonnes relations entre le Saint-Siège et le Timor-Oriental et la contribution de l'Église catholique en faveur de la société timoraise ont été soulignées», indique la Salle de presse du Saint-Siège. «La discussion a ensuite porté sur certains aspects de la situation économique et sociale du pays», poursuit le communiqué. Au cours de la conversation, il y a également eu un échange de vues sur la situation régionale, et il a été question de la récente adhésion du Timor-Oriental à l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

publié par Association France Timor Leste @ 18:46, ,




France 24 sur l'adhésion à l'ASEAN

Timor oriental : 23 ans après son indépendance, le pays parvient à entrer dans l’Asean

Asie-Pacifique
FOCUS
FOCUS © FRANCE 24
A retrouver dans l’émission
Focus
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Vingt-trois ans après son indépendance, le Timor oriental tourne une nouvelle page de son histoire. Ce petit pays d’Asie du Sud-Est vient d’intégrer l’Asean, l’organisation régionale la plus influente du continent. Une reconnaissance diplomatique pour ce jeune État, encore marqué par une histoire tourmentée, mais qui mise désormais sur l'intégration régionale pour accélérer son développement. Reportage dans la capitale Dili de Juliette Chaignon et Guillaume Gosalbes.


A regarder ici :

 https://youtu.be/CoMlaQU1eRc

publié par Association France Timor Leste @ 19:25, ,