18ème anniversaire de la restauration de l'indépendance de la RDTL


publié par Association France Timor Leste @ 17:48, ,




Matebian

Au Timor oriental, vie et mort dans la montagne aux esprits

Le mont Matebian est un lieu unique où se réfugièrent, dans les années 1970, des milliers de personnes victimes des massacres de l’armée indonésienne. Des survivants témoignent.

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Publié le 03 décembre 2019 à 03h34 - Mis à jour le 03 décembre 2019 à 06h32
 
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José Ramos-Horta lors d’un rassemblement de villageois fuyant l’armée indonésienne en 1975. Il deviendra président entre 2007 et 2012.
José Ramos-Horta lors d’un rassemblement de villageois fuyant l’armée indonésienne en 1975. Il deviendra président entre 2007 et 2012. ALAMY STOCK PHOTO
 
Le chemin s’élève à flanc de montagne jusqu’au pied d’un pain de sucre en surplomb de la vallée. Depuis une heure et demie, au fur et à mesure de notre progression vers le sommet, Mateus Ximenes, la soixantaine, pointe du doigt les traces désormais invisibles d’une lointaine tragédie. Quarante-trois ans après, il n’a oublié aucun détail de l’interminable épreuve : « Ici, sous cet arbre, deux personnes tuées sous les bombes indonésiennes. » Plus haut, il désigne une prairie en pente douce : « Là, toute une famille d’un village du [district] de Los Palos décimée d’un seul coup sous un bombardement. » Arrivé à un faux plat dominant la petite ville de Baguia et son vieux fort portugais, il fait un geste plus large : « Des dizaines de personnes ont survécu sur ce terrain pendant deux ans, mangeant des herbes, des racines, n’importe quoi. »
Mateus Ximenes n’était encore qu’un adolescent quand, le 7 décembre 1975, le Timor oriental, alors une colonie portugaise située au tout extrême orient de l’Asie, fut envahi par l’armée du tyran indonésien, le général-président Suharto. Son aviation et son artillerie se mirent à bombarder sans répit les places fortes de la résistance, ces endroits difficiles d’accès d’où les guérilleros tentaient de harceler les troupes d’occupation.

Des années de terreur

Mateus fit partie de ces dizaines de milliers de Timorais qui trouvèrent refuge sur les contreforts du Matebian. Ce massif n’est pas seulement l’un des plus hauts (2 316 mètres) du Timor-oriental : c’est aussi une « montagne magique » au statut particulier : en tetun, l’une des langues principales du pays, son nom signifie « la montagne aux esprits ». Les Timorais pensent depuis des temps immémoriaux que les âmes mortes s’y rassemblent. L’histoire a tragiquement donné du poids à cette antique croyance…
Les militaires indonésiens ne faisaient aucune différence entre civils et combattants. Leurs attaques étaient si fréquentes, et si violentes, que les morts se comptèrent bientôt par centaines, voire plus, sur la fameuse montagne. Encore aujourd’hui, les chiffres restent imprécis quant au nombre de victimes.
Ces hommes, ces femmes, ces enfants ne furent pas seulement tués par les bombes : beaucoup succombèrent à la faim et à la maladie, tout comme des dizaines de milliers d’autres à travers le Timor oriental, un territoire vaste comme deux fois la Corse, hérissé d’une épine dorsale montagneuse qui sursaute, d’est en ouest, en des élancées parfois spectaculaires. Au total, au moins 100 000 personnes – certaines sources parlent de 200 000 – furent les victimes de l’invasion puis des années de terreur qui suivirent. Exécutées, mortes de faim, de maladies.

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https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/03/au-timor-oriental-vie-et-mort-dans-la-montagne-aux-esprits_6021416_3210.html 


publié par Association France Timor Leste @ 14:31, ,




Timor oriental, un territoire convoité

LE MONDE

La situation stratégique et les richesses en pétrole et en gaz de cette moitié d’île de l’Asie du Sud-est suscite l’appétit des puissances indonésienne, australienne et chinoise. 


Publié le 06 septembre 2019 à 15h31 - Mis à jour le 06 septembre 2019 à 16h42
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Une richesse pétrolière convoitée par l’Australie

Entre l’Australie et le Timor oriental, les relations sont complexes, du fait de la présence d’immenses réserves de gaz et de pétrole dans la mer de Timor, qui sépare les deux Etats. Longtemps exploitée au profit de l’Australie, cette richesse est essentielle pour le Timor oriental.
 https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/06/timor-oriental-un-territoire-convoite_5507291_3210.html


Sur ce sujet voir aussi : http://timor-france5.blogspot.com/

publié par Association France Timor Leste @ 15:34, ,




José Ramos-Horta : « Nous avons réussi à panser nos plaies »

L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), évoque les premières années d’existence de la toute jeune démocratie. 


Par Publié le 06 septembre 2019 à 12h19 - Mis à jour le 06 septembre 2019 à 19h04
 
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L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), chez lui, à Dili, le 29 août.
L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), chez lui, à Dili, le 29 août. LUKAS COCH / EPA-EFE / MAXPPP
Pardonner, tirer un trait sur le passé, se concentrer sur l’avenir. Vingt ans après le référendum d’autodétermination qui allait mener l’ancienne colonie portugaise à l’indépendance en 2002, l’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), revient pour Le Monde sur ce qu’il considère être un aspect fondamental des premières années d’existence de la toute jeune démocratie : « L’un des plus grands succès de notre pays est d’avoir réussi à panser ses plaies. Nous avons achevé un processus de “guérison nationale” des traumatismes », estime cet homme de 69 ans, rencontré dans le jardin de sa belle propriété dominant la baie de Dili, capitale du Timor-Leste.

Fils d’un Portugais exilé durant la dictature de Salazar (1933-1974) et d’une mère timoraise, il fut, dès la sanglante invasion de son pays par l’armée indonésienne, en 1975, et durant les vingt-quatre années d’occupation qui suivirent, l’infatigable porte-parole de la résistance. Sa légitimité au regard de l’histoire et son prix Nobel de la paix, reçu en 1996, qu’il partagea avec l’évêque de Dili Mgr Carlos Filipe Belo, lui permettent d’afficher un pragmatisme absolu sur tous les sujets. Au risque d’en choquer plus d’un.
 
Selon lui, la mise sur pied d’un tribunal spécial, sur le modèle de ceux qui ont condamné les génocidaires rwandais ou les criminels serbes, n’aurait pas été pertinente pour son île. « Les événements qui ont mené à notre indépendance se sont chargés par eux-mêmes de régler la question d’un hypothétique jugement, assure-t-il. Ce sont les Indonésiens qui ont forcé le dictateur Suharto à la démission. Quant aux pays de la communauté internationale qui avaient pris position contre nous en s’alignant sur l’Indonésie, comme les Etats-Unis et l’Australie, ils ont fini par jouer un rôle crucial en notre faveur ! »

Géants indonésiens et australiens

Celui qui fut aussi ministre des affaires étrangères (2002-2006) et premier ministre (2006-2007) affirme en outre, à raison, que l’inculpation formelle, en 2003, par les Nations unies, de l’ancien commandant en chef des forces armées indonésiennes, le général Wiranto, pour crimes contre l’humanité au Timor, n’a servi à rien : « Il était impensable d’imaginer que l’Indonésie allait le livrer pour qu’il soit jugé ! » Non seulement Wiranto n’a jamais été livré par Djakarta, mais il est aujourd’hui ministre de la sécurité de son pays…
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publié par Association France Timor Leste @ 16:47, ,




Comment le Timor oriental est devenu un petit « miracle » démocratique

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/06/comment-le-timor-oriental-est-devenu-un-petit-miracle-democratique_5507192_3210.html

LE MONDE

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Publié le 06 septembre 2019 à 12h19 - Mis à jour le 08 septembre 2019 à 17h19



Au loin sur la rade, dominant l’océan depuis un escarpement rocheux, la statue du Christ-Roi aux bras largement écartés semble toujours bénir Dili, la capitale du Timor oriental. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancienne colonie portugaise a eu amplement besoin, dans sa récente histoire, des attentions de ce Christo rei solitaire qui veille sur la baie de Dili…

Il y a vingt ans, rendus fous de colère par les résultats du référendum du 30 août 1999 qui approuvait, à plus de 78 %, l’indépendance du Timor oriental – signifiant ainsi le retrait de l’Indonésie, puissance occupante depuis un quart de siècle –, les soldats de Djakarta, leurs alliés des milices locales et autres « collabos » mirent le pays à sac. Environ 70 % des villes du Timor oriental furent alors rasées, incendiées, détruites. Les violences firent 1 400 morts et provoquèrent la fuite de plus de 200 000 personnes dans l’autre partie de l’île, le Timor occidental voisin, qui appartient à la République d’Indonésie depuis la proclamation d’indépendance de celle-ci, en 1945. Ceux qui étaient restés durent attendre plusieurs semaines – jusqu’au 20 septembre 1999 – pour être « libérés » par une force d’intervention militaire multinationale sous direction australienne. Cela après que l’Organisation des Nations unies (ONU) eut conseillé l’envoi au Timor oriental d’un contingent destiné à « rétablir la paix et la sécurité ».

Des jeunes Timorais au bord d’une piscine datant de la colonisation portugaise, à Baucau, dans le nord-est de l’île, en août 2019.
Des jeunes Timorais au bord d’une piscine datant de la colonisation portugaise, à Baucau, dans le nord-est de l’île, en août 2019. Dimas Ardian/Bloomberg via Getty Images

Toutes les apparences de la stabilité

Le gouvernement et les citoyens ont célébré, vendredi 30 août, le 20anniversaire de ce référendum aux conséquences ambiguës, qui déclencha des horreurs mais fut aussi le premier pas vers la liberté. En 2002, après trois ans d’administration intérimaire sous l’égide de l’ONU, le Timor oriental est devenu une nation indépendante. Et les citoyens de 2019 ont, en général, toutes les raisons de se féliciter de leur situation actuelle : le Timor-Leste, selon l’appellation officielle en portugais, et son million trois cent mille habitants est devenu l’une des démocraties les plus accomplies de l’Asie du Sud-Est, où ce genre de système est relativement rare.

Même si la violence politique et la désunion n’ont pas épargné le Timor oriental, qui reste l’une des plus jeunes nations de la planète, le pays est pacifié. Son niveau de liberté de la presse est remarquable. Après la crise de 2006, quand une grosse poignée de factieux de l’armée fomenta une insurrection et, deux ans plus tard, la tentative d’assassinat du président José Ramos-Horta (2007-2012), la République démocratique du Timor oriental donne désormais toutes les apparences de la stabilité. La tenue régulière de scrutins législatifs est la preuve de la possibilité d’une alternance démocratique renouvelée.

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publié par Association France Timor Leste @ 16:44, ,




En route pour le développement inclusif à Timor Leste

Publication de l'Organisation Internationale du Travail (OIT)

Timor Leste doit promouvoir la croissance et l’emploi durable et inclusif dans ses zones rurales, où vit 70 pour cent de la population, pour atteindre ses objectifs de développement. Pour aider le pays, un projet de l’OIT sur l’infrastructure donne du travail à des femmes et à des personnes handicapées dans le secteur de l’agroforesterie.

Reportage | 5 septembre 2019
Plus de 90 kilomètres de routes rurales allaient être refaites et entretenues par des sous-traitants timorais, dans le cadre du projet de l’OIT ERA Agro-Forestry.
Baguia, Timor-Leste (OIT Infos) – Rui Guterres se battait pour nourrir sa famille de trois enfants en combinant riziculture et élevage. Il espérait trouver un emploi pour avoir des revenus plus réguliers. Mais en septembre 2018, quand il a entendu parler du projet de construction d’une route dans son village, Baguia, à l’Est de Timor-Leste, il pensait que ses chances d’être embauché étaient réduites. Rui Guterres, 32 ans, est né avec une malformation à la jambe droite. «Tout le monde est différent, mais quand on est handicapé, on joue pas à égalité avec les autres», dit-il. «Je suis quand même allé aux réunions au village pour en savoir plus sur le projet, et voir si j’avais une chance.»

Rui Guterres
Aux réunions, il a appris que dans sa région, plus de 90 kilomètres de routes rurales allaient être refaites et entretenues par des sous-traitants timorais, dans le cadre du projet de l’OIT ERA Agro-Forestry. Ce projet, financé par l’Union européenne (UE), vise à promouvoir le développement rural et l’inclusion sociale en améliorant l’accès aux zones rurales agroforestières

«La main-d’œuvre pour ces projets de reconstruction et d’entretien des routes est recrutée parmi la population qui vit à côté de ces routes», explique Albert Uriyo, chef du projet ERA Agro-Forestry. «Ce programme bénéficie aux populations locales en développant l’économie locale grâce au versement de salaires, au développement des compétences des travailleurs et en offrant des opportunités à des personnes, notamment aux plus vulnérables, comme les handicapés, pour leur permettre d’acquérir de l’expérience grâce à un emploi plus formel.»

Le protocole d’accord signé entre les municipalités locales et les sous-traitants – environ 40 à ce jour – qui vont réaliser les travaux, met particulièrement l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le projet ERA Agro-forestry met l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cette approche inclusive s’inscrit dans le cadre des garanties sociales adoptées par le programme des routes pour le développement, qui comprend des dispositions sur la sécurité et la santé, l’égalité et l’égalité des chances pour les enfants (par exemple des salaires en fonction des tâches, l’égalité hommes-femmes, le handicap, la tolérance zéro vis-à-vis du harcèlement sexuel).

Rui Guterres a obtenu un emploi de travailleur non qualifié dans l’une des entreprises chargées du projet, Caidadale Unipessoal, Lda. L’entreprise a également reçu une formation dans le cadre du projet ERA Agro-forestry de l’OIT.

«Je suis ravi de pouvoir avoir un revenu mensuel régulier, et de subvenir ainsi aux besoins de ma famille. Maintenant ma famille vit mieux qu’avant car elle a ce dont elle a besoin au quotidien, ce qui n’était pas le cas avant. J’ai l’intention d’utiliser les économies que je pourrai faire pour ouvrir une petite entreprise, une petite échoppe peut-être», ajoute-t-il.

Des routes pour favoriser l’intégration sociale et l’autonomisation

Un autre des objectifs sociaux du programme ERA Agro-Forestry consiste à garantir qu’un tiers du nombre total des journées de travail (450 000) soit attribué à des femmes. Maria Angelina Guterres – sans lien de famille avec Rui – en est l’une des bénéficiaires. Cette mère de famille de 27 ans travaille comme superviseuse pour un autre sous-traitant, Jatono Unipessoal Lda. Avant d’accepter cet emploi, elle avait peur du défi que ce serait pour elle, qui n’avait pas de formation dans le domaine de l’entretien des routes à forte intensité de main-d’œuvre.

Maria Angelina Guterres
Mais au centre de formation Don Bosco, elle a suivi un programme de deux mois pour apprendre les techniques d’entreprise et de gestion des contrats. «J’ai maintenant acquis les compétences nécessaires pour effectuer mon travail de superviseuse», dit Maria Guterres. «Et mes capacités sont également reconnues par mes pairs.»

«A Timor-Leste, les femmes sont encore sous-représentées dans la main d’œuvre, notamment dans les zones rurales où les opportunités d’emploi formel sont réduites», déclare Albert Uriyo. «Les idées reçues sur les capacités des femmes, leurs responsabilités familiales, et les exigences physiques de certains types de travaux peuvent les décourager de rechercher un emploi hors de chez elles.»

Depuis juin 2017, 25 entreprises sous-traitantes ont reçu une formation pour mettre en œuvre et superviser les projets de construction des routes qui permettront de faciliter l’accès aux marchés et aux zones reculées. Ce programme comprend du coaching et du mentorat pour garantir l’efficacité du transfert de compétences.

Il n’en demeure pas moins que des défis subsistent pour les femmes dans les domaines «techniques» et ceux qui exigent des niveaux de compétences plus élevés. Maria est l’une des trois femmes superviseuses, sur un total de 46 superviseurs, formés par ERA Agro- Forestry dans la municipalité de Baucau. D’après Albert Uriyo, «c’est un défi difficile qui implique une participation plus forte des femmes dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et des efforts pour les encourager à être plus nombreuses dans les domaines techniques.»

Il ajoute que des projets comme celui-ci, dont Maria et Rui ont bénéficié, et dont l’objectif est de ne laisser personne de côté, sont très importants pour la population de Timor Leste.

«Ça va développer l’emploi, les revenus, les compétences, et l’accès aux marchés des produits de l’agroforesterie. Il est essentiel d’autonomiser les populations locales dans le cadre d’un processus de développement inclusif et durable», conclut Albert Uriyo.

Plus avoir plus d’informations, vous pouvez contacter Albert Uriyo, chef de projet uriyo@ilo.org  Projet de développement de l’accès aux zones rurales ERA Agro-Forestry Project era-af@ilo.org 

Le développement des infrastructures rurales est une cible de l'objectif de développement durable des Nations Unies n ° 2 - Faim zéro . Voyez comment l’OIT travaille à la réalisation de cet objectif.

publié par Association France Timor Leste @ 15:47, ,




Le Timor oriental célèbre les 20 ans du référendum qui lui a donné l'indépendance






Hortencio SANCHEZ avec Peter BRIEGER à Jakarta
AFP
Dili (Timor Oriental) (AFP) - Le Timor oriental célèbre vendredi le vingtième anniversaire du référendum qui a permis à cette petite nation lusophone d'Asie du Sud-Est de mettre fin à l'occupation indonésienne mais les massacres qui ont précédé son indépendance hantent toujours les mémoires.
Des drapeaux et des bannières ont été déployés dans la capitale Dili, où la population a participé à des parades et à des danses traditionnelles pour célébrer la transition du pays vers une démocratie indépendante.

Mais les proches des victimes des violences meurtrières qui ont suivi la victoire du oui au référendum de 1999 attendent toujours que justice soit faite.
"L'armée et les milices indonésiennes ont tué ceux qui ont permis l'indépendance de cette nation", a souligné Vital Bere Saldanha, 48 ans, qui a vu quatre de ses frères mourir dans le chaos qui a suivi le référendum.
"La lutte pour la liberté n'a pas été remportée facilement", observe-t-il, interrogé par l'AFP.
Le 30 août 1999, près de 80% des électeurs du Timor oriental ont voté en faveur de la séparation avec l'Indonésie, qui avait envahi l'ancienne colonie portugaise en 1975. L'occupation militaire par l'Indonésie pendant 24 ans avait été sanglante et avait décimé plus du quart de la population.

- terreur post-référendum -
La joie qui a suivi le vote en 1999 s'était vite transformée en terreur quand les forces de sécurité indonésiennes, assistées de milices, ont lancé une vague de violences qui a causé quelque 1.400 morts et fait fuir des centaine de milliers de résidents.

Le Timor, situé au nord de l'Australie, qui compte aujourd'hui quelque 1,3 million d'habitants, majoritairement catholiques, n'a finalement accédé à l'indépendance qu'en 2002.
Les célébrations vendredi du 20ème anniversaire du référendum coïncident avec la visite de responsables étrangers dont le Premier ministre australien Scott Morrison.
Les deux pays ont conclu un traité mettant fin à un litige sur leur frontières maritimes, qui devrait débloquer des milliards de dollars de revenus pétroliers et gaziers pour la petite nation pauvre.
Canberra a aussi promis de payer pour moderniser une base militaire et un nouveau câble internet sous-mariant reliant les deux pays.

Après des débuts chaotiques, avec une tentative d’assassinat de l'ex-leader et prix Nobel de la Paix Jose Ramos-Horta en 2008, la scène politique du Timor oriental est à présent pacifiée.
Mais la situation économique de l'île reste difficile avec quelque 40% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, selon les statistiques de la Banque mondiale.

Le pays, doté de très riches réserves d'hydrocarbures offshore, pourrait être tenté de demander de l'aide à la Chine pour les développer, estiment les analystes. Une perspective qui inquiète les pays voisins au vu de l'influence grandissante de Pékin dans la région.

Le Timor oriental et l'Indonésie ont de leur côté voulu tourner la page des violences.
Une commission de réconciliation en 2008 a conclu à de graves violations des droits de l'Homme pendant l'occupation et en 1999, mais les leaders des deux pays n'ont pas engagé de poursuites contre les militaires considérés comme responsables des tueries.

Les efforts de l'ONU pour poursuivre les responsables militaires, dont l'actuel ministre indonésien à la Sécurité Wiranto, pour crimes contre l'humanité, ont dû être abandonnés.

publié par Association France Timor Leste @ 16:51, ,




José Ramos-Horta, diplomate combattant

LA CROIX

Portrait

Il a bataillé pendant vingt-cinq ans pour obtenir que son petit pays, le Timor oriental, poussière de l’Empire portugais, ne soit pas oublié et devienne une nation.

  • Pierre Cochez, envoyé spécial à Dili (Timor oriental), 
  •  
José Ramos-Horta, diplomate combattant
Son jeune et petit pays se « situe à la fin du monde », explique-t-il dans un français parfait en employant toute la poésie mélancolique de la langue portugaise, celle avec laquelle il a grandi et qu’il partageait avec son père. Le Timor oriental, avec son million d’habitants, « ne fera l’objet que d’une note en bas de page dans l’histoire du monde », estime José Ramos-Horta, qui ne s’en formalise pas.

Le Nobel de la Paix en 1996

Il est né en 1949 sur cette moitié d’île lointaine, isolée, oubliée, une poussière de l’Empire portugais inexplorée durant deux siècles, puis une étape pour des navigateurs qui rapportaient vers l’Europe son café.

Pendant une trentaine d’années, José Ramos-Horta, aujourd’hui âgé de 69 ans, a lutté pour que son peuple soit indépendant des Portugais, puis des Indonésiens. Il y est arrivé. Son action diplomatique a été couronnée par le Nobel de la paix en 1996, prix qu’il a reçu en même temps que l’évêque de Dili, Mgr Carlos Belo.


Il est ensuite devenu président de la jeune république, l’espace d’un mandat (2007-2012). Il précise : « notre liberté gagnée, nous n’avons pas cherché vengeance ni imposé la justice des vainqueurs. Nous avons pardonné à nos ravisseurs et à nos bourreaux sans attendre d’excuses. Nous avons rejeté le projet d’un tribunal international pour les juger. Notre indépendance a été la plus grande des justices qui nous a été rendu. »

Un père portugais exilé au Timor en 1933

José Ramos-Horta reçoit sous l’auvent d’un des bâtiments de sa maison entre une Vespa rouge, un barbecue circulaire, une pirogue en bois et un antique gramophone. Il déploie ce charme avec lequel il a défendu son pays sur tous les continents pendant vingt-cinq années.

Installé face à un colossal tronc d’arbre transformé en table basse, le visiteur découvre sur sa main le museau d’une biche. Elle réclame l’un des biscuits qui accompagne le café. Sa maison est située sur les hauteurs d’un quartier résidentiel de Dili proche de la mer et pas loin d’une statue du Christ-Roi de 27 mètres de haut.

Dominant les flots, celle-ci a été bâtie par l’occupant indonésien pour tenter de se gagner les faveurs des Timorais, tous catholiques. Une atmosphère sud-américaine se dégage de cette sorte d’hacienda gardée par trois policiers débonnaires.

L’histoire familiale de José Ramos-Horta est douce et tragique. Comme celle de son pays. Son père, sous-officier sur un bateau de guerre de la marine portugaise, est exilé au Timor en 1933 pour s’être opposé au régime du dictateur Salazar.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l’armée australienne pour combattre les Japonais qui ont investi l’île, puis épouse une Timoraise et s’installe définitivement au Timor après un bref retour au Portugal. Ils auront douze enfants, dont José.

Ministre d’un éphémère gouvernement à 25 ans

« Dès l’âge de 13 ans, je voulais être journaliste, raconte-t-il. Juste après mes études secondaires, un officier portugais m’a appris à me servir d’une caméra. » Le jeune reporter est « sensible à la pauvreté, à Timor comme au Portugal. »

En 1974, la Révolution des œillets voit Lisbonne abandonner brusquement toutes ses colonies, jusqu’à celle de « la fin du monde ». À 25 ans, José Ramos-Horta devient le ministre des affaires étrangères – pendant dix jours – de l’éphémère gouvernement du Fretilin, le front timorais de libération nationale, qui se réclame du marxisme. « Nous n’étions pas un mouvement idéologique à proprement parler, précise-t-il, mais des individus qui, chacun dans notre coin, rêvions d’indépendance. »

En décembre 1975, les Indonésiens, profitant du retrait des Portugais, envahissent le Timor oriental. Il prend alors la direction de New York pour plaider la cause de sa jeune nation à l’ONU. Avec un autre militant du Fretilin, Xanana Gusmao, ils décident de se partager les tâches : José Ramos-Horta bataillera sur le plan diplomatique à l’étranger et Xanana Gusmao mènera la guérilla dans l’île. Mais ce dernier est capturé par les Indonésiens.

Trois de ses frères et sœurs seront tués par l’armée

En 1997, Nelson Mandela en visite en Indonésie, va le rencontrer. « Les Indonésiens l’ont autorisé à sortir de la prison pour un soir, juste pour dîner avec le président sud-africain. » Aujourd’hui, Xanana Gusmao fait figure de père de la nation timoraise, après en avoir été le président.

Retour aux années de lutte. À New York, Jose doit apprivoiser les arcanes de l’ONU tout en vivant en compagnie de cafards dans des logements de fortune. Il fait quelques traductions pour gagner de quoi manger. Depuis cette expérience, à chaque fois qu’il revient dans la ville, il se souvient « de cette expérience de la pauvreté, de la solitude et de l’indifférence des gouvernements étrangers à ma cause. » Durant l’occupation indonésienne – qui a fait 200 000 morts –, trois de ses frères et sœurs seront tués par l’armée.

Le soutien des milieux catholiques

Dans son combat diplomatique, Jose Ramos Horta a été soutenu par les représentants du Mozambique, de la Guinée-Bissau et « Selim, le délégué tanzanien qui m’a aidé très concrètement ». Une solidarité entre des nouvelles nations tout juste sorties de la colonisation. Il reconnaît aussi le rôle « impressionnant du Portugal, qui nous a soutenus avec intégrité et fermeté dans notre lutte, notamment le premier ministre Antonio Gutteres ».


Tout au long de ces années de batailles de couloir, il a aussi reçu le soutien de dirigeants et organisations catholiques : « le Cardinal Etchegaray, qui avait écrit une tribune dans Le Monde, la Conférence épiscopale américaine et, en France, le CCFD Terre Solidaire. La courte visite du Pape Jean-Paul II à Dili a permis aussi de placer Timor sur l’agenda international. » Lui, pendant ce temps, n’hésite pas à coller des affichettes pour la cause du Timor dans les toilettes des diplomates lors d’une conférence internationale sur les droits de l’homme. « Les panneaux d’affichage débordaient de tracts sur tous les combats planétaires. Alors j’ai eu cette idée pour que notre cause soit remarquée… »

Révolté par l’extrême pauvreté

Un coup de téléphone l’interrompt dans le récit de son combat. « C’est un député, explique-t-il. Ils sont en pleine crise au Parlement ». L’ancien président, toujours aux affaires, n’écarte pas l’éventualité de se présenter à nouveau à la présidence lors des prochaines élections. « La seule raison d’être dirigeant est d’aider à améliorer la condition des gens les plus faibles. Sans ça, le pouvoir n’a aucun sens. Ceci dit, il faut beaucoup d’intelligence pour mobiliser des financements afin de faire justice à ceux qui sont oubliés et méprisés depuis des générations. »

L’extrême pauvreté le révolte littéralement. « C’est une faillite des dirigeants des pays du Sud. Nous ne pouvons pas échapper à notre responsabilité. On ne peut pas blâmer tout le temps les Américains pour la corruption. » Il affirme n’avoir jamais été inspiré dans son combat par l’idéologie de Karl Marx, comme certains de ses compagnons de lutte.

Son pays, le Timor Oriental, a la chance de disposer de ressources pétrolières et a eu la sagesse de se constituer un fonds pour les générations futures de plusieurs milliards d’euros. L’ancien militant relativise les effets bénéfiques de l’aide au développement des pays occidentaux. « Ils dépensent plus pour le fonctionnement du projet que pour sa réalisation elle-même. Alors les milliards d’euros d’aides sont peu visibles sur le terrain. »


Le téléphone sonne à nouveau. L’appel du député se fait plus pressant. Jose Ramos-Horta décide de descendre en ville pour tenter de régler la crise. Il emmène le visiteur sous un autre auvent qui lui sert de garage et montre sa jeep kaki de la « Légion étrangère », en pleine restauration. Puis il invite le visiteur à monter dans sa Moke, une sorte de voiture de parcours de golf, bleu ciel et blanche, et branche sa musique pour gagner Dili. Heureux petit pays.

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Bio express

1949. Naissance à Dili, capitale du Timor oriental.

28 novembre 1975. Le Fretilin proclame la création de la République démocratique du Timor oriental. Il en devient le ministre des affaires étrangères. 

7 décembre 1975. L’Indonésie envahit le territoire et force José Ramos-Horta à l’exil.

1975 à 1985. Il représente le Fretilin à New York à l’ONU. Il prend part au dialogue organisé par les Nations unies et les États-Unis entre l’Indonésie et les Timorais.

1996. Il reçoit le prix Nobel de la paix conjointement avec l’évêque de Dili, Mgr Carlos Belo.

1999. L’ONU organise un référendum d’autodétermination qui conduit à l’indépendance du Timor oriental en 2002. Il devient ministre des affaires étrangères.

2006. Il est nommé premier ministre. Un an plus tard, il est élu président de la République mais ne sera pas réélu en 2012.

2008. Il est la cible d’un attentat pour lequel il sera hospitalisé en Australie.
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Coups de cœur

« Les Misérables » de Victor Hugo
Dans un discours devant les députés, alors que j’étais président, j’ai cité cette œuvre littéraire pour expliquer ce qui me motivait. Je me sens solidaire du héros de Victor Hugo. Jean Valjean a été condamné pour avoir voulu lutter pour nourrir sa fille. Il a été arrêté, persécuté pendant des années par l’inspecteur Javert. J’ai dit aux députés que s’ils ne voulaient pas que je viole les lois de notre pays, il fallait qu’ils aident les pauvres.

Danielle Mitterrand
L’épouse du président français est venue au Timor oriental quand nous combattions pour notre pays. Elle a logé dans une chambre sans eau chaude et cela ne lui posait pas de problème. C’était une femme avec un cœur en or. Une belle personne. Son association France Libertés nous a soutenus et a fait beaucoup pour nous aider à avoir notre indépendance.


https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Jose-Ramos-Horta-diplomate-combattant-2019-06-29-1201032186

publié par Association France Timor Leste @ 16:37, ,




Forum Régional de l'ASEAN réuni à Bangkok : plus de 20 initiatives pour 2019-2020

31/05/2019 23:39
 
La réunion des hauts officiels du Forum régional de l'ASEAN (ARF) a approuvé plus de 20 initiatives pour 2019-2020 à Bangkok le 31 mai. Les initiatives portaient sur les secours en cas de catastrophe, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale, la sécurité maritime, la cyber-sécurité, la dénucléarisation et le désarmement et le maintien de la paix.
 
L’ARF SOM fait partie d’une série de réunions de hauts officiels à la veille de la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN prévue pour le mois d’août.

La réunion des hauts officiels du Forum régional de l'ASEAN s'est tenue à Bangkok le 31 mai. Photo: VNA/CVN

Les participants à la manifestation ont affirmé que l'ARF restait le principal lieu de discussion sur la coopération en matière de sécurité en Asie-Pacifique. Avec le centre de l'ASEAN, l'ARF est devenue un moteur essentiel pour l'instauration de la confiance entre les pays de la région, grâce à diverses idées sur l'instauration de la confiance et la diplomatie préventive.

La délégation vietnamienne au SOM est dirigée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Nguyên Quôc Dung, qui dirige le SOM Vietnam.

Les délégués ont discuté des orientations futures du Forum régional de l'ASEAN et ont convenu de procéder à un examen des activités du forum au cours de la dernière décennie, tandis que le Vietnam, en tant que président du Forum régional de l’ASEAN en 2020, élaborera une vision et un plan d'action pour l’étape de nouveau développement du forum.

La réunion a également examiné un certain nombre de documents sur la sécurité régionale, qui seront soumis à la conférence des ministres des Affaires étrangères de la FRA en août.

Questions maritimes au menu

En examinant les situations internationales et régionales, les pays participants ont souligné l’importance du dialogue et de la coopération, ainsi que du renforcement de la confiance et de la diplomatie préventive pour le maintien de la paix et de la stabilité dans la région. Ils ont souligné l'importance de la paix, de la stabilité, de la sécurité, de la liberté de navigation maritime et aérienne en Mer Orientale. De nombreux pays ont saisi l’occasion pour souligner les principes de retenue, de règlement pacifique des différends et de respect du droit international, notamment la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS de 1982).

Les pays ont reconnu les progrès accomplis par l'ASEAN et la Chine dans la mise en œuvre de la Déclaration sur le conduite des parties en mer Orientale (DOC), et ont exprimé l'espoir que les deux parties parviendraient rapidement à un code de conduite en mer Orientale.

S'agissant de la péninsule coréenne, les participants se sont félicités de la détermination des parties à maintenir le dialogue et à rechercher une solution globale aux problèmes qui se posent dans ce domaine. Les pays ont exhorté les parties concernées à faire tous les possibles pour promouvoir la mise en œuvre intégrale des accords conclus en matière de paix, de stabilité et de sécurité à long terme dans une péninsule coréenne dépourvue d'armes nucléaires.

S'adressant à la réunion, le chef de la délégation vietnamienne a souligné l'importance des mécanismes dirigés par l'ASEAN pour la mise en place d'une structure régionale ouverte, inclusive et fondée sur des règles, ainsi que du dialogue, de la coopération, de mesures de renforcement de la confiance et du respect du droit international dans le contexte de plus en plus de défis compliqués et diversifiés.

Le Vietnam s'est également félicité des résultats des négociations du COC entre l'ASEAN et la Chine, tout en notant ses préoccupations quant aux développements susceptibles de miner la confiance et de nuire à l'environnement pacifique et stable dans la région.

Dans un tel contexte, les pays doivent se contenir, éviter les actions unilatérales susceptibles de saper la confiance, s'abstenir de toute militarisation, se conformer au droit international et à la CNUDM, et régler les différends par des mesures pacifiques afin de maintenir un environnement favorable aux négociations du COC, a déclaré le chef de la délégation vietnamienne lors de la réunion.

La FRA compte 27 membres, soit les 10 membres de l'ASEAN, ainsi que l'Australie, le Bangladesh, le Canada, la Chine, l'Union européenne, l'Inde, le Japon, la République populaire démocratique de Corée, la République de Corée, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Russie, le Timor-Leste, les États-Unis et le Sri Lanka.

publié par Association France Timor Leste @ 01:36, ,




Coupe du monde de foot 2022 : les qualifications commencent en Asie

https://fr.fifa.com/worldcup/news/les-qualifications-pour-commencent-en-asie

Here's the draw results. Who will advance to the Round 2? Tell us!

⭕️ First-leg: June 6, 2019
⭕️ Second-leg: June 11, 2019.

La Malaisie dans la peau du favori

La Malaisie, la mieux classée des 12 équipes, partira grandement favorite contre le Timor Oriental. La formation classée à la 168ème place espère pouvoir tirer parti de son expérience passée, puisqu'elle a déjà affronté et battu à deux reprises le même adversaire sur la route de Russie 2018. Les Tigres malaisiens seront également encouragés par leur solide performance au Championnat de l'AFF 2018, où ils ont terminé deuxièmes derrière le Viêt-Nam.
L'entraîneur Tan Cheng Hoe a fait appel à un certain plusieurs joueurs prometteurs dont Safawi Rasid, meilleur joueur de la Super League malaisienne la saison dernière. Sous la houlette de l'entraîneur japonais Norio Tsukitate, le Timor Oriental dispose d'une équipe jeune qui bénéficiera quand même de l'expérience acquise l'an dernier lors des Jeux Asiatiques et du Championnat de l'AFF.


publié par Association France Timor Leste @ 01:29, ,