Timor Leste : "accord de principe" pour rejoindre l'ASEAN

 ASEAN - communiqué concernant l'adhésion du Timor-Leste :

https://asean.org/asean-leaders-statement-on-the-application-of-timor-leste-for-asean-membership/

https://asean.org/wp-content/uploads/2022/11/05-ASEAN-Leaders-Statement-on-the-Application-of-Timor-Leste-for-ASEAN-Membership.pdf

 

Dans la presse de langue française :

1.  GAVROCHE HEBDO

https://www.gavroche-thailande.com/timor-leste-asean-le-timor-leste-obtient-le-feu-vert-pour-rejoindre-lasean/

TIMOR LESTE – ASEAN : Le Timor Leste obtient le feu vert pour rejoindre l’ASEAN

Journaliste : Rédaction Date de publication : 11/11/2022

Timor Leste - Asean

 

Les dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), réunis à Phnom Penh, ont convenu ce vendredi 11 novembre d’accepter “en principe” le Timor-Leste en tant que 11e membre de l’ASEAN selon un communiqué.

 

Les dirigeants ont consenti à octroyer un statut d’observateur au Timor-Leste, et à autoriser sa participation à toutes les réunions de l’ASEAN, y compris aux plénières du sommet.

 

Ils se sont également accordés à formaliser une feuille de route objective fondée sur des critères pour l’adhésion à part entière du Timor-Leste.

 

Le Timor Leste a obtenu l’indépendance du Portugal le 28 novembre 1975. Mais moins d’un mois après, le Timor est occupée par l’Indonésie et annexé unilatéralement. Cette annexion ne fut jamais reconnue par les Nations Unis, laquelle organisa un référendum d’autodétermination en 1999 qui conduisit à la pleine indépendance en 2002.

 

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Et aussi dans :

Médiapart réservé aux abonnés : https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/111122/asie-du-sud-est-accord-de-principe-pour-integrer-le-timor-oriental-l-asean 

 

Xianhua.net : http://french.xinhuanet.com/20221111/6481e832c8d4439487a3e497b4ee064d/c.html 

 

RFI : https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20221111-asie-du-sud-est-accord-de-principe-pour-l-int%C3%A9gration-du-timor-oriental-%C3%A0-l-asean 

 

La Libre Belgique : https://www.lalibre.be/international/asie/2022/11/11/asie-du-sud-est-accord-de-principe-pour-integrer-le-timor-oriental-a-lasean-IN2NSMWP4VFFVD5RDMEJWVFNIU/ 

 

ZoneBourse : https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/L-ASEAN-accepte-en-principe-d-admettre-le-Timor-oriental-comme-11e-membre--42278447/

 

RTL : https://www.rtl.be/info/belgique/politique/asie-du-sud-est-accord-de-principe-pour-integrer-le-timor-oriental-a-l-asean-1414558.aspx  

 

DH Belga : https://www.dhnet.be/dernieres-depeches/2022/11/11/asie-du-sud-est-accord-de-principe-pour-integrer-le-timor-oriental-a-lasean-FI7F4UCXGZCD5KI55TYSKGJ5RM/

publié par Association France Timor Leste @ 12:34, ,




Migrants Timorais au Portugal, une situation critique

 https://vivreleportugal.com/actualite/la-situation-dramatique-des-ressortissants-timorais-sans-abri-est-a-lordre-du-jour/

 

La situation dramatique de centaines de jeunes ressortissants timorais dupé à contracter des prêts pour se rendre au Portugal pour des emplois et des logements qui n’existent pas est aujourd’hui l’une des priorités des présidents du Portugal et du Timor, en collaboration avec le Premier ministre António Costa. Le président du Timor, José Ramos-Horta, est à Lisbonne en visite officielle. Les conversations se concentreront sur ce drame embarrassant – embarrassant car lors de sa dernière visite officielle au Timor, Marcelo a en fait été filmé en train d’encourager de jeunes ressortissants à « venir au Portugal ». Depuis lors, la situation au Portugal est devenue une « crise humanitaire » : rien que vendredi, 200 jeunes ressortissants timorais sont arrivés dans ce pays, pour découvrir que les « possibilités » qu’ils croyaient les attendre étaient inscrites dans le vent.

 

publié par Association France Timor Leste @ 12:47, ,




Timor Ouest (Timor Barat, Indonésie) : un ferry a pris feu au large de l'île

 https://fr.news.yahoo.com/ferry-prend-feu-au-large-112509822.html

 (reportage vidéo)

Un ferry prend feu au large de l'Indonésie et fait 14 morts

Lundi, un ferry a pris feu au large de l'île indonésienne de Timor. Quatorze personnes ont perdu la vie, 226 ont pu être sauvées. Le KM Express Cantika 77 se rendait de Kupang à Kalabahi. Selon les autorités, 230 passagers et 10 membres d'équipage se trouvaient à bord.

 

publié par Association France Timor Leste @ 18:00, ,




Tremblement de terre entre le Timor et l'Australie, force 4.5

 Volcano discovery

12 octobre


https://www.volcanodiscovery.com/earthquakes/quake-info/7129740/mag4quake-Oct-12-2022-Australia-Timor-Sea.html

publié par Association France Timor Leste @ 22:06, ,




Ximenes Belo accusé de pédophilie

La vie chrétienne :

https://www.lavie.fr/christianisme/enquete-au-timor-oriental-paulo-et-roberto-veulent-que-leveque-et-leglise-reconnaissent-les-crimes-commis-a-leur-encontre-84622.php

 

Enquête au Timor oriental : « Paulo et Roberto veulent que l’évêque et l’Église reconnaissent les crimes commis à leur encontre »

Le 28 septembre 2022, le média néerlandais De Groene Amsterdammer publiait une enquête sur Mgr Carlos Belo. L’ancien évêque du Timor oriental et Prix Nobel de la paix est soupçonné d’abus sexuels sur mineurs. Entretien avec la journaliste Tjitske Lingsma, qui a mené cette longue enquête.
 
Caroline Celle
 
Publié le 07/10/2022 à 10h22, mis à jour le 07/10/2022 à 10h35 • Lecture 7 min.

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L'évêque catholique romain du Timor oriental et lauréat du prix Nobel de la Paix Carlos Ximenes Belo a été accusé d'avoir abusé sexuellement de garçons au Timor oriental dans les années 1990.   • FIRDIA LISNAWATI/AP/SIPA

L’évêque émérite de Dili, la capitale du Timor oriental en Asie du Sud-Est, est accusé d’abus sexuels sur plusieurs mineurs durant son mandat de 1983 à 2002. Jeudi 6 octobre 2022, le journal La Croix a révélé qu’une enquête interne commençait au Vatican pour prendre en compte « des informations antérieures (…) conservées dans plusieurs dicastères romains » et que cette enquête allait engager un « processus long » qui « ne fait que commencer » selon une source vaticane. Jeudi 28 septembre, le Vatican avait pourtant annoncé officiellement, par son service de presse, qu’il avait pris des sanctions disciplinaires contre Mgr Carlos Felipes Ximenes Belo depuis 2020 (voir l’article de La Vie).

C’est le média néerlandais De Groene Amsterdammer qui est à l’origine de ces révélations sur Mgr Carlos Belo, avec la parution d’une enquête journalistique le mercredi 28 septembre 2022, et les témoignages de deux victimes. Cet hebdomadaire indépendant fait partie des grandes références de la presse d’investigation aux Pays-Bas. La journaliste Tjitske Lingsma, autrice de plusieurs livres sur la justice et les droits de l’homme, a mené cette enquête. Elle revient pour La Vie sur les origines de son travail, le contexte politique au Timor oriental et la réponse de l’Église face à cette affaire.

 

Selon votre enquête, des soupçons d’abus sexuels sur mineurs pèsent sur Mgr Carlos Belo depuis 2002. Que se passait-il à l’époque ?

J’en ai entendu parler pour la première fois en 2002, lorsqu’un Timorais m’a dit que son ami avait été abusé sexuellement par l’évêque Belo. C’est à cette époque que le journal Boston Globe, aux États-Unis, a révélé un grand nombre de cas d’abus sexuels dissimulés par l’Église dans le diocèse de Boston. Grâce au travail du Boston Globe, un grand nombre de journalistes internationaux ont pris conscience de l’ampleur du problème. C’est dans ce contexte que cette personne timoraise est venue me voir. Il avait également peur pour son jeune frère qui se rendait chaque semaine à la résidence de l’évêque Belo. Et il a dit à sa mère qu’elle devait empêcher le garçon de s’y rendre. Cette année-là, les rumeurs concernant les abus commis par l’évêque sont alors devenues un secret de Polichinelle au Timor oriental.

À la fin de l’année 2002, l’évêque Belo a demandé au pape d’être relevé de ses fonctions au Timor oriental. Peut-être parce que les affaires s’accumulaient autour de lui ? Nous ne le savons pas, mais il a évoqué des raisons de santé et de fatigue. Il s’est rendu au Portugal pour se rétablir. Puis, de manière étrange, il est passé du statut d’évêque mondialement connu à celui de « prêtre assistant » au Mozambique en 2004, où il travaillait avec des enfants et enseignait le catéchisme.

 

Comment avez-vous lancé votre enquête sur Mgr Carlos Belo ?

En 2019, je suis retourné au Timor oriental et j’ai entendu parler d’un autre prêtre soupçonné d’abus sexuels, Richard Daschbach. À l’époque, pas un seul cas d’abus sexuel sur mineur, commis dans le clergé, n’avait été publié par les médias du pays. J’ai enquêté sur ce prêtre d’origine américaine avec le journaliste timorais José Belo (fondateur des hebdomadaires Tempo Semanal et Tempo Timor, ndlr) et nous avons découvert que ce prêtre avait en fait déjà été reconnu coupable par le Vatican, qui l’avait sanctionné en le démettant de ses fonctions de prêtre. Mais l’Église avait gardé le silence sur cette affaire. L’ancien prêtre vivait librement près du refuge qu’il avait créé et où il avait abusé des filles qui y vivaient. Nous avons rendu publique la condamnation de Daschbach par le Vatican. Lentement, le système judiciaire timorais a pris des mesures à son encontre. Dans le même temps, les victimes, leurs avocats et les journalistes étaient intimidés par les partisans de Daschbach. Mais il a finalement été jugé, reconnu coupable et condamné à la prison.

Une fois l’affaire sur cet ancien prêtre publiée, j’ai senti que je pouvais commencer à enquêter sur une figure encore plus importante de l’Église timoraise, l’évêque Belo. Je me suis rendu compte que je devais travailler seule, car c’était trop dangereux pour les journalistes timorais. L’évêque avait trop d’influence, et le risque d’intimidation des gens était encore plus élevé. Mais j’ai aussi reçu beaucoup d’encouragements des Timorais qui m’entouraient, même si j’étais une étrangère dans ce pays. Une vingtaine de sources confidentielles m’ont dit connaître une victime ou avoir discuté de l’affaire au travail : dignitaires, fonctionnaires, politiciens, membres de l’Église…

 

Pourquoi Mgr Carlos Belo était-il si influent dans l’Église timoraise ?

L’évêque Carlos Belo était le chef de l’Église du Timor oriental depuis 1983, et donc le plus haut responsable de l’Église dans le pays. Il était considéré comme l’un des plus grands héros de la résistance timoraise. Il convient de noter que la partie orientale de l’île de Timor a d’abord été une colonie portugaise avant d’être indépendante, puis annexée de force par l’Indonésie en 1975. Pendant la majeure partie du mandat de l’évêque Belo, de 1983 à 2002, le pays a été occupé par l’Indonésie dans un contexte d’extrême violence et de pauvreté. Selon les enquêtes officielles publiées dans le rapport Chega, on estime que 183 000 Timorais sont morts pendant l’occupation, victimes de la famine, de la maladie, de l’épuisement et de la violence.

Carlos Filipe Ximenes Belo a été enseignant, puis prêtre, puis chef de l’Église, puis évêque et a pris une position très ferme contre l’invasion indonésienne. Il a appelé à l’autodétermination et n’a pas hésité à descendre dans la rue pour servir de médiateur lorsque l’armée et la police indonésiennes attaquaient les citoyens timorais. Il a accueilli dans sa maison les survivants du massacre de Santa Cruz, au cours duquel de nombreuses personnes ont trouvé la mort. Et il a appelé haut et fort la communauté internationale à organiser un référendum sur l’avenir du Timor oriental. Lorsqu’il a reçu le Prix Nobel de la paix en 1996, les Timorais ont vécu cela comme une immense victoire. Leur situation était enfin mise en lumière. Lors du référendum organisé par l’Onu en 1999, le peuple a voté pour l’indépendance. En 2002, le statut d’État souverain du Timor oriental a été officiellement rétabli. Alors, oui, l’évêque Belo était un leader de la lutte pour l’indépendance, et pour les Timorais, c’était un grand honneur de le voir, d’être invités chez lui.

 

Plus largement, l’Église catholique a une importance considérable au Timor. Cela a-t-il contribué à empêcher les victimes de témoigner ?

C’est l’occupation indonésienne, dans des conditions terribles, qui a donné à l’Église tant d’influence. Elle était l’institution de confiance de la population du pays, car les gens pouvaient y trouver refuge. Les religieux fournissaient de la nourriture, des soins de santé, une éducation et un abri. De nombreux prêtres timorais étaient très impliqués dans la résistance contre l’occupant, comme l’évêque Belo. Les Timorais se sont sentis soutenus par l’Église et se sont convertis en masse au catholicisme. La majorité des Timorais étaient animistes avant 1975, et près de 97 % d’entre eux sont devenus catholiques dans les années 1980 et 1990, pendant le mandat de l’évêque Belo.

Dans mon enquête, Paulo explique bien que c’était un honneur d’aller chez l’évêque. Il était un adolescent pauvre au moment des abus, comme d’autres victimes. La grande majorité de la population timoraise était très vulnérable. Paulo dit que l’évêque lui a donné de l’argent après avoir été abusé par lui dans sa résidence, et qu’il a répété cela avec d’autres personnes. Une autre victime, Roberto, dit que l’argent était un moyen de le faire taire. Je pense que l’Église devrait enquêter sur l’origine de l’argent. Vient-il de son fonds personnel, de l’Église timoraise ou du Prix Nobel de la paix ?

 

Vous avez contacté le Vatican, suite à votre travail d’investigation. Avez-vous reçu une réponse ?

L’hebdomadaire De Groene a d’abord donné à l’évêque Belo l’occasion de répondre à ce que les victimes et d’autres personnes nous avaient dit au sujet des abus sexuels. J’ai appelé l’évêque le 20 septembre, en lui expliquant que j’avais un problème grave à soulever. Il m’a répondu qu’il était chez le médecin, avant de raccrocher. J’ai essayé de le contacter à nouveau et j’ai été très déçue de ne pas avoir de réponse. Je me suis alors tournée vers la congrégation salésienne de l’évêque à Rome, puis vers le Dicastère pour la Doctrine de la foi. Mes questions, envoyées par e-mail, sont restées sans réponse, et je n’ai reçu aucune confirmation de la réception de l’e-mail. Le cardinal timorais Virgilio do Carmo da Silva m’a poliment répondu que je devais contacter le nonce au Timor oriental, Marco Sprizzi. Il s’est montré très professionnel et m’a dit qu’il avait envoyé mes questions aux autorités compétentes du Saint-Siège.

Toutefois, nous n’avons pas reçu de réponse du Vatican. Nous avons donc procédé comme prévu à la publication de notre article le 28 septembre 2022. Dès sa parution, nos collègues de l’agence de presse américaine Associated Press à Rome ont interrogé le Vatican, qui a donné une réponse officielle le lendemain, le 29 septembre. Le Vatican y explique qu’il a pris des mesures disciplinaires contre l’évêque Belo en 2020, qui ont été renforcées en 2021 : il y a des restrictions de voyage (il vit au Portugal et n’est pas autorisé à se rendre de sa propre initiative dans son pays d’origine) et une interdiction d’approcher les mineurs.

Le nonce Sprizzi au Timor oriental a également donné une interview à la Radio-Télévision nationale du Timor oriental (RTTL) le 4 octobre 2022 pour expliquer que l’affaire Belo au Vatican n’en était plus au stade de l’accusation, mais qu’une décision avait bien été prise. Elle déclarait l’évêque Belo coupable et le sanctionnait, ce que l’évêque avait accepté. Mais nous sommes ici en présence d’une dissimulation. Pourquoi le Vatican n’a-t-il pas été transparent ? Pourquoi n’a-t-il rendu publique sa décision de condamner l’évêque Belo qu’après le témoignage des victimes dans De Groene ? Paulo et Roberto veulent que l’évêque et l’Église reconnaissent les crimes commis à leur encontre et exigent des remords et des excuses sincères, ce qui est important pour leur parcours de guérison. Comme le reflète le titre de mon article : « Ce que je veux, ce sont des excuses ».

 

 

publié par Association France Timor Leste @ 14:10, ,




Australie: un groupe aborigène gagne un procès contre le géant du pétrole Santos

 LE MONDE DE L’ÉNERGIE - Dépêche de l'AFP du 22.09.2022

Une victoire « historique »: un groupe aborigène en Australie a remporté mercredi un procès contre la compagnie pétrolière Santos qui se verra révoquer l’autorisation de forer dans la Mer de Timor.

 

https://www.lemondedelenergie.com/australie-groupe-aborigene-gagne-proces-contre-geant-petrole-santos/2022/09/22/

publié par Association France Timor Leste @ 21:30, ,




Intervention du Président de la République lors de l'Assemblée générale de l'ONU

ONU
Soixante-dix-septième session,
10e & 11e séances plénières – matin, après-midi & soir
AG/12450

M. JOSÉ RAMOS-HORTA, Président du Timor-Leste, a réaffirmé son engagement contre l’extrême pauvreté, la malnutrition et le retard de croissance infantiles, promouvant à ces fins l’allaitement et la réduction drastique de l’utilisation des formules artificielles, ainsi que le soutien financier et en nature aux femmes enceintes et aux mères.

Il a rappelé que le Timor-Leste avait subi de nombreuses catastrophes liées aux changements climatiques, des saisons sèches prolongées suivies d’inondations, la pandémie de COVID-19 et, désormais, les conséquences économiques généralisées de la confrontation entre la Russie, l’Ukraine et l’OTAN.  Il a détaillé les mesures prises par son gouvernement pour faire face à la crise de la COVID-19, notamment les limitations à la libre circulation et des biens et la fermeture des écoles, notant que ces mesures et les efforts des autorités sanitaires, de l’OMS et des autres agences de l’Organisation des Nations Unies avaient permis d’éviter une crise sanitaire.

M. Ramos-Horta a souligné que le Timor-Leste ne connaissait aucun conflit interconfessionnel et qu’il était le premier État à avoir adopté la Déclaration sur la fraternité humaine.  Il s’est félicité des progrès importants de son pays dans sa préparation à l’accession à l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).  Il a expliqué que des missions d’experts avaient conduit des évaluations couvrant les trois piliers de l’organisation, avant de dire son espoir, sur la base de leurs rapports ainsi que de ceux des agences des Nations Unies, des institutions de Bretton-Woods, de la Banque asiatique de développement et d’autres missions étrangères, de voir le Timor-Leste devenir onzième membre de l’ASEAN en 2023.  Il a également émis le souhait de devenir membre de l’Organisation mondiale du commerce.

Notant l’importance des revenus générés par les champs de gaz et de pétrole de la mer du Timor en partenariat avec l’Australie, le Président a indiqué être entré en négociation avec ses partenaires afin de développer le champ de gaz du « Greater Sunrise ».

M. Ramos-Horta a déclaré que l’aide destinée aux États les plus pauvres ne devait pas être supprimée ou réorientée pour répondre à la crise des réfugiés causée par la guerre en Ukraine, rappelant à cet égard qu’en 2015, l’aide des donneurs de l’aide publique au développement avait ainsi été réorientée pour faire face à la crise des réfugiés en Europe.

Si les États du Groupe des États d’Europe occidentale et autres États disposent de l’autorité morale dans leur confrontation contre la Russie, ils risquent de perdre le soutien de l’essentiel du monde, a poursuivi M. Ramos-Horta.  Faisant observer le contraste existant entre leur réponse au conflit ukrainien et celle accordée aux autres conflits dans le monde, il a déclaré que les États du Sud percevaient là un double standard.  Il a cité en exemple le cas du Myanmar et le silence des pays du Nord face à la guerre menée contre son peuple. 

Les conséquences de ce conflit ont obligé de nombreux États à accroître leur dette, a déclaré le Président, avant d’exhorter les États du Nord à octroyer des enveloppes financières pour aider à protéger les plus faibles contre le double choc de la COVID-19 et de la guerre en Ukraine.

M. Ramos-Horta a également appelé à la solidarité des milliardaires en Asie, en Afrique et en Amérique, qu’il a invités à se réunir lors d’un sommet historique, organisé par le Secrétaire général, pour s’engager dans une vision et un plan d’action visant à débarrasser l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine de l’extrême pauvreté, de la malnutrition infantile, ainsi qu’à fournir de l’eau potable et des installations sanitaires à chaque communauté pauvre, des vaccins et des services de santé publique de base, de meilleures installations éducatives, de meilleurs logements avec des énergies renouvelables et une connectivité pour un meilleur accès à l’éducation et aux affaires.

Le Président a enfin exhorté la Russie, l’Ukraine et l’OTAN à ravaler leur orgueil, examiner leur politique passée, qui les a menées à un suicide commun et à éloigner leur forces de leurs frontières respectives, afin de laisser les Ukrainiens reconstruire leur pays et leurs vies et à permettre aux Russes de se retirer en sécurité à leurs frontières.

publié par Association France Timor Leste @ 20:30, ,




KTO TV : Eglises du monde - le Timor Leste

 https://programmetv.ouest-france.fr/magazine/religieux/eglises-du-monde-m103216476/timor-leste-une-nation-en-construction-c210058482/

publié par Association France Timor Leste @ 22:00, ,




Forum de Jeju : un appel à cesser les conflits et à favoriser le multilatéralisme

Agence de presse Yonhap Actualités 15.09.2022 à 16h45 Le président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta, prononce le jeudi 15 septembre 2022 un discours via liaison vidéo lors d'une cérémonie d'ouverture du 17e Forum de Jeju pour la paix et la prospérité au Centre international de conventions de Jeju (ICC Jeju) sur l'île de Jeju. SEOUL, 15 sept. (Yonhap) -- Des dirigeants anciens et actuels ont appelé ce jeudi à cesser les conflits et à favoriser le multilatéralisme pour faire face aux divers défis auxquels le monde fait face aujourd'hui comme la guerre en Ukraine et la rivalité sino-américaine. «La communauté internationale fait face à un environnement très grave et complexe, d'où la nécessité d'élaborer des stratégies intelligentes à travers une coopération étroite en tête à tête», a déclaré le Premier ministre Han Duck-soo via une liaison vidéo lors de la cérémonie d'ouverture du 17e Forum de Jeju pour la paix et la prospérité qui a débuté hier sur l'île de Jeju pour se dérouler pendant trois jours sous le slogan «Au-delà du conflit, la marche vers la paix : coexistence et coopération». «La république de Corée, le plus grand bénéficiaire de l'ordre international de la démocratie libérale, cherchera à contribuer à la paix et à la prospérité mondiale à travers le Forum de Jeju», a-t-il ajouté. Le président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta, a souligné la nécessité de «cesser les conflits et guerres» qui menacent et font souffrir nos familles, voisins et amis et de «ne plus répéter de telles tragédies» que nous ne pourrons oublier et faire oublier. L'ancienne présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri a également cité la paix mondiale comme le sujet de débat le plus urgent à l'heure actuelle. «La guerre entre la Russie et l'Ukraine ne s'est pas encore terminée et les conflits au Moyen-Orient et les tensions en mer de Chine méridionale persistent», a-t-elle fait remarquer. «Arrêter la guerre est une tâche de l'histoire étant donné qu'on peut prévoir que la guerre actuelle entraînera finalement des problèmes graves pour le monde entier», a-t-elle insisté en notant que des problèmes tels que le changement climatique, la crise énergétique, le risque de récession de l'économie mondiale ne sont pas confinés à un pays spécifique. L'ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le gouverneur de l'Etat américain du Maryland, Larry Hogan, ont quant à eux mis en avant l'importance d'une coopération multilatérale. «Non seulement des questions liées à la sécurité et à la paix comme l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le conflit entre les Etats-Unis et la Chine et la menace nucléaire nord-coréenne mais aussi la pandémie de nouveau coronavirus et la crise climatique menacent l'humanité toute entière. Comme de telles crises inédites auxquelles nous sommes confrontés affectent le monde entier, leurs solutions doivent aussi se baser sur la coexistence et le partenariat mondial», a déclaré Ban en mettant l'accent sur une approche multilatérale. Hogan a également appelé les pays à s'unir alors que le monde se trouve actuellement à «un carrefour important». «Mais une chose est claire malgré une telle situation. La force de l'union est plus grande que la force de la division», a-t-il souligné. lsr@yna.co.kr

publié par Association France Timor Leste @ 21:33, ,




Les échos : Contrat gazier géant : le Timor oriental joue la carte chinoise face à l'Australie

Lire l'article sur la page des échos : https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/contrat-gazier-geant-le-timor-oriental-joue-la-carte-chinoise-face-a-laustralie-1784605 Le pouvoir à Dili souhaite renégocier les termes d'un contrat gazier avec l'Australie. Et menace de se tourner vers Pékin si Canberra ne cède pas à ses exigences. (Photo) Le Timor oriental a célébré cette année le vingtième anniversaire de son indépendance. (Jack Nugent/Shutterstock) Par Gregory Plesse Publié le 30 août 2022 à 16:59Mis à jour le 30 août 2022 à 17:59 C'est une rencontre qui s'annonce délicate, ce mercredi à Dili, entre la ministre australienne des Affaires étrangères et les autorités timoraises. Au coeur de cette entrevue, un projet d'exploitation d'un gisement gazier et pétrolier offshore, baptisé « Greater Sunrise », estimé à plus de 50 milliards de dollars, situé à 150 km du littoral timorais, et à 450 km de Darwin, au nord de l'Australie. Ce petit pays de 1,3 million d'habitants a célébré il y a quelques mois le vingtième anniversaire de son indépendance , après un quart de siècle d'occupation indonésienne durant laquelle plus de 200.000 personnes furent tuées, mais reste l'un des plus pauvres du monde. C'est pourquoi « ce projet est absolument essentiel pour l'avenir du Timor oriental, estime Susannah Patton, directrice du programme Asie du Sud-Est au Lowy Institute. Car ce pays n'a quasiment aucune autre source de revenus. Donc si le Greater Sunrise ne voit pas le jour, c'est la crise économique assurée dans moins de dix ans ». Transformer pétrole et gaz sur place Autour de ce projet sont associés l'Etat timorais (57 %), Osaka Gas (10 %) et surtout Woodside Energy (33 %), le leader australien du gaz et du pétrole, qui doit assurer l'exploitation du gisement, puis sa transformation à Darwin. Un point sur lequel souhaite revenir le président timorais, José Ramos-Horta. Ce dernier, qui s'est vu décerner le prix Nobel de la Paix en 1996, et qui fut déjà président de 2007 à 2012, souhaite que le pétrole et le gaz extrait de ces gisements soient redirigés et transformés dans son pays, pour y créer de l'emploi et de l'activité économique. Il est même allé jusqu'à préciser, dans diverses interviews à la presse australienne qu'il était dans l'intérêt de Canberra de conserver un voisin « pro Australien et pro-occidental » et qu'il n'hésiterait pas à se tourner vers des investisseurs chinois si ses voeux n'étaient pas exaucés. Une menace qui n'est pas qu'un coup de bluff, d'après Susannah Patton. « La Chine souhaite accroître son influence stratégique au Timor et elle y a investi dans d'autres projets d'infrastructures. Mais financer une centrale de traitement de gaz dans ce pays sera aussi coûteux et risqué pour la Chine que pour Woodside ou l'Australie. » Option viable Woodside et le gouvernement australien ont toujours estimé que Darwin, pour la liquéfaction du gaz extrait, était la seule option commercialement viable. Mais, d'après un rapport commandé par le gouvernement timorais, et révélé par l'« Australian Financial Review », les coûts de construction et d'exploitation d'une telle centrale au Timor (14,1 milliards de dollars) seraient sensiblement les mêmes qu'à Darwin (11,8 milliards de dollars), et non pas deux fois plus élevés, comme l'avaient précédemment estimé Woodside. Le gouvernement australien est officiellement neutre sur la question et en convaincre les autorités timoraises sera sans doute la plus lourde tâche de Penny Wong, la cheffe de la diplomatie australienne. L'ancien président timorais, Xanana Gusmao, est en effet persuadé que le gouvernement australien représente avant tout les intérêts de ses entreprises, et notamment ceux de Woodside. Il faut dire qu'en 2004, les services de renseignements australiens avaient placé des micros dans le bureau de l'ancien Premier ministre timorais, Mari Alkatiri, alors que les deux pays négociaient le partage des ressources en hydrocarbures de la mer du Timor…

publié par Association France Timor Leste @ 01:00, ,