Trois jours de deuil national en hommage au commandant Ma'Huno


MA'HUNO BULEREK KARATHAYANO
Laleia, 14 avril 1949 - Dili, 24 septembre 2021 
 
 
Nom portugais José António Gomes da Costa, nom de guerre Bukar, était un commandant des FALINTIL, la branche militaire du mouvement de résistance du Timor oriental contre l'occupation indonésienne, entre 1975 et 1999.
Plus récemment, Ma'huno était membre du parti Congresso Nacional da Reconstrução Timorense (CNRT).
 
 
SA VIE EN QUELQUES DATES
 
Ma'huno était fils d'un Portugais et d'une Timoraise.
 
En 1980, il était l'un des deux derniers survivants, avec Xanana Gusmão, du comité central initial du FRETILIN, qui a conduit le Timor-Oriental à l'indépendance vis-à-vis du Portugal en 1975 et qui menait désormais la lutte pour l'indépendance contre les Indonésiens.
 
Son épouse Julieta da Costa était décédée le 5 juillet 1978, dans la jungle, à Luro/Lautem. Elle était la mère de Joao da Costa (Lere-Hopon).
 
En 1981, Gusmão et Ma'huno ont réorganisé la lutte de résistance sous leur direction.
 
En 1982, Ma'huno était l'un des principaux participants au soulèvement de Cabalaki.
 
En 1987, Ma'Huno devient secrétaire du comité directeur après que Gusmão, par souci de neutralité politique, a quitté le FRETILIN et est devenu président du Conselho Nacional de Resistência Maubere CNRM, l'organisation faîtière de la résistance timoraise, fondée en 1988.
 
En mai 1990, Ma'huno devient secrétaire général du FRETILIN.
 
En novembre 1992, lorsque Gusmão est capturé par les Indonésiens. Ma'huno lui succéde à la tête des FALINTIL.
 
Pendant cette période, Ma'Huno rencontre sa future épouse Maria Terezinha Viegas, mais le 5 avril 1993, lui aussi est capturé à Dili.
Nino Konis Santana lui succède comme commandant des FALINTIL.
 
Ma'huno a été déplacé d'un endroit à l'autre pendant 18 mois avant d'être finalement inculpé et officiellement arrêté.
En détention, il est torturé à plusieurs reprises par les militaires indonésiens.
 
En 1995, Ma'huno a été libéré dans le cadre d'une amnistie.
En 1996, il a épousé Maria Terezinha Viegas à Dare. Ils ont eu trois enfants.
 
En mai 1998, le dictateur Suharto a quitté le pouvoir et la voie a été ouverte à une solution au conflit du Timor oriental.
Lors de la conférence nationale spéciale du FRETILIN, qui s'est tenue à Sydney du 15 au 20 août 1998, Ma'huno a été élu coordinateur général adjoint du comité exécutif du FRETILIN, aux côtés de Marí Alkatiri.
 
En 1999, Ma'huno dirigeait un commerce de marbre à Hera, près de Dili. Il a repris PT Marmer, une société qui avait fait faillite deux ans plus tôt et qui appartenait à une fille de Suharto.
 
En novembre 1999, Ma'huno a subi une attaque cérébrale dont il a mis du temps à se remettre. Sa femme a dû s'occuper de lui pendant plusieurs années tout en poursuivant des études et des fonctions politiques.
 
Il s'est présenté pour le FRETILIN en tant que numéro 3 sur la liste lors des élections parlementaires de 2001 au Timor-Oriental, mais n'a pas siégé à l'Assemblée constituante.
 
En 2013, Ma'huno a rejoint le parti CNRT, fondé par Gusmão, et a été élu vice-président lors du congrès du parti en 2017.
 
En 2018, Ma'huno a été décoré par le président de la République Francisco Guterres de l'Ordre de Timor-Leste pour ses services dans la lutte pour l'indépendance contre l'Indonésie.
Il avait déjà reçu l'Ordre de la Guerrilla (2006) et l'Ordre de Dom Boaventura (2006).
 
Le 24 septembre 2021, Ma'huno est décédé à 17h30 à l'hôpital national Guido Valadares (HNGV), à Dili.Il avait été testé positif au COVID-19 peu de temps auparavant et recevait un traitement à l'hôpital de Lahane jusqu'à ce qu'il soit transféré au service de soins intensifs de l'HNGV le 19 septembre en raison d'une détérioration de son état.

publié par Association France Timor Leste @ 13:14, ,




COVAX à Timor-Leste

Extrait du point presse quotidien de M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, le 24 septembre

 

...

Au Timor-Leste, l’équipe des Nations Unies, dirigée par le Coordonnateur résident, M. Roy Trivedy, a fourni cinq chambres froides et de congélation pour la chaîne du froid dans le stockage des vaccins. Nous avons également modernisé les installations nécessaires à l’isolement en fournissant des lits d’unité de soins intensifs et en transportant du matériel et des médicaments vers des installations médicales.

Le Timor-Leste a reçu près de 300 000 doses de vaccin par l’intermédiaire du COVAX. Avec les autres livraisons de vaccins qui ont été faites, cela a permis à plus de la moitié de la population de recevoir au moins une dose, et un tiers a été entièrement vacciné.

Notre équipe des Nations Unies continue d’aider à sensibiliser le public sur la manière d’arrêter la propagation de la maladie tout en mobilisant les gens pour qu’ils se fassent vacciner.

...

publié par Association France Timor Leste @ 12:30, ,




Permatil : promouvoir l’agroécologie auprès des jeunes

https://ccfd-terresolidaire.org/actualites/podcasts/au-timor-leste-7101

Écouter l'émission du 9 septembre 2021 sur RCF (Radio chrétienne francophone), dans la rubrique "Agir avec le CCFD - TERRE SOLIDAIRE"


Publié le 10.09.2021

Marion Poirot, chargée de mission Asie du Sud-est, nous emmène au Timor Leste. Avec elle, partons à la rencontre de l’association Permatil qui œuvre à promouvoir l’agroécologie pour répondre aux nombreux défis environnementaux et économiques du pays.

Grâce à Permatil, des jardins potagers ont été installés dans les écoles © Permatil /CCFD-Terre Solidaire

Un pays confronté à de nombreux défis économiques et environnementaux

Au Timor Leste, l’économie peu diversifiée est fortement dépendante de l’exploitation des hydrocarbures. Or, ces ressources s’épuisent.

L’agriculture est très peu soutenue par les pouvoirs publics alors que 70 % de la population en dépend.

De plus, le pays est impacté par les effets du dérèglement climatique et de la déforestation qui exacerbent les sécheresses et les précipitations violentes.

Permatil se mobilise pour promouvoir l’agroécologie

Pour répondre à ces enjeux économiques et environnementaux, l’association Permatil, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, s’engage depuis plus de vingt ans à prendre soin de la Terre, des personnes et du futur grâce à une action multidimensionnelle.

L’association se mobilise pour aller à la rencontre des communautés paysannes et les former à l’agroécologie en adaptant les principes de la permaculture à leurs savoirs traditionnels.

Face à une population majoritairement âgée de moins de 35 ans, l’association renforce l’éducation des plus jeune à l’agroécologie en milieu scolaire.

De nombreux progrès

Grâce à l’action de Permatil, le Timor Leste est le premier pays du monde à adopter une loi intégrant : la permaculture dans les programmes scolaires et la mise en place de jardins potagers dans les écoles.

L’association œuvre également à la protection, à la conservation et à la réhabilitation des sources d’eau : un enjeu crucial pour le pays.

Les effets positifs de ces actions sont notables : elles ont permis une augmentation des disponibilités en eau en saison sèche et une diminution des risques d’inondations et de glissements de terrain en saison de pluie.

 

publié par Association France Timor Leste @ 14:30, ,




L’ex-prêtre Richard Daschbach, accusé d’abus sexuels contre des mineurs dont il avait la charge, devant la Justice américaine

Du site du Ministère de la Justice des États-Unis d'Amérique :

 https://www.justice.gov/opa/pr/former-priest-and-shelter-home-operator-indicted-illicit-sexual-conduct-against-minors

" 

Department of Justice

Office of Public Affairs

FOR IMMEDIATE RELEASE
Friday, August 27, 2021

Former Priest and ‘Shelter Home’ Operator Indicted for Illicit Sexual Conduct Against Minors

A federal grand jury in Washington, D.C., returned an indictment yesterday charging a U.S. citizen and resident of Timor Leste with seven counts of engaging in illicit sexual conduct in a foreign place. 

According to court documents, Richard Jude Daschbach, 84, is a former priest who is alleged to have engaged in illicit sexual conduct with minor victims in Timor Leste starting in at least 2013. As alleged, Daschbach operated a “shelter home” for children in Timor Leste. Victims disclosed that Daschbach sexually abused them when they were children and resided in the shelter home. Daschbach was defrocked by the Catholic church after some of the victims disclosed the abuse to the church. Daschbach is currently facing related child sexual exploitation charges in Timor Leste. In addition, in 2019, a grand jury in the Northern District of California returned an indictment against Daschbach for wire fraud in connection with his fundraising activity for the shelter home. 

Today’s indictment represents a significant step toward accountability for harms suffered by multiple vulnerable children allegedly victimized by this defendant,” said Assistant Attorney General Kenneth A. Polite Jr. for the Justice Department’s Criminal Division. “I’d like to thank the hardworking investigative and prosecution teams for their work today and every day to ensure that child predators face justice and children are kept safe.”

“This case shows that we will use the full extent of the law to prosecute U.S. citizens who allegedly prey on children, no matter how far we must go to bring them to justice,” said Acting U.S. Attorney Channing D. Phillips for the District of Columbia. “Together with our law enforcement partners, we must ensure that people placed in positions of trust do not betray their responsibilities to help the children who depend upon them.”

Daschbach is charged with seven counts of engaging in illicit sexual conduct in a foreign place, Timor Leste. If convicted, he faces a maximum penalty of 30 years in prison per count. A federal district court judge will determine any sentence after considering the U.S. Sentencing Guidelines and other statutory factors.

The FBI is investigating the case. The Justice Department’s Office of International Affairs provided significant assistance.

Trial Attorneys Jessica Urban and Alicia A. Bove of the Justice Department’s Child Exploitation and Obscenity Section (CEOS) and Assistant U.S. Attorney Amy Larson of the U.S. Attorney’s Office for the District of Columbia are prosecuting the case. The Criminal Division’s Office of Overseas Prosecutorial Development, Assistance and Training (OPDAT) provided assistance.

This case was brought as part of Project Safe Childhood, a nationwide initiative to combat the growing epidemic of child sexual exploitation and abuse, launched in May 2006 by the Department of Justice. Led by U.S. Attorneys’ Offices and CEOS, Project Safe Childhood marshals federal, state and local resources to better locate, apprehend and prosecute individuals who exploit children via the internet, as well as to identify and rescue victims. For more information about Project Safe Childhood, please visit www.justice.gov/psc.

An indictment is merely an allegation and all defendants are presumed innocent until proven guilty beyond a reasonable doubt in a court of law.

"

 

 (en français, Marseille News a publié une traduction

 L’ex-prêtre Richard Daschbach accusé d’avoir abusé sexuellement de filles ⋆ 10z viral

Accélérant la répression mondiale contre un prêtre défroqué de 84 ans, les procureurs américains ont porté sept chefs d’accusation de contacts sexuels illicites avec des mineurs contre un homme qui exploitait un « foyer d’accueil » pour jeunes filles au Timor oriental.

Richard Jude Daschbach, un ancien prêtre qui a été ordonné par la Société de la Parole divine en 1966, a déjà fait l’objet de poursuites au Timor oriental pour exploitation d’enfants et dans le district nord de la Californie pour fraude électronique dans le cadre de la collecte de fonds pour son refuge Topu Honis, présenté comme un établissement résidentiel pour les enfants et les adultes défavorisés, hommes et femmes.

“Cette affaire montre que nous utiliserons toute l’étendue de la loi pour poursuivre les citoyens américains qui s’en prendraient aux enfants, peu importe jusqu’où nous devons aller pour les traduire en justice”, a déclaré le procureur américain par intérim. Channing D. Phillips, qui dessert le district de Columbia, a écrit dans un communiqué. “Avec nos partenaires chargés de l’application des lois, nous devons veiller à ce que les personnes placées dans des postes de confiance ne trahissent pas leurs responsabilités d’aider les enfants qui dépendent d’elles.”

Procureur général adjoint Kenneth A. Poli Jr. a qualifié l’affaire de “pas important vers la responsabilité des préjudices subis par plusieurs enfants vulnérables” dont Daschbach aurait été victime.

L’acte d’accusation de cinq pages du grand jury, du district de Columbia, accuse Daschbach de conduite présumée entre 2013 et 2019.

S’il est reconnu coupable, l’octogénaire pourrait encourir jusqu’à 30 ans d’emprisonnement pour chaque chef d’accusation.

Selon une enquête vidéo de l’Associated Press, que vous pouvez regarder ci-dessus, Daschbach est considéré comme un héros par beaucoup au Timor oriental pour avoir sauvé des vies pendant la lutte de ce pays pour l’indépendance, mais le missionnaire est également accusé d’avoir abusé sexuellement des filles dont il a la garde. Les procureurs disent qu’il a fondé son refuge Topu Honis en 1993 et ​​en a été le directeur jusqu’en 2018.

L’accusation californienne se concentre sur la piste de l’argent finançant le refuge de Daschbach. En acceptant de l’argent d’une organisation américaine à but non lucratif, Daschbach aurait promis de ne pas exploiter sexuellement les mineurs. Mais les procureurs affirment qu’il a abusé de quatre filles, y compris “des cas de relations sexuelles orales et de contacts avec des organes génitaux nus”, selon son acte d’accusation de 2019.

« En plus d’avoir agressé sexuellement les victimes 1, 2, 3 et 4, Daschbach a toujours exigé qu’au moins une femme mineure couche avec lui dans son lit à Topu Honis », indique l’acte d’accusation.

L’église catholique a défroqué Daschbach un an plus tôt en 2018, après que l’ex-prêtre a admis ses abus sexuels devant des responsables et des donateurs, selon l’AP.

En avril dernier, l’AP a interviewé trois des victimes présumées de Daschbach, qui ont déclaré au fil de presse que l’ex-prêtre ferait asseoir une petite fille sur ses genoux tous les soirs sur une chaise au milieu de la pièce.

“La façon dont vous déterminez qui est assis sur ses genoux est par la liste qu’il aurait sur sa porte”, a déclaré un accusateur au fil de presse. “Et cela signifiait que vous étiez la petite fille qui allait l’accompagner.”

Selon l’AP, Daschbach se déshabillait alors de son caleçon blanc et d’un T-shirt, déshabillait les filles et guidait leurs mains pour le toucher.

“Ensuite, ont-ils dit, il y aurait souvent des relations sexuelles orales”, a rapporté l’AP. “Un accusateur a également déclaré qu’elle avait été violée.”

Ses accusations au Timor oriental sont passibles d’une peine de 20 ans.

Les allégations de fraude par fil en Californie allèguent une promesse non tenue au bailleur de fonds du refuge, le One World Children’s Fund (OWCF) à but non lucratif basé aux États-Unis.

“Dans sa politique, Topu Honis s’est engagé à ne jamais se livrer à aucune forme d’activité sexuelle avec des enfants et à ne jamais dormir à proximité d’enfants sans surveillance, entre autres engagements en faveur du bien-être des enfants”, indique l’acte d’accusation. “Daschbach n’a jamais révélé à l’OWCF qu’il couchait régulièrement avec des femmes mineures au refuge, ni qu’il s’était livré à une quelconque forme de comportement sexuel avec elles à aucun moment avant et pendant son partenariat avec l’OWCF.”


publié par Association France Timor Leste @ 10:54, ,




Diplomatie : l'intégration du TL à l'ASEAN

De "Le courrier du Vietnam", votre seul journal en langue française du Vietnam

 
 
 
30/07/2021 20:00
 
Le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Nguyên Quôc Dung a salué jeudi 29 juillet les progrès réalisés par les trois piliers de la Communauté de l’ASEAN malgré la pandémie de COVID-19 dans le soutien à l’intégration du Timor Leste dans le bloc régional.
 
S’adressant à la 11e réunion virtuelle du groupe de travail du Conseil de coordination de l’ASEAN sur l’adhésion du Timor Leste à l’ASEAN, le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Nguyên Quôc Dung s’est félicité de la finalisation des lignes directrices et de la liste des activités des trois piliers qui serviront de base aux agences spécialisées de l’ASEAN pour mettre en œuvre des activités pratiques visant à soutenir le renforcement des capacités du Timor Leste.

Il a également invité les trois piliers de l’ASEAN - la Communauté politico- sécuritaire de l’ASEAN, la Communauté économique de l’ASEAN et la Communauté socio-culturelle de l’ASEAN - conjointement avec le Secrétariat de l’ASEAN, à continuer à aider le Timor Leste à participer à certaines activités de l’ASEAN.

Lors de la réunion, qui a fait suite à la conférence des hauts officiels de l’ASEAN en préparation de la 54e conférence des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN et des conférences connexes, les pays ont hautement appricié les résultats adoptés en 2020, notamment la finalisation des lignes directrices sur la participation du Timor Leste aux activités de l’ASEAN et de la liste des activités des trois piliers.

Ces documents seront soumis aux ministres pour approbation lors de la 29e conférence du Conseil de coordination de l’ASEAN prévue le 2 août 2021. L’ASEAN, qui a été fondée en 1967, regroupe le Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

Le Timor Leste a soumis une demande d’adhésion à l'ASEAN en 2011.
 
VNA/CVN

 

publié par Association France Timor Leste @ 20:37, ,




TL aux JO de Tokyo : : Porte-drapeaux et anneaux olympiques

De VOICE OF AMERICA AFRIQUE (VOAA) :

 https://www.voaafrique.com/p/7105.html

 Les porte-drapeaux des 206 délégations pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo (par ordre d'apparition lors du défilé des sportifs):

 (...)

Timor-Leste: Imelda Ximenes Belo (natation)/Felisberto de Deus (athlétisme)

(...) 


et

de FRANCE INTER

https://www.franceinter.fr/sports/jo-de-tokyo-pourquoi-des-athletes-concourent-avec-les-anneaux-olympiques-plutot-que-leur-drapeau-national

JO de Tokyo : pourquoi des athlètes concourent avec les anneaux olympiques plutôt que leur drapeau national ?

par Léa Guedj publié le

(...)

Pendant les Jeux olympiques d'été 1992, les athlètes de la République fédérale de Yougoslavie, sanctionnée par le CIO, et la République de Macédoine, qui n'était pas encore dotée d'un comité, ont concouru avec ce statut. Ce fût à nouveau le cas pour les athlètes du Timor oriental aux Jeux olympiques d'été 2000, qui peuvent désormais concourir au sein du comité de la République démocratique du Timor-Leste. Aux Jeux d'été 2016, les athlètes du Koweït, dont le comité avait été suspendu, ont aussi participé avec ce statut d'indépendants.

publié par Association France Timor Leste @ 20:09, ,




Le Portugal envoie 12.000 vaccins anti-COVID-19 au Timor-Leste

 

 

 

 rench.xinhuanet.com | Publié le 2021-07-20 à 05:52 

 

LISBONNE, 19 juillet (Xinhua) -- Le ministère portugais des Affaires étrangères a annoncé lundi avoir envoyé au Timor-Leste un lot de 12.000 doses de vaccin anti-COVID-19, ainsi que des seringues et des aiguilles.

"Cette action conclut le premier cycle d'envoi de vaccins aux PALOP (pays africains lusophones) et au Timor-Leste", a indiqué le gouvernement portugais dans un communiqué.

Il y avait "un engagement politique à mettre à la disposition de ces pays, qui sont nos principaux partenaires de coopération, au moins 5% des vaccins contre la COVID-19 achetés par le Portugal", selon le ministère.

 

publié par Association France Timor Leste @ 20:05, ,




Diplomatie : Le gouvernement du Timor-Leste réaffirme son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

Le gouvernement du Timor-Leste réaffirme son soutien au droit du peuple  sahraoui à l'autodétermination

DILI (Timor-Leste)- La ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République démocratique du Timor-Leste, Adaljiza Magno, a réaffirmé "le ferme engagement" et le "soutien" de son pays à la lutte légitime du peuple sahraoui pour l'autodétermination et l'indépendance, a rapporté samedi l'agence de presse sahraouie, SPS.

Adaljiza Magno a reçu vendredi l'ambassadeur sahraoui à Dili, M. Malainin Abba et lui a réaffirmé "le ferme engagement et le soutien du gouvernement du Timor-Leste à la juste cause du peuple de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pour l'autodétermination et l'indépendance".

Pour sa part, l'ambassadeur sahraoui a exprimé "sa gratitude et son appréciation pour la position ferme de la République démocratique du Timor-Leste exprimée dans différentes instances internationales, ainsi que la détermination de la RASD à continuer de renforcer les relations amicales entre les deux pays et peuples. frères", selon SPS.

Malainin Abba a, en outre, informé son interlocuteur des derniers événements du conflit au Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, selon la même source.

L'ambassadeur Malainin a présenté ses lettres de créance au président de la République démocratique du Timor-Leste, Francisco Guterres Lu Olo, le 11 juin.

publié par Association France Timor Leste @ 19:20, ,




Espionnage australien : l'espion lanceur d'alerte condamné (info et analyse)

 

 

Le secret « excessif et inutile » de l’Australie nuit à la liberté des médias

Publié le 20 juin 2021

https://laminute.info/2021/06/20/le-secret-excessif-et-inutile-de-laustralie-nuit-a-la-liberte-des-medias/

La suppression de l’information en Australie, qui est de plus en plus considérée comme portant atteinte à la liberté de la presse dans le pays, est au centre des accusations selon lesquelles le pays est devenu l’une des démocraties occidentales les plus secrètes au monde.

La semaine dernière, un ancien espion australien a été condamné pour son rôle non confirmé de lanceur d’alerte qui a révélé une opération d’espionnage contre le gouvernement voisin du Timor oriental.

Il s’agit du dernier cas très médiatisé dans un système national dans lequel des lois sur le secret, dont certaines remontent à l’ère coloniale, sont couramment utilisées pour supprimer des informations. La police a également menacé d’inculper les journalistes qui ont exposé des allégations de crimes de guerre contre les forces spéciales australiennes en Afghanistan, ou le plan des bureaucrates de permettre à une agence de renseignement d’espionner des citoyens australiens.

Les Australiens ne connaissent même pas le nom de l’ancien espion condamné vendredi. Le greffe du tribunal de Canberra l’a répertorié comme « Témoin K ». Son avocat l’appelait plus respectueusement « M. K” au tribunal.

K a passé les deux jours d’audience dans une boîte construite à partir d’écrans noirs pour cacher son identité. Le public et les médias ont été expulsés de la salle d’audience lorsque des preuves classifiées ont été discutées, ce qui était environ la moitié du temps.

Le seul signe que quelqu’un se trouvait réellement à l’intérieur de la boîte a été lorsqu’une voix a dit « coupable » après qu’on a demandé à K comment il avait plaidé.

Le gouvernement australien a refusé de commenter les allégations selon lesquelles K aurait dirigé une opération des services secrets australiens qui aurait mis sur écoute les bureaux du gouvernement dans la capitale du Timor oriental en 2004, lors de négociations sur le partage des revenus pétroliers et gaziers des fonds marins qui séparent les deux pays.

Le gouvernement a annulé le passeport de K avant qu’il ne témoigne devant la Cour permanente d’arbitrage de La Haye en 2014 pour soutenir les Timorais de l’Est, qui ont fait valoir que le traité était invalide parce que l’Australie n’avait pas négocié de bonne foi en se livrant à l’espionnage.

Il n’y a eu aucune preuve entendue en audience publique d’une opération d’écoute téléphonique, qui, selon les médias, a été menée sous le couvert d’un programme d’aide étrangère.

K a été condamné à trois mois de prison avec sursis. S’il avait été envoyé en prison, il y avait eu des ordonnances du tribunal visant à dissimuler son ancienne carrière d’espion en restreignant ce qu’il pouvait dire à ses amis et associés pour expliquer sa situation difficile.

Il risquait jusqu’à deux ans de prison. Depuis son infraction, l’Australie a continué à resserrer les contrôles sur le secret, augmentant la peine maximale à 10 ans.

Aussi manquant de transparence que soit la poursuite de K, il s’agissait d’une grande amélioration par rapport au traitement australien d’un autre ancien officier du renseignement connu sous le nom de « Témoin J ».

J a été décrit par les médias comme probablement la seule personne dans l’histoire australienne à avoir été jugée, condamnée et emprisonnée en secret. Mais ironiquement, personne ne semble le savoir avec certitude.

Comme pour K, il est illégal de révéler l’identité de J.

J a plaidé coupable dans une salle d’audience à huis clos dans le même complexe judiciaire de Canberra en 2018 à des accusations liées à la mauvaise gestion d’informations classifiées et à la révélation potentielle de l’identité d’agents australiens. Il a passé 15 mois en prison.

L’audience secrète et l’emprisonnement n’ont été rendus publics qu’à la fin de 2019 parce que J a intenté une action en justice contre le gouvernement du Territoire de la capitale australienne (ACT), affirmant que ses droits humains avaient été violés par la police qui avait fait une descente dans sa cellule de prison à la recherche d’un mémoire qu’il écrivait.

Des avocats indignés ont alors appelé à la première révision majeure des lois nationales sur le secret depuis 2010. Les lanceurs d’alerte ainsi que les journalistes sont actuellement menacés par plus de 70 lois antiterroristes et de sécurité adoptées par le Parlement australien depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis.

Andrew Wilkie, un ancien dénonciateur analyste du renseignement du gouvernement qui est maintenant un législateur fédéral indépendant, est un critique virulent de la sécurité nationale utilisée comme excuse pour se plier à la paranoïa et protéger l’embarras.

Wilkie s’est opposé à la poursuite de K et de son ancien avocat Bernard Collaery. Collaery se bat contre une accusation selon laquelle il aurait comploté avec K pour révéler des secrets au Timor oriental et souhaite que son procès se déroule au grand jour.

“Je ne doute pas que l’une des raisons du secret entourant l’affaire K et Collaery est l’énorme embarras politique que nous espionnions l’un des pays les plus pauvres du monde pour prendre le dessus dans une négociation commerciale”, a déclaré Wilkie. mentionné.

Wilkie a quitté son poste de renseignement au Bureau des évaluations nationales quelques jours avant que les troupes australiennes ne rejoignent les forces américaines et britanniques lors de l’invasion de l’Irak en 2003. Il a publiquement fait valoir que l’Irak ne constituait pas une menace suffisante pour justifier une invasion et qu’il n’y avait aucune preuve liant le gouvernement irakien à al-Qaida.

“J’ai essentiellement accusé le gouvernement de mentir”, a déclaré Wilkie.

Bien que le gouvernement ait tenté de le discréditer, Wilkie a déclaré qu’il n’avait jamais été menacé de poursuites pour avoir révélé des informations classifiées.

Pour beaucoup, les autorités australiennes sont sans doute allées trop loin en juin 2019 dans leur tentative de pourchasser les dénonciateurs, d’intimider les journalistes et de protéger les secrets du gouvernement.

La police a perquisitionné le domicile de la journaliste de News Corp. Annika Smethurst, et le lendemain le siège de l’Australian Broadcasting Corp (ABC) financée par le gouvernement. Les deux médias avaient utilisé des documents gouvernementaux divulgués comme base du journalisme d’intérêt public.

Les mandats de perquisition ont été émis en vertu de l’article 70 de la Crimes Act 1914, qui interdisait à un employé du gouvernement de partager des informations sans l’autorisation d’un superviseur.

Cet article a depuis été remplacé par la législation sur la sécurité nationale qui a élargi le crime pour inclure un employé du gouvernement partageant des opinions ou rapportant des conversations entre d’autres.

Les experts en droit des médias, Johan Lidberg et Denis Muller, ont déclaré que l’Australie est le seul pays au sein de l’alliance de partage de renseignements « Five Eyes » – qui comprend les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la Nouvelle-Zélande – qui donne à ses agences de sécurité le pouvoir d’émettre des mandats de perquisition contre des journalistes. dans la chasse aux lanceurs d’alerte d’intérêt public au nom de la sécurité nationale.

La police a décidé en mai de l’année dernière qu’elle n’avait pas suffisamment de preuves pour inculper la journaliste Smethurst pour un article publié en avril 2018. Elle avait signalé que deux chefs de département du gouvernement prévoyaient de créer de nouveaux pouvoirs d’espionnage qui permettraient à une agence de renseignement d’espionner légalement des citoyens australiens.

Les procureurs ont également décidé en octobre de l’année dernière que “l’intérêt public ne nécessitait pas de poursuites” contre le journaliste d’ABC Dan Oakes au sujet d’une enquête télévisée diffusée en juillet 2017 selon laquelle des soldats australiens auraient tué des hommes et des enfants non armés en Afghanistan dans le cadre de crimes de guerre potentiels.

Mais David McBride, un ancien avocat de l’armée australienne qui admet avoir divulgué des documents classifiés à l’ABC, se bat contre plusieurs accusations. Il calcule qu’il risque jusqu’à 50 ans de prison pour avoir été un lanceur d’alerte.

Il y a eu deux enquêtes parlementaires sur la liberté de la presse depuis les descentes de police, mais les progrès vers le changement ont été critiqués comme étant lents et faibles.

La commission parlementaire mixte australienne sur le renseignement et la sécurité, qui a approuvé de nombreuses lois de sécurité problématiques, a déclaré que de nombreuses propositions de changement ont averti que “l’équilibre dans la législation et la culture au sein du gouvernement australien s’est éloigné de la transparence et de l’engagement vers des valeurs excessives et secret inutile.

Une commission d’enquête du Sénat australien sur la liberté de la presse le mois dernier a fait plusieurs recommandations, principalement pour une enquête gouvernementale plus approfondie. Le comité a demandé si les infractions relatives aux informations secrètes devraient être modifiées pour inclure une exigence de préjudice et si les journalistes devraient toujours avoir à prouver qu’une divulgation non autorisée était dans l’intérêt public.

Wilkie, l’adjoint, soutient que l’Australie est devenue un «État pré-policier» grâce à son adhésion au secret.

“C’est maintenant banal lorsqu’un gouvernement dissimule quelque chose dans un besoin de sécurité nationale pour le secret”, a déclaré Wilkie. « Nous n’avons plus sourcillé. Nous devrions être indignés.

publié par Association France Timor Leste @ 22:00, ,




Un espion australien mêlé au scandale du Timor-Leste évite la prison

CANBERRA, Australie — Un ancien espion australien a quitté le tribunal, vendredi, avec une sentence de trois mois de prison avec sursis pour sa tentative d’aider le Timor-Leste à prouver que l’Australie l’avait espionné au moment de négocier une entente de plusieurs milliards de dollars liée à l’exploitation d’hydrocarbures.

L’ancien agent de renseignements, connu sous le pseudonyme de Témoin K, et son avocat Bernard Collaery ont été accusés, en 2018, d’avoir conspiré en vue de transmettre des informations confidentielles au gouvernement du Timor-Leste.

L’ancien président du petit État d’Asie du Sud-Est, José Ramos-Horta, faisait partie d’un groupe de leaders exhortant l’Australie à mettre fin aux poursuites.

Le Témoin K a plaidé coupable, jeudi, dès le début des audiences prévues pour durer deux jours à la Cour des magistrats du Territoire de la Capitale australienne. Le public et les médias ont dû quitter la salle au moment des échanges sur les éléments de preuve classifiés.

Le juge Glenn Theakston a rendu sa décision et condamné le Témoin K à une sentence de trois mois d’emprisonnement avec sursis. Il devra également verser une caution de 1000$ (australiens) en gage de sa bonne conduite pour les douze prochains mois. En cour, le prévenu était caché derrière un écran noir tout au long des procédures.

En raison des accusations portées contre lui, l’ancien espion faisait face à une peine maximale possible de deux ans d’emprisonnement. Depuis que ce scandale a fait surface, la peine maximale pour ce genre de crime a été bonifiée à 10 ans.

Le gouvernement australien a refusé de commenter les allégations selon lesquelles le Témoin K aurait dirigé une opération de renseignement ayant mis sous écoute des bureaux du gouvernement du Timor-Leste, en 2004, durant les négociations sur le partage des redevances liées à l’exploitation d’hydrocarbures provenant de forages en mer entre les deux États.

Le gouvernement australien avait suspendu le passeport de l’ex-espion avant que celui-ci ne puisse se rendre à La Haye, en 2014, pour témoigner devant la Cour permanente d’arbitrage en faveur du Timor-Leste qui contestait la validité du traité signé entre les deux pays en 2006.

publié par Association France Timor Leste @ 15:30, ,