Timor oriental : un monument en l’honneur des soldats sud-coréens tués

#Focus Asie l 2020-11-09


ⓒ Ministry of Foreign Affairs

Au Timor oriental, une stèle commémorative a été construite la semaine dernière près de la rivière Ekat en l’honneur de cinq soldats sud-coréens tués au cours d’une mission de maintien de la paix.


Entre 1999 et 2003, la Corée du Sud y a dépêché 3 328 militaires de l’unité Sangnoksu à la demande de l’Organisation des nations unies. A l’époque, le pays d’Asie du Sud-est était ébranlé par les milices indonésiennes qui tentaient d’empêcher son indépendance. Durant ce temps-là, cinq sud-Coréens ont perdu la vie, emportés par des courants rapides.


Ce projet lancé par l’ambassade de Corée du Sud au Timor-Leste intervient à la suite de la réparation, en mars dernier, de la tour commémorative située dans un parc de la ville d’Oecusse sur laquelle sont gravés les visages des victimes.


Le maire d’Oecusse s’est engagé à mettre en place un parc près du nouveau monument et à construire une route permettant de le relier au centre-ville en 30 minutes, contre deux heures actuellement.

publié par Association France Timor Leste @ 16:29, ,




Le football avance au Timor oriental

https://fr.fifa.com/news/le-football-avance-au-timor-oriental

03 sept. 2020

Le Timor oriental est l’une des dernières associations membres à avoir rejoint la FIFA

D’importants progrès ont été réalisés depuis l’indépendance en 2002 

Le Timor oriental fait partie des nouvelles recrues au sein de la grande famille du football international. En effet, l’association a intégré la FIFA en 2005, trois ans après l’indépendance du pays. Mais les insulaires n’ont pas attendu le 21ème siècle pour s’initier au ballon rond.

Le football a été introduit au Timor oriental à l’époque de la colonisation portugaise. Si les Européens ont été les premiers à le pratiquer, les autochtones l’ont rapidement adopté. La pratique amateur a connu un essor extrêmement rapide, au point de faire du football le sport numéro un dans tout le pays.

 L’occupation indonésienne et le long combat pour l’indépendance ont succédé au départ des Portugais, dans les années 70. Si le paysage politique a connu d'importants bouleversements, la passion des Timorais pour le beau jeu ne s'est jamais démentie.

La Fédération de football du Timor oriental (FFTL) a été fondée l’année même de l’indépendance. Elle s’est immédiatement attachée à mettre sur pied une équipe pour représenter cette jeune nation.

L’année suivante, le Timor oriental a participé pour la première de son histoire aux qualifications pour la Coupe d’Asie de l’AFC. Football in Timor Leste. 

 Les pieds sur terre 

Avec un peu plus d’un million d’habitants répartis sur 15 000 kilomètres carrés, le Timor oriental doit se satisfaire de ressources limitées.

Cette situation n’empêche nullement les dirigeants de nourrir de grandes ambitions. Avec l’aide de la FIFA et de l’AFC, la FFTL s’est lancée dans la promotion du football, l’organisation de compétitions et la mise à disposition de formations pour les entraîneurs et les arbitres des deux sexes.

"Nous sommes dans une bien meilleure situation aujourd'hui", assure Francisco Jeronimo, le président de la FFTL, interrogé par FIFA.com. "Nous avons mis en place une série de compétitions dans tout le pays, pour différentes tranches d’âge. Et les femmes ne sont pas en reste ! Il y a désormais des tournois dans toutes les villes." Football in Timor Leste. 

Les objectifs de la vision de la FFTL :

- Mettre en place des programmes de développement du football de base et de jeunes dans toutes les municipalités

- Proposer plus de compétitions locales et nationales, conformément au plan stratégique de la FFTL

 - Proposer des cours pour entraîneurs

- Proposer des cours pour entraîneurs de futsal

- Proposer des cours pour gardiens de but et des cours de préparation physique

 

Des progrès remarquables

Les premiers résultats se font sentir lors des qualifications pour le Championnat de l’AFF 2012, au cours desquelles le Timor oriental signe sa première victoire, un succès retentissant (5-1) face au Cambodge. Malgré une courte défaite 2-1 contre le Myanmar, les insulaires s’imposent 3-1 devant le Laos.

Malheureusement, un nouveau revers (2-1) devant Brunei les prive d’une qualification. Les Timorais remportent leur premier trophée en 2018, à l’occasion du tournoi Hassanal Bolkiah, qui rassemble sept équipes. Ils débutent leur parcours par une courte victoire (1-0) sur Brunei, pays hôte de la compétition. Malgré une défaite 2-0 face au Myanmar, ils obtiennent le nul (1-1) contre la Thaïlande et accèdent au dernier carré. En demi-finale, ils viennent à bout de Singapour, qui compte pourtant parmi les ténors régionaux.

Quelques jours plus tard, Henrique Cruz inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire du football timorais en signant l’unique but de la finale face au Cambodge. 

 Sur la scène nationale, la Liga Futebol Amadora 1 a été lancée en 2015 et réunit huit équipes. Douze autres figurent pour l’instant en deuxième division, qui porte le nom de Liga Futebol Amadora 2.

 "Le football est le sport le plus populaire au Timor oriental, que ce soit en termes de participation ou de nombre de spectateurs", se réjouit Jeronimo. "Dans tout le pays, on joue partout, dans les villes et dans les villages. Auparavant, l’organisation était un peu déficiente.

Mais désormais, la FFTL est là pour accompagner le développement du football sur tout le territoire.

publié par Association France Timor Leste @ 12:10, ,




1er Octobre : Première réunion d'adhésion du Timor-Leste à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

Le groupe de travail sur l'adhésion des Comores se réunira le 14 septembre tandis que le Timor-Leste doit tenir sa première réunion d'adhésion avec les membres de l'OMC le 1er octobre. L’Éthiopie et l’Ouzbékistan, qui ont relancé au début de cette année leurs groupes de travail respectifs après de longues périodes d’inactivité, se préparent activement à organiser des réunions de suivi dans les mois à venir. Ces quatre pays font partie des 23 pays en voie d'adhésion.
 
«Les accessions à l'OMC ont été une réussite pour l'Organisation, étendant la portée des règles de l'OMC à 98% du commerce mondial et portant le nombre total de membres à 164», a déclaré le Directeur général adjoint de l'OMC, Alan Wolff. «Malgré la crise pandémique, de nombreux gouvernements accédants restent actifs et sont régulièrement en contact avec les membres et le Secrétariat pour faire avancer les travaux techniques.»
 
DDG Wolff a expliqué que le Secrétariat de l'OMC soutient activement les gouvernements accédants par le biais d'activités d'assistance technique et de sensibilisation, qui sont désormais proposées sous forme virtuelle. S'appuyant sur le succès de la Semaine des accessions tenue en juin, à laquelle ont participé plus de 800 participants, le Secrétariat prévoit d'organiser des activités sur les négociations agricoles liées à l'accession, les accessions de la région arabe (conjointement avec le Fonds monétaire arabe), le commerce pour la paix par Accession à l'OMC (avec les institutions partenaires) et 25 ans de réalisations dans les accessions à l'OMC. 
 
Le DGA Alan Wolff annonce le programme de l’automne concernant les accessions à l’OMC

publié par Association France Timor Leste @ 12:12, ,




Le Timor oriental, bon élève dans la lutte contre le Covid

A Dili, la capitale du Timor oriental, le 16 avril dernier. A Dili, la capitale du Timor oriental, le 16 avril dernier.  

VATICAN NEWS

28 août 2020

 

https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2020-08/timor-est-covid-pandemie.html

Le Timor oriental, bon élève dans la lutte contre le Covid

Malgré la fragilité de son système de santé, le petit pays d'Asie du Sud-Est semble avoir enrayé la pandémie en prenant des mesures drastiques, à commencer par la fermeture de ses frontières.

VNS-Le Timor oriental a enregistré seulement 26 cas de coronavirus, dont un seul présentant les symptomes, - tous importés -, et aucun décès, rapporte l'agence de presse UCA News. 

Le gouvernement de ce petit pays pauvre à majorité catholique d'Asie du Sud-Est, malgré un système de santé défaillant, a réussi à vaincre la pandémie en réagissant rapidement, dès la fin du mois de mars en fermant ses frontières d'abord aux non-citoyens puis à n'importe quel visiteur, en appliquant des règles encore plus strictes que dans l'Australie voisine et riche. 

Aux citoyens timorais qui sont restés à l'étranger (principalement des étudiants, des travailleurs saisonniers en Australie ou des personnes occupant des emplois peu qualifiés au Royaume-Uni, en Irlande et en Corée du Sud) - rapporte UCA News - le pays a offert une aide pour rester à l'étranger. Les familles qui gagnent moins de 500 dollars par mois ont droit à une subvention mensuelle de 100 dollars de la part du gouvernement.

Ces mesures drastiques ont permis au Timor oriental de mettre fin à l'état d'urgence fin juin et de rouvrir ses frontières internationales - y compris la frontière terrestre avec la province indonésienne de Nusa Tenggara Est - en appliquant une quarantaine de deux semaines aux passagers entrants et en désinfectant toutes les marchandises en transit.

De gros investissements contre la crise sanitaire

Le père Erik Gerilla, prêtre jésuite philippin, ancien responsable des services sociaux des jésuites au Timor oriental, en visite au mois de juin, a raconté à quel point les contrôles à son arrivée étaient scrupuleux et attentifs :

«Dès que nous sommes arrivés à l'aéroport, nos corps et nos vêtements ont été aspergés de désinfectant, y compris les semelles de nos chaussures, a-t-il rapporté à UCA News, rappelant que pour voyager dans le pays, il faut être négatif au test Covid-19. "Une quarantaine de 14 jours est obligatoire pour tous les voyageurs", dans des hôtels et des installations assez confortables et bien gérées, où les responsables de la santé se rendent chaque jour pour vérifier les symptômes cliniques.

Cependant, le Timor oriental a également connu quelques difficultés pendant le confinement. Comme ailleurs, les femmes, en raison de leur isolement, ont souffert de l'augmentation de la violence domestique et les enfants du manque de relations avec leurs camarades de l'école. En outre, le pays a épuisé toutes ses ressources économiques et s'approche avec crainte de l'épuisement des revenus du pétrole et du gaz, qui ont soutenu son économie jusqu'à présent.

Des chercheurs de l'Université nationale australienne ont révélé que le Timor a dépensé beaucoup plus d'argent pour répondre à la crise du Covid-19 que tout autre voisin du Pacifique. Le pays a dépensé 8,3 % de son produit intérieur brut (PIB), en comparaison des 0,8 % dépensés en Papouasie-Nouvelle-Guinée par exemple. La réponse du Timor-Oriental a donc été autofinancée à près de 100 %, même si le pays est l'un des plus dépendants de l'aide internationale. 

Vatican News Service -AP

publié par Association France Timor Leste @ 11:56, ,




18ème anniversaire de la restauration de l'indépendance de la RDTL


publié par Association France Timor Leste @ 17:48, ,




Matebian

Au Timor oriental, vie et mort dans la montagne aux esprits

Le mont Matebian est un lieu unique où se réfugièrent, dans les années 1970, des milliers de personnes victimes des massacres de l’armée indonésienne. Des survivants témoignent.

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Publié le 03 décembre 2019 à 03h34 - Mis à jour le 03 décembre 2019 à 06h32
 
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José Ramos-Horta lors d’un rassemblement de villageois fuyant l’armée indonésienne en 1975. Il deviendra président entre 2007 et 2012.
José Ramos-Horta lors d’un rassemblement de villageois fuyant l’armée indonésienne en 1975. Il deviendra président entre 2007 et 2012. ALAMY STOCK PHOTO
 
Le chemin s’élève à flanc de montagne jusqu’au pied d’un pain de sucre en surplomb de la vallée. Depuis une heure et demie, au fur et à mesure de notre progression vers le sommet, Mateus Ximenes, la soixantaine, pointe du doigt les traces désormais invisibles d’une lointaine tragédie. Quarante-trois ans après, il n’a oublié aucun détail de l’interminable épreuve : « Ici, sous cet arbre, deux personnes tuées sous les bombes indonésiennes. » Plus haut, il désigne une prairie en pente douce : « Là, toute une famille d’un village du [district] de Los Palos décimée d’un seul coup sous un bombardement. » Arrivé à un faux plat dominant la petite ville de Baguia et son vieux fort portugais, il fait un geste plus large : « Des dizaines de personnes ont survécu sur ce terrain pendant deux ans, mangeant des herbes, des racines, n’importe quoi. »
Mateus Ximenes n’était encore qu’un adolescent quand, le 7 décembre 1975, le Timor oriental, alors une colonie portugaise située au tout extrême orient de l’Asie, fut envahi par l’armée du tyran indonésien, le général-président Suharto. Son aviation et son artillerie se mirent à bombarder sans répit les places fortes de la résistance, ces endroits difficiles d’accès d’où les guérilleros tentaient de harceler les troupes d’occupation.

Des années de terreur

Mateus fit partie de ces dizaines de milliers de Timorais qui trouvèrent refuge sur les contreforts du Matebian. Ce massif n’est pas seulement l’un des plus hauts (2 316 mètres) du Timor-oriental : c’est aussi une « montagne magique » au statut particulier : en tetun, l’une des langues principales du pays, son nom signifie « la montagne aux esprits ». Les Timorais pensent depuis des temps immémoriaux que les âmes mortes s’y rassemblent. L’histoire a tragiquement donné du poids à cette antique croyance…
Les militaires indonésiens ne faisaient aucune différence entre civils et combattants. Leurs attaques étaient si fréquentes, et si violentes, que les morts se comptèrent bientôt par centaines, voire plus, sur la fameuse montagne. Encore aujourd’hui, les chiffres restent imprécis quant au nombre de victimes.
Ces hommes, ces femmes, ces enfants ne furent pas seulement tués par les bombes : beaucoup succombèrent à la faim et à la maladie, tout comme des dizaines de milliers d’autres à travers le Timor oriental, un territoire vaste comme deux fois la Corse, hérissé d’une épine dorsale montagneuse qui sursaute, d’est en ouest, en des élancées parfois spectaculaires. Au total, au moins 100 000 personnes – certaines sources parlent de 200 000 – furent les victimes de l’invasion puis des années de terreur qui suivirent. Exécutées, mortes de faim, de maladies.

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https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/03/au-timor-oriental-vie-et-mort-dans-la-montagne-aux-esprits_6021416_3210.html 


publié par Association France Timor Leste @ 14:31, ,




Timor oriental, un territoire convoité

LE MONDE

La situation stratégique et les richesses en pétrole et en gaz de cette moitié d’île de l’Asie du Sud-est suscite l’appétit des puissances indonésienne, australienne et chinoise. 


Publié le 06 septembre 2019 à 15h31 - Mis à jour le 06 septembre 2019 à 16h42
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Une richesse pétrolière convoitée par l’Australie

Entre l’Australie et le Timor oriental, les relations sont complexes, du fait de la présence d’immenses réserves de gaz et de pétrole dans la mer de Timor, qui sépare les deux Etats. Longtemps exploitée au profit de l’Australie, cette richesse est essentielle pour le Timor oriental.
 https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/06/timor-oriental-un-territoire-convoite_5507291_3210.html


Sur ce sujet voir aussi : http://timor-france5.blogspot.com/

publié par Association France Timor Leste @ 15:34, ,




José Ramos-Horta : « Nous avons réussi à panser nos plaies »

L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), évoque les premières années d’existence de la toute jeune démocratie. 


Par Publié le 06 septembre 2019 à 12h19 - Mis à jour le 06 septembre 2019 à 19h04
 
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L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), chez lui, à Dili, le 29 août.
L’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), chez lui, à Dili, le 29 août. LUKAS COCH / EPA-EFE / MAXPPP
Pardonner, tirer un trait sur le passé, se concentrer sur l’avenir. Vingt ans après le référendum d’autodétermination qui allait mener l’ancienne colonie portugaise à l’indépendance en 2002, l’ancien président du Timor oriental, José Ramos-Horta (2007-2012), revient pour Le Monde sur ce qu’il considère être un aspect fondamental des premières années d’existence de la toute jeune démocratie : « L’un des plus grands succès de notre pays est d’avoir réussi à panser ses plaies. Nous avons achevé un processus de “guérison nationale” des traumatismes », estime cet homme de 69 ans, rencontré dans le jardin de sa belle propriété dominant la baie de Dili, capitale du Timor-Leste.

Fils d’un Portugais exilé durant la dictature de Salazar (1933-1974) et d’une mère timoraise, il fut, dès la sanglante invasion de son pays par l’armée indonésienne, en 1975, et durant les vingt-quatre années d’occupation qui suivirent, l’infatigable porte-parole de la résistance. Sa légitimité au regard de l’histoire et son prix Nobel de la paix, reçu en 1996, qu’il partagea avec l’évêque de Dili Mgr Carlos Filipe Belo, lui permettent d’afficher un pragmatisme absolu sur tous les sujets. Au risque d’en choquer plus d’un.
 
Selon lui, la mise sur pied d’un tribunal spécial, sur le modèle de ceux qui ont condamné les génocidaires rwandais ou les criminels serbes, n’aurait pas été pertinente pour son île. « Les événements qui ont mené à notre indépendance se sont chargés par eux-mêmes de régler la question d’un hypothétique jugement, assure-t-il. Ce sont les Indonésiens qui ont forcé le dictateur Suharto à la démission. Quant aux pays de la communauté internationale qui avaient pris position contre nous en s’alignant sur l’Indonésie, comme les Etats-Unis et l’Australie, ils ont fini par jouer un rôle crucial en notre faveur ! »

Géants indonésiens et australiens

Celui qui fut aussi ministre des affaires étrangères (2002-2006) et premier ministre (2006-2007) affirme en outre, à raison, que l’inculpation formelle, en 2003, par les Nations unies, de l’ancien commandant en chef des forces armées indonésiennes, le général Wiranto, pour crimes contre l’humanité au Timor, n’a servi à rien : « Il était impensable d’imaginer que l’Indonésie allait le livrer pour qu’il soit jugé ! » Non seulement Wiranto n’a jamais été livré par Djakarta, mais il est aujourd’hui ministre de la sécurité de son pays…
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publié par Association France Timor Leste @ 16:47, ,




Comment le Timor oriental est devenu un petit « miracle » démocratique

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/06/comment-le-timor-oriental-est-devenu-un-petit-miracle-democratique_5507192_3210.html

LE MONDE

Par  

Publié le 06 septembre 2019 à 12h19 - Mis à jour le 08 septembre 2019 à 17h19



Au loin sur la rade, dominant l’océan depuis un escarpement rocheux, la statue du Christ-Roi aux bras largement écartés semble toujours bénir Dili, la capitale du Timor oriental. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancienne colonie portugaise a eu amplement besoin, dans sa récente histoire, des attentions de ce Christo rei solitaire qui veille sur la baie de Dili…

Il y a vingt ans, rendus fous de colère par les résultats du référendum du 30 août 1999 qui approuvait, à plus de 78 %, l’indépendance du Timor oriental – signifiant ainsi le retrait de l’Indonésie, puissance occupante depuis un quart de siècle –, les soldats de Djakarta, leurs alliés des milices locales et autres « collabos » mirent le pays à sac. Environ 70 % des villes du Timor oriental furent alors rasées, incendiées, détruites. Les violences firent 1 400 morts et provoquèrent la fuite de plus de 200 000 personnes dans l’autre partie de l’île, le Timor occidental voisin, qui appartient à la République d’Indonésie depuis la proclamation d’indépendance de celle-ci, en 1945. Ceux qui étaient restés durent attendre plusieurs semaines – jusqu’au 20 septembre 1999 – pour être « libérés » par une force d’intervention militaire multinationale sous direction australienne. Cela après que l’Organisation des Nations unies (ONU) eut conseillé l’envoi au Timor oriental d’un contingent destiné à « rétablir la paix et la sécurité ».

Des jeunes Timorais au bord d’une piscine datant de la colonisation portugaise, à Baucau, dans le nord-est de l’île, en août 2019.
Des jeunes Timorais au bord d’une piscine datant de la colonisation portugaise, à Baucau, dans le nord-est de l’île, en août 2019. Dimas Ardian/Bloomberg via Getty Images

Toutes les apparences de la stabilité

Le gouvernement et les citoyens ont célébré, vendredi 30 août, le 20anniversaire de ce référendum aux conséquences ambiguës, qui déclencha des horreurs mais fut aussi le premier pas vers la liberté. En 2002, après trois ans d’administration intérimaire sous l’égide de l’ONU, le Timor oriental est devenu une nation indépendante. Et les citoyens de 2019 ont, en général, toutes les raisons de se féliciter de leur situation actuelle : le Timor-Leste, selon l’appellation officielle en portugais, et son million trois cent mille habitants est devenu l’une des démocraties les plus accomplies de l’Asie du Sud-Est, où ce genre de système est relativement rare.

Même si la violence politique et la désunion n’ont pas épargné le Timor oriental, qui reste l’une des plus jeunes nations de la planète, le pays est pacifié. Son niveau de liberté de la presse est remarquable. Après la crise de 2006, quand une grosse poignée de factieux de l’armée fomenta une insurrection et, deux ans plus tard, la tentative d’assassinat du président José Ramos-Horta (2007-2012), la République démocratique du Timor oriental donne désormais toutes les apparences de la stabilité. La tenue régulière de scrutins législatifs est la preuve de la possibilité d’une alternance démocratique renouvelée.

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publié par Association France Timor Leste @ 16:44, ,




En route pour le développement inclusif à Timor Leste

Publication de l'Organisation Internationale du Travail (OIT)

Timor Leste doit promouvoir la croissance et l’emploi durable et inclusif dans ses zones rurales, où vit 70 pour cent de la population, pour atteindre ses objectifs de développement. Pour aider le pays, un projet de l’OIT sur l’infrastructure donne du travail à des femmes et à des personnes handicapées dans le secteur de l’agroforesterie.

Reportage | 5 septembre 2019
Plus de 90 kilomètres de routes rurales allaient être refaites et entretenues par des sous-traitants timorais, dans le cadre du projet de l’OIT ERA Agro-Forestry.
Baguia, Timor-Leste (OIT Infos) – Rui Guterres se battait pour nourrir sa famille de trois enfants en combinant riziculture et élevage. Il espérait trouver un emploi pour avoir des revenus plus réguliers. Mais en septembre 2018, quand il a entendu parler du projet de construction d’une route dans son village, Baguia, à l’Est de Timor-Leste, il pensait que ses chances d’être embauché étaient réduites. Rui Guterres, 32 ans, est né avec une malformation à la jambe droite. «Tout le monde est différent, mais quand on est handicapé, on joue pas à égalité avec les autres», dit-il. «Je suis quand même allé aux réunions au village pour en savoir plus sur le projet, et voir si j’avais une chance.»

Rui Guterres
Aux réunions, il a appris que dans sa région, plus de 90 kilomètres de routes rurales allaient être refaites et entretenues par des sous-traitants timorais, dans le cadre du projet de l’OIT ERA Agro-Forestry. Ce projet, financé par l’Union européenne (UE), vise à promouvoir le développement rural et l’inclusion sociale en améliorant l’accès aux zones rurales agroforestières

«La main-d’œuvre pour ces projets de reconstruction et d’entretien des routes est recrutée parmi la population qui vit à côté de ces routes», explique Albert Uriyo, chef du projet ERA Agro-Forestry. «Ce programme bénéficie aux populations locales en développant l’économie locale grâce au versement de salaires, au développement des compétences des travailleurs et en offrant des opportunités à des personnes, notamment aux plus vulnérables, comme les handicapés, pour leur permettre d’acquérir de l’expérience grâce à un emploi plus formel.»

Le protocole d’accord signé entre les municipalités locales et les sous-traitants – environ 40 à ce jour – qui vont réaliser les travaux, met particulièrement l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le projet ERA Agro-forestry met l’accent sur l’inclusion des personnes handicapées et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cette approche inclusive s’inscrit dans le cadre des garanties sociales adoptées par le programme des routes pour le développement, qui comprend des dispositions sur la sécurité et la santé, l’égalité et l’égalité des chances pour les enfants (par exemple des salaires en fonction des tâches, l’égalité hommes-femmes, le handicap, la tolérance zéro vis-à-vis du harcèlement sexuel).

Rui Guterres a obtenu un emploi de travailleur non qualifié dans l’une des entreprises chargées du projet, Caidadale Unipessoal, Lda. L’entreprise a également reçu une formation dans le cadre du projet ERA Agro-forestry de l’OIT.

«Je suis ravi de pouvoir avoir un revenu mensuel régulier, et de subvenir ainsi aux besoins de ma famille. Maintenant ma famille vit mieux qu’avant car elle a ce dont elle a besoin au quotidien, ce qui n’était pas le cas avant. J’ai l’intention d’utiliser les économies que je pourrai faire pour ouvrir une petite entreprise, une petite échoppe peut-être», ajoute-t-il.

Des routes pour favoriser l’intégration sociale et l’autonomisation

Un autre des objectifs sociaux du programme ERA Agro-Forestry consiste à garantir qu’un tiers du nombre total des journées de travail (450 000) soit attribué à des femmes. Maria Angelina Guterres – sans lien de famille avec Rui – en est l’une des bénéficiaires. Cette mère de famille de 27 ans travaille comme superviseuse pour un autre sous-traitant, Jatono Unipessoal Lda. Avant d’accepter cet emploi, elle avait peur du défi que ce serait pour elle, qui n’avait pas de formation dans le domaine de l’entretien des routes à forte intensité de main-d’œuvre.

Maria Angelina Guterres
Mais au centre de formation Don Bosco, elle a suivi un programme de deux mois pour apprendre les techniques d’entreprise et de gestion des contrats. «J’ai maintenant acquis les compétences nécessaires pour effectuer mon travail de superviseuse», dit Maria Guterres. «Et mes capacités sont également reconnues par mes pairs.»

«A Timor-Leste, les femmes sont encore sous-représentées dans la main d’œuvre, notamment dans les zones rurales où les opportunités d’emploi formel sont réduites», déclare Albert Uriyo. «Les idées reçues sur les capacités des femmes, leurs responsabilités familiales, et les exigences physiques de certains types de travaux peuvent les décourager de rechercher un emploi hors de chez elles.»

Depuis juin 2017, 25 entreprises sous-traitantes ont reçu une formation pour mettre en œuvre et superviser les projets de construction des routes qui permettront de faciliter l’accès aux marchés et aux zones reculées. Ce programme comprend du coaching et du mentorat pour garantir l’efficacité du transfert de compétences.

Il n’en demeure pas moins que des défis subsistent pour les femmes dans les domaines «techniques» et ceux qui exigent des niveaux de compétences plus élevés. Maria est l’une des trois femmes superviseuses, sur un total de 46 superviseurs, formés par ERA Agro- Forestry dans la municipalité de Baucau. D’après Albert Uriyo, «c’est un défi difficile qui implique une participation plus forte des femmes dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et des efforts pour les encourager à être plus nombreuses dans les domaines techniques.»

Il ajoute que des projets comme celui-ci, dont Maria et Rui ont bénéficié, et dont l’objectif est de ne laisser personne de côté, sont très importants pour la population de Timor Leste.

«Ça va développer l’emploi, les revenus, les compétences, et l’accès aux marchés des produits de l’agroforesterie. Il est essentiel d’autonomiser les populations locales dans le cadre d’un processus de développement inclusif et durable», conclut Albert Uriyo.

Plus avoir plus d’informations, vous pouvez contacter Albert Uriyo, chef de projet uriyo@ilo.org  Projet de développement de l’accès aux zones rurales ERA Agro-Forestry Project era-af@ilo.org 

Le développement des infrastructures rurales est une cible de l'objectif de développement durable des Nations Unies n ° 2 - Faim zéro . Voyez comment l’OIT travaille à la réalisation de cet objectif.

publié par Association France Timor Leste @ 15:47, ,