Les derniers déplacés de la crise de 2006 retournent chez eux
Publié le 2009/06/24

De Matt CROOK – Il y a 1 jour
METINARO, Timor oriental (AFP) — Gonzalo Gusmao, sa femme et leur fille ont rassemblé leurs maigres biens avant de quitter le camp de déplacés où ils avaient trouvé refuge pour fuir les violences ayant conduit le Timor oriental au bord de la guerre civile en 2006.
Gusmao, 40 ans, et sa famille ne vont pas aller bien loin. Quelques kilomètres seulement séparent le camp de Metinaro de leur quartier de Becora, sur les hauteurs de la capitale Dili.
Au printemps 2006, ils avaient dû fuir précipitamment leur maison pour sauver leur peau. "Nous avons été les derniers à partir. Lorsque j'ai vu que des maisons étaient en feu dans le voisinage, j'ai dit à ma famille que nous n'avions pas le choix. Nous sommes venus ici directement", témoigne Gusmao.
Plus de 100.000 personnes ont ainsi été déplacées à cause de cette crise liée aux tensions entre les Loromunu (habitants de l'ouest du pays) et les Lorosae (originaires de l'est). Au moins 37 personnes avaient été tuées dans les combats mettant aux prises des policiers, des militaires, des groupes privés armés et des bandes de jeunes adeptes d'arts martiaux.
La sécurité, assurée notamment par des soldats et policiers étrangers, s'est depuis nettement améliorée. Et, ces derniers mois, les autorités ont fermé la soixantaine de camps ouverts à la hâte pour accueillir les déplacés.
Metinaro, où se sont serrés jusqu'à 9.000 personnes, est le dernier à être démoli.
Pour les dernières familles à le quitter, l'avenir est incertain. Un programme de réinsertion, géré avec l'aide d'organismes internationaux, a été mis en place, avec notamment une aide financière d'environ 4.500 dollars pour chacune.
Mais Gusmao craint le retour à Becora. "Je ne sais pas si nous allons être de nouveau acceptés par nos voisins et les personnes qui se sont installées dans le quartier", reconnaît-il.
Une autre déplacée, Bemvinda Freitas, une mère de famille de 40 ans entourée de jeunes enfants, se dit aussi "un peu nerveuse": "j'ai peur des marques de rejet mais je suis aussi excitée de revenir chez moi".
Pour préparer au mieux ces retours, les autorités timoraises, l'Organisation des Migrations internationales (OMI) et les Nations unies ont multiplié les réunions dans les villages et quartiers. "Nous établissons la médiation et le dialogue, en particulier dans les lieux où les tensions ont été les plus fortes" en 2006, explique Brad Mellicker, coordinateur du camp pour l'OMI.
"Jusqu'à présent, 150 familles sont parties (de Metinaro) et il n'y a pas eu de problèmes importants", ajoute-t-il.
Pour Gusmao, le retour à Becora ne sera qu'un premier pas pour retrouver une vie normale. Il lui faudra notamment reconstruire, "avec l'argent de l'aide financière", sa maison, "très endommagée durant la crise".
La fermeture des camps de déplacés marque une nouvelle étape dans la stabilisation du Timor oriental après les années tumultueuse ayant suivi l'indépendance de l'Indonésie en 2002. Mais, de l'avis de ses dirigeants, au premier rang desquels le président José Ramos-Horta, le plus jeune des Etats asiatiques n'est pas encore en mesure de se passer du contingent international qui y assure la sécurité, en partie sous mandat de l'ONU.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.
Lire la dépêche sur le site AFP (avec illustrations)
publié par Association France Timor Leste @ 00:46,
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Timorais de l'Est en Indonésie
Publié le 2009/06/22

Des "nouveaux citoyens" de seconde classe
16.06.2009
Dix ans après le référendum pour l’indépendance du Timor-Oriental, plus de 20 000 réfugiés timorais vivent encore, de façon extrêmement précaire, dans des camps dans la partie indonésienne de l'île. La majorité d’entre eux avaient voté pour l’autonomie plutôt que l’indépendance, et craignent des représailles à son retour au Timor. Presque une décennie plus tard, explique The Age, plus personne ne se soucie de ces gens. Ils vivent dans une sorte de "purgatoire, dans 60 camps de réfugiés éparpillés le long de la frontière". Depuis 2002, rapporte le journal, l’Indonésie a fait d’eux de "nouveaux citoyens", mais tous ne rêvent que d’une chose : rentrer chez eux. En Indonésie, ils n’ont pas de terres à cultiver, et la carte d’identité qui leur donnerait accès aux aides sociales et aux services de base coûte plus d’une semaine de salaire, soit 25 000 roupies [1,70 euro]. "Personne n'assume la responsabilité de cette situation, et ces réfugiés ont perdu tout espoir", déplore le quotidien de Melbourne.
Lien vers la page du Courrier international on line
publié par Association France Timor Leste @ 00:59,
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L'avortement d'urgence autorisé par le Parlement
Publié le 2009/06/05

TIMOR ORIENTAL: Malgré l’opposition de l’Eglise, le Parlement approuve une mention du Code pénal autorisant l’avortement d’urgence
VietCatholic News (05 Jun 2009 16:22)
Le Parlement est-timorais vient de valider un additif au Code pénal, autorisant l’avortement dans le cas où la vie de la mère est mise en danger. Cette mention d’exception à l’article de loi qui condamne l’avortement, stipule qu’il est « légitime » de préférer la vie de la mère à celle d’un enfant « non-né ». Il est également précisé que les parents et trois médecins doivent donner leur accord pour « l’extraction de l’embryon du corps de la mère ». Dans un pays essentiellement rural et où la couverture médicale est faible, les sages-femmes seront de fait habilitées à pratiquer ces interruptions de grossesse en urgence (1).
Ce point de l’article 142, débattu depuis mars dernier, a fait l’objet de nombreuses consultations entre les législateurs, le gouvernement et les responsables de l’Eglise catholique laquelle, au Timor oriental, rassemble plus de 95 % de la population. Celle-ci avait marqué son opposition à toute exception concernant la loi d’interdiction de l’avortement, élaborée à l’automne dernier sur les bases des conceptions chrétiennes, dans le cadre de la refonte du Code Pénal national destiné à remplacer le Code indonésien encore en vigueur dans le pays (2).
Cette ébauche de législation, pénalisant l’avortement et le considérant comme un crime, avait été accueillie très favorablement par la communauté catholique, un dernier point restant cependant à discuter: celui où la grossesse met en danger la vie de la femme et où il ne semble pas possible de sauver à la fois l’enfant et sa mère.
L’Eglise avait maintenu son veto lors des rencontres avec les responsables du gouvernement: « L’Eglise catholique ne changera pas sa position concernant l’avortement …parce que l’un des 10 commandements est: ‘Tu ne tueras point’ », avait déclaré en mars dernier Mgr Basilio do Nascimento, évêque de Bacau. Avec Mgr Alberto Ricardo da Silva, évêque de Dili, le prélat avait également publié le 15 avril une lettre pastorale en portugais, dans laquelle étaient cités de nombreux textes fondamentaux, dont le Catéchisme de l’Eglise catholique, réaffirmant « la nature sacrée et inviolable de la vie, de la conception à la mort ».
Les évêques des deux diocèses du Timor oriental ont également rappelé dans leur Lettre que cette conception chrétienne de la valeur de la vie faisait intimement partie de la culture est-timoraise.
(1) Ucanews, 2 juin 2009; Gènéthique, 4 juin 2009
(2) Originellement colonie portugaise, le Timor oriental fut annexé par l’Indonésie en 1975. Le pays fit sécession en 1999 mais n’acquit sa pleine indépendance qu’en 2002, après avoir été sous administration provisoire des Nations Unies.
(Source: Eglises d'Asie, 5 juin 2009)
Lire l'article à la source
publié par Association France Timor Leste @ 07:54,
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Coopération française et onusienne - sécurisation des bâtiments officiels
Publié le 2009/05/24

Lien vers le site de l'Ambassade de France à Jakarta
"A Dili, capitale du Timor Est, devant le nouveau palais présidentiel, des policiers français et australien répètent des exercices avec les Gardes civils (DNSEP), fonctionnaires chargés de la protection des bâtiments officiels.
Les experts français, détachés du Service de sécurité du ministère de l’Intérieur (SSMI) et du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), encadrent l’instruction de quelque 75 gardes par 26 instructeurs qu’ils ont d’abord formés.
Cette opération durera deux mois et fait suite à une première mission, en 2008, où une première promotion d’instructeurs de la DNSEP avait été mise sur pieds.
Comme l’an passé, ce projet est cofinancé par la mission de maintien de la paix onusienne (MINUT), qui la considère essentielle à la stabilisation du pays."
Photo Martine Perret / UNMIT
publié par Association France Timor Leste @ 13:35,
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France-Timor : Mémoire combattante
Lien vers le site de l'Ambassade de France pour le Timor, à Jakarta
publié par Association France Timor Leste @ 13:19,
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Police Timoraise
Publié le 2009/05/16

Photo de Martine Perret / UNMIT (Photo of the day)
Le District de Lautem (le plus oriental) est le premier où la Police Nationale (PNTL) reprend l'intégralité des responsabilités de sécurité.
Lors d'une cérémonie (photo), à Los Palos, le Premier Ministre Xanana Gusmao et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, l'Indien Atul Khare, se sont adressés aux responsables gouvernementaux et diplomatiques, aux officiers de police, aux dirigeants locaux et aux membres de la communauté.
publié par Association France Timor Leste @ 08:27,
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Lancement de la Commission Nationale de l'UNESCO
Publié le 2009/04/24
Un Festival de la Science et de la Culture est en cours à Dili, pendant trois jours, en simultanée avec la première Foire du Livre en Tetum, le tout se déroulant au Centre d'expositions Mercado Lama, au centre de la capitale.
Le Festival marque le lancement de la Commission Nationale pour l'UNESCO au Timor-Leste, ce 23 avril. La Commission, composée par 20 membres, est présidée par Kirsty Sword Gusmao, l'épouse du Premier Ministre Xanana Gusmao.
"C'est un moment historique dans la vie du Timor Leste en tant que membre de l'Unesco", a déclaré le Président de la République José Ramos Horta. Le Timor Leste est devenu le 198ème membre de l'Unesco en 2003.
Les Commissions Nationales pour l'Unesco sont des organismes créés par les États membres dans le but d'associer des structures gouvernementales et non-gouvernementales au travail de l'organisation.
Kirsty Sword Gusmao a annoncé les priorités de la commission : l'éducation des enfants, en impliquant les parents dans le processus ; la participation à l'élaboration des programmes scolaires pour les neuf ans de scolarité de base, en ciblant sur la formation scientifique incluant le développement professionnel des enseignants et la promotion de l'installation de laboratoires scientifiques ; le développement culturel et la politique linguistique ; le développement de l'éducation institutionnelle, en particulier, la création d'une bibliothèque et d'un musée nationaux, d'écoles nationales de musique et d'art et de centres culturels régionaux, en préservant l'héritage naturel et culturel du Timor Leste.
Pour en savoir plus, en anglais
publié par Association France Timor Leste @ 09:27,
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Radio Australie en français on line
24 heures dans le Pacifique
Actualités
Abandon de dispositions du code pénal sur l’avortement au Timor Leste
7 Avril 2009
Le gouvernement a cédé aux pressions exercées par l’Église catholique et a décidé de supprimer une disposition du projet de code pénal qui décriminalisait l’avortement pour les victimes de violence ou d’inceste.
Dans la première mouture du code pénale annoncée l’année dernière, un article décriminalise les interruptions volontaires de grossesse si la grossesse en question met en danger la santé physique ou mentale des femmes ou si une femme a été victime d’un viol ou d’une relation incestueuse.
C’est la deuxième partie de cet article, le viol et l’inceste, qui a maintenant été supprimée.
Pour Alita Verdial, de la Fondation Alola, mise en place par l’épouse du Premier ministre, Kirsty Sword Gusmao, cette décision signifie que les femmes victimes de violences sexuelles continueront à se faire avorter dans la clandestinité et dans des conditions malsaines et dangereuses pour la santé. Alita Verdial insiste pour que les interruptions de grossesse se fassent en milieu médical.
Le Président du Timor Leste devrait bientôt approuver ce premier code pénal du Timor Leste.
publié par Association France Timor Leste @ 12:14,
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Le Timor Leste dans le contexte régional
Publié le 2009/04/04
Radio Australie - 24h dans le Pacifique
Actualités
Mauvaises nouvelles de la BAD
2 April 2009
La Banque asiatique de développement (BAD) vient de publier son rapport annuel « Perspectives de développement en Asie ».
Ce rapport fait état d’une baisse générale de la croissance économique des États insulaires du Pacifique de 5,1% en 2008 à 3% en 2009, l’effet direct de la crise financière mondiale.
La BAD estime que la Papouasie Nouvelle-Guinée et le Timor Leste seront les seuls pays à bénéficier d’une croissance modérée. La Banque mondiale a également décidé de réviser à la baisse ses prévisions de croissance économique dans les pays en développement.
Le rapport de la BAD ajoute que plusieurs pays vont souffrir d’une croissance « négative » associée à la baisse des virements effectués par les travailleurs expatriés et à la chute du nombre de touristes. Fidji, le Samoa, le royaume de Tonga et Palau seront les plus touchés.
Hafeez Rahman, directeur général du Bureau Pacifique de la BAD, conseille aux gouvernements de la région de prendre des mesures vigoureuses pour stimuler l’économie.
La BAD a promis une augmentation de 50% des prêts pour la région sur les trois prochaines années.
publié par Association France Timor Leste @ 00:01,
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Adieu conflit, bonjour développement !
Publié le 2009/04/03
Courrier du Vietname
Actualités - Monde
03-04-2009
Timor oriental : réunion des pays donateurs pour combattre la pauvreté
Une réunion internationale des pays donateurs pour le Timor oriental a débuté hier à Dili pour discuter de la sécurité et du développement dans ce jeune pays, l'un des plus pauvres du monde.
La conférence, qui doit durer 3 jours, réunit des gouvernements étrangers, des organisations non-gouvernementales, les Nations unies et la Banque mondiale. Elle se concentrera sur le maintien de la paix et la réduction de la pauvreté, selon des sources officielles.
"Le défi est de consolider les réformes dans les domaines de la sécurité et de la défense, d'améliorer l'efficacité et la pérennité des programmes de sécurité sociale, et, sur le long terme, de soutenir la croissance économique et la lutte contre la pauvreté", indique le communiqué d'ouverture.
"2009 sera une année difficile à cause de la crise financière mondiale et de la chute des prix du pétrole qui a brutalement amputé les revenus pétroliers potentiels du Timor oriental", précise le communiqué.
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Le slogan de la conférence de donateurs est bien explicite : "Good-bye Conflict, Welcome Development"
publié par Association France Timor Leste @ 23:50,
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