Timor-Leste au Conseil de sécurité - 22 février 2012

publié par Association France Timor Leste @ 00:32, ,




Timor-Leste : le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Mission de l'ONU








Une agricultrice récoltant du riz à la main au Timor Leste.

23 février 2012 –
Le Conseil de sécurité a prorogé jeudi le mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) jusqu'au 31 décembre 2012, en maintenant les effectifs actuels autorisés.

De même, par la résolution 2037 (2012), adoptée à l'unanimité, le Conseil « fait sien le plan de réduction progressive de ses effectifs, conformément aux souhaits du gouvernement timorais et à la situation sur le terrain et suivant le bon déroulement des opérations électorales en 2012 ».

Le Conseil, qui suit ainsi les recommandations du Secrétaire général dans son dernier rapport sur la MINUT, « demande instamment » à toutes les parties au Timor-Leste de « continuer à œuvrer main dans la main, à pratiquer le dialogue politique, à consolider la paix, la démocratie et l'état de droit, à favoriser un développement social et économique durable et à assurer la protection des droits de l'homme et la réconciliation nationale ».

Il demande en outre à la MINUT de continuer de fournir « l'appui nécessaire en prévision des élections parlementaires et présidentielle », ainsi qu'un appui opérationnel à la Police nationale, en particulier pendant ces opérations électorales.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Timor-Leste : l'ONU salue les progrès réalisés pour renforcer la stabilité

publié par Association France Timor Leste @ 00:01, ,




Timor-Leste : l'ONU salue les progrès réalisés pour renforcer la stabilité

Timor-Leste : l'ONU salue les progrès réalisés pour renforcer la stabilité

publié par Association France Timor Leste @ 23:59, ,




TIMOR-LESTE: Les OMD encore loin d’être atteints

Photo: Phuong Tran/IRIN
La mortalité infantile régresse, mais la plupart des ODM sont encore loin d’être atteints
BANGKOK, 22 février 2012 (IRIN) - Le Timor-Leste, pays situé dans la partie orientale de l’île de Timor en Asie du Sud-Est, accuse un retard dans la poursuite de la plupart des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), préviennent les experts.

« En ce qui concerne la réalisation des objectifs de 2015, il faut relever des défis ou combler des lacunes dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, l’insuffisance pondérale des enfants, la mortalité maternelle et l’hygiène », a dit à IRIN Felix Piedade, le conseiller national du Secrétariat des OMD du Timor-Leste.

Après 25 années de guerre civile, le Timor-Leste a accédé à l’indépendance de l’Indonésie en 2002, devenant ainsi l’une des plus jeunes nations du monde. Il a ensuite connu six ans d’instabilité.

Suite à la récente flambée de violence, notamment aux attaques menées contre le Président et le Premier ministre en 2008 et au soulèvement militaire de 2006, le Timor-Leste (comme huit autres pays) a été sélectionné par les Nations Unies pour bénéficier d’un appui supplémentaire pour atteindre la réalisation des OMD.

Alors que l’objectif 1 vise à réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour, celle-ci est passée de 36 pour cent en 2001 à 50 pour cent en 2007 au Timor-Leste, selon M. Piedade.

En 2009, cette proportion a diminué pour atteindre 41 pour cent, une proportion encore éloignée de l’objectif de 14 pour cent fixé en 2004.

Des améliorations ont toutefois été apportées.

« Le Timor-Leste a dépassé la cible de 2015 relative au taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans [96/1 000 des naissances vivantes] et au taux de mortalité infantile [53/1 000 des naissances vivantes] basés sur les cibles fixées en 2004 », a dit M. Piedade.

Le pays est en bonne voie pour réaliser deux des huit OMD : assurer l’éducation primaire pour tous et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, selon le Programme des Nations Unies pour le développement.

Genre

Il peut toutefois être difficile d’évaluer les progrès réalisés.

« En ce qui concerne le genre, il existe différents indicateurs », a dit Silvia Cormaci, une spécialiste de l’égalité des sexes au Timor-Leste.

Mme Cormaci a souligné que des progrès ont été réalisés dans la participation des femmes à la vie politique où elles représentent 29 pour cent des parlementaires – soit l’un des taux les plus importants en Asie.

Une nouvelle loi a été adoptée qui impose de présenter un tiers de femmes aux élections parlementaires de juin-juillet 2012.

« Mais 70 pour cent des femmes qui travaillent dans le secteur de l’agriculture ne sont pas rémunérées. La violence familiale constitue également un problème important, avec un des taux les plus importants en Asie », a dit Mme Cormaci.

Au Timor-Leste, 38 pour cent des femmes de 15 à 49 ans ont indiqué avoir subi des violences depuis l’âge de 15 ans, comme le montre la plus récente enquête démographique et sanitaire réalisée par le gouvernement.

Trente-six pour cent des femmes qui étaient mariées ou avaient été mariées ont dit avoir été victimes de violences – physiques, sexuelles ou psychologiques – perpétrées par leur époux ou leur partenaire.

Les viols massifs et les agressions sexuelles de femmes et d’enfants sont souvent restés impunis pendant l’occupation militaire.

Conformément au code pénal, la violence familiale est considérée comme un crime depuis 2009, mais ce n’est qu’en 2010 qu’une loi a clairement criminalisé la violence familiale et autorisé les services de soutien aux victimes.

« Un grand travail a été accompli pour mieux faire connaître la loi aux forces de police », a ajouté Mme Cormaci. « Le problème, c’est que beaucoup de gens continuent d’avoir recours à la justice traditionnelle pour régler leurs différends. Nous avons donc [une] bonne loi contre la violence familiale, mais son application est plus difficile ».

ms/pt/cb-mg/amz

Theme (s): Enfants, Egalité entre les sexes, Santé et nutrition, Politique,

[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

publié par Association France Timor Leste @ 23:54, ,




France 24 : Entretien avec Ramos Horta

24h en Asie : Tour d'horizon non exhaustif de l'actualité asiatique au quotidien

9 Janvier à Singapour - Entretien avec Ramos Horta, le président du Timor Oriental

Ramos Horta, le président du Timor Oriental depuis 2007 et prix Nobel de la paix était l'invité du Club de la presse étrangère à Singapour. Alors que le pays s'apprête à fêter le dixième anniversaire de l'indépendance et à quelques mois de l'élection présidentielle, Ramos Horta fait le point sur la situation de son pays.

(Ramos Horta à Singapour / Source: 24h enAsie)
Après avoir lutté pendant 24 ans pour obtenir son indépendance vis-à-vis de l'Indonésie, le Timor-Oriental est devenu un État souverain en 2002. Cette guerre d'indépendance a laissé un pays ravagé qui compte parmi les plus pauvres du monde. Aujourd'hui que pouvez-vous dire de la situation économique du pays?.
Notre objectif principal est de réduire la pauvreté. Aujourd'hui nous avons une croissance à deux chiffres, 13% en 2008 et 10% en 2010. Mais ce n'est pas une croissance qui est encore très équitable. Donc depuis trois ans , nous avons mis en place une politique visant à aider les personnes les plus fragiles. les personnes de plus de 60 ans, les veuves et les orphelins reçoivent une allocation de 30 dollars tous les 6 mois. C'est un impératif moral mais cette politique a également un sens économique. néanmoins, nous devons également être prudents et ne pas dépenser trop dans le social. Je dirais que globalement et compte tenu de là où nous venons, notre économie va plutôt bien.Contrairement à ce que racontent certains médias, nous avons un taux de chômage inférieur à 10% et certaines entreprises ont même du mal à recruter.
Plus de 90% des finances du pays proviennent des revenus du pétrole, comment gérez-vous ces ressources vitales pour le développement du pays.
Avec l'aide d'experts norvégiens et le fameux fonds souverain du pétrole norvégien, le Timor Oriental a créé un fonds pétrolier (Petroleum Fund qui pèse aujourd'hui environ 9 milliards de dollars) en 2005 pour gérer les revenus du pétrole. Nous avons également adopté une Loi sur le fonds pétrolier (Petroleum Law) qui encadre strictement l'utilisation de ces revenus. 90% des revenus sont placés en bons du Trésor américain et les 10% restants peuvent être utilisés pour diversifier nos investissements. Mais comme nous n'avons pas d'expérience en la matière, nous avons finalement placés ces 10 % en bons du Trésor également. Cela nous a permis d'échapper à la crise. A la différence de nombreux fonds expérimentés, nous n'avons pas perdu un centime. Un amendement à cette loi adopté en août et que j'ai validé en octobre, permet désormais d'utiliser 50% des revenus du fonds contre 10% autrefois pour diversifier les investissements. Nous avons besoin d'une plus grande marge de manoeuvre pour diversifier nos investissements. Cet amendement nous offre plus de flexibilité pour acheter des dettes souveraines ou réaliser des investissements stratégiques par exemple dans des secteurs à forte croissances dans les pays émergents comme le secteur des télécommunications en Chine.
Mais vous n'utilisez pas cette manne financière pour développer les infrastructures du pays?
Si bien sûr. Avec les revenus du pétrole, nous allons également investir dans le pays. Nous allons créer un fonds d'infrastructures. Nous devons créer construire plus de 3000km de routes, construire des ports, des aéroports et cela nécessite des investissements massifs dans les 10 à 20 prochaines années. Notre priorité est également d'électrification du pays. D'ici la fin de l'année (2011), la moitié du pays aura accès à l'électricité 24h sur 24. Nous avons également mis en place un fonds de développement des ressources humaines doté de 30 millions de dollars. Un de nos objectifs est par exemple d'éradiquer l'illettrisme d'ici 2015.
Sur le plan politique, quel est le climat à l'approche des élections présidentielles de 2012?
Pour l'instant tout est très calme. Je dois être le seul président au monde à voyager à travers son pays dans une mini-moke complètement ouverte. Et pourtant je devrais être la dernière personne au monde à être détendu sur les questions de sécurité. Concernant les élections, tous les partis (22 partis politiques pour 1,1 millions d'habitants) se sont engagés à ne pas créer de tensions. Je crois que les élections vont se dérouler dans le calme. Quant à ma candidature, je l'annoncerai début janvier.
Sur le plan international, 2012 sera t-elle l'année de l'adhésion à l'ASEAN?
Nous espérons adhérer l'année prochaine. Nous appartenons à cette région et ce serait naturel de rejoindre cette organisation. Certains pensent que nous ne somme pas prêts pour rejoindre l'ASEAN et pourtant si vous regardez les indicateurs et les derniers rapports de l'ONU, nous enregistrons de meilleurs performances que certains pays membres comme le Cambodge, le Laos et la Birmanie. Nous ne serons pas un fardeau pour l'ASEAN. Mais pour l'instant, le seul pays qui s'oppose à notre adhésion c'est Singapour et comme les décisions sont prises par consensus, si un seul pays est contre, le processus est bloqué. Mais nous demandons au gouvernement de Singapour qu'il définisse une feuille de route afin que nous puissions rejoindre l'ASEAN d'ici 2015.

Lien vers le site de France 24

publié par Association France Timor Leste @ 00:24, ,




Enseignement des langues maternelles

publié par Association France Timor Leste @ 19:58, ,




Emilia Pires : 'Pour les Etats fragiles, l’aide c’est la vie, pas l’argent'




Inter Press Service News Agency

Q&R

'Pour les Etats fragiles, l’aide c’est la vie, pas l’argent'
Suvendrini Kakuchi interviewe EMILIA PIRES, ministre des Finances du Timor-Leste

BUSAN, Corée du Sud, 6 déc (IPS) - Le nouvel accord pour les 'Etats fragiles', obtenu du G7+ - un groupe de 19 pays qui sont aux prises avec la pauvreté, l'instabilité et les conflits violents - a été salué comme une avancée majeure lors du quatrième Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide ici, au début de la dernière semaine de novembre.

Le 1,5 milliard de personnes qui vivent dans les Etats fragiles ont besoin d'une aide importante pour la gouvernance de base et la transformation économique. La plupart d'entre eux ont connu des conflits depuis 1989 et 30 pour cent de l'aide publique au développement est dépensée dans des contextes fragiles et affectés par des conflits.

Malgré les engagements d'aide, les Etats fragiles sont davantage loin d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Le nouvel accord s'ajoute aux cinq nouveaux objectifs de base - la politique légitime, la justice, la sécurité, des fondations économiques et des revenus et services - qui sont adaptés à chaque situation. Les Etats fragiles comprennent l'Afghanistan, le Soudan du Sud, le Kenya et le Timor-Leste.

Emilia Pires, ministre des Finances du Timor-Leste, a travaillé sans relâche pour changer l'aide traditionnelle au développement pour contenir les vulnérabilités particulières des Etats fragiles.

Voici des extraits de l’interview:

Q: L'approbation du nouvel accord à Busan est considérée comme une réalisation majeure en matière de développement. Qu'est-ce que cela signifie?

R: Pour les Etats fragiles, l’obtention de ce nouvel accord symbolise un changement de taille dans la manière dont l'aide a été déboursée et nous a touchés. Pour commencer, Busan a clairement admis que ces pays ouvriront la voie de leur développement.

Le message de notre part, c'est que l'objectif d'atteindre les OMD d'ici à 2015 ne peut être appliqué aux Etats fragiles qui ont connu ou connaissent déjà des conflits et des crises. Il y a clairement la nécessité que de nouvelles conditions soient appliquées à l'aide pour les Etats fragiles. C'est ce que nous agitions et avons obtenu finalement.

Q: Quels sont les nouveaux moyens qui seront mis en œuvre suite au nouvel accord?

R: Evidemment, la percée de Busan n’est que le début. Maintenant, vient la partie difficile de la mise en œuvre et je m'attends à une forte lutte avec nos partenaires donateurs pendant que nous avançons. Par exemple, l'élaboration d'indicateurs précis pour mesurer les résultats. La pratique traditionnelle a été que les donateurs surveillent les progrès réalisés.

Le nouvel accord qui entérine l’appropriation par les pays ouvrirait la voie pour les gouvernements fragiles de s'attendre à ce que les donateurs appuient notre propre surveillance à travers des experts.

Ce qui est important est que les experts travailleraient avec nous pour développer les résultats au lieu d'être envoyés par les institutions créancières pour faire leur propre surveillance. Ce changement permettrait au partenaire local d’être en mesure de participer et d'apprendre davantage sur les résultats de suivi et de contribuer à l'efficacité du développement.

Q: Pourquoi l'aide au développement a-t-elle échoué dans les Etats fragiles?

R: L'exemple ci-dessus est approprié pour illustrer pourquoi les formes traditionnelles d'aide n'ont pas marché - simplement parce que la modalité de l'aide dans le monde n'a pas renforcé la capacité des communautés sur le terrain. Notre dialogue avec les partenaires du G7 a souligné la nécessité de changer la forme de l'aide qui se concentre strictement sur les OMD pour les Etats fragiles.

Par exemple, une aide élargie pour améliorer l'accès à l'éducation pour les pauvres - un OMD - ne pouvait pas être efficacement utilisée dans les Etats fragiles parce qu'une crise signifierait que les enfants ne peuvent pas aller à l'école. En conséquence, les fonds doivent être retournés.

Toutefois, avec le nouvel accord, les indicateurs qui englobent les problèmes dus à la crise seront pris en considération. Le développement de telles nouvelles structures, sur la base des systèmes de chaque pays, est le moyen clé pour aller de l'avant.

Q: Le nouvel accord a spécifiquement identifié l’engagement des jeunes et des femmes comme des acteurs importants dans la construction de la paix et de l'Etat. Comment cela sera-t-il fait?

R: Encourager le renforcement des capacités chez les jeunes au Timor-Leste est extrêmement important. Je décrirais cela comme étant l'extension des possibilités pour eux d'apprendre et de regarder vers l'avenir. Ils méritent d'être exposés aux mêmes opportunités que leurs homologues dans les pays qui n'ont pas connu de conflit et de violence.

Il faut noter que des générations de jeunes qui ont vécu de longs conflits, y compris au Timor, n'ont connu que des violences. Un symbole fort de cela, c’est le fait que les enfants au Timor n'ont pas joué sur les balançoires qui représentent une joie pour d'autres enfants.

Pour changer la mentalité, les gouvernements doivent investir dans le renforcement des capacités et dans des projets qui donnent de l'espoir et appuient des systèmes familiaux solides. Autant nous avons besoin de balançoires, de concerts pour les jeunes, autant nous avons besoin d'hôpitaux et d'écoles. C'est pourquoi je dis: construisons les routes qui, par exemple, peuvent conduire nulle part, mais seront toujours efficaces parce que les jeunes acquerront les compétences de la construction d’une route.

Q: Qu’est-ce qui a changé à Busan dans l’efficacité de l’aide?

R: La Déclaration de Paris a balisé le chemin pour l'appropriation nationale, mais à Busan, nous voyons cela devenir une réalité. Les statistiques lamentables dans l'efficacité de l'aide ont prouvé au monde la nécessité de changer le comportement actuel. Le nouvel accord lui offre un nouveau moyen en prouvant que l'aide pour lui implique l'argent, mais pour nous, c'est la vie.

Les principes de base ne sont pas différents. Je crois en l'importance de la transparence, des processus démocratiques et de la reddition des comptes. Par exemple, le budget national au Timor est disponible en ligne. Donc, c’est l'attitude que nous devons changer. Les pays donateurs doivent remarquer que les pays pauvres peuvent prendre leurs propres décisions et beaucoup s'efforcent de le faire. (FIN/2011)

publié par Association France Timor Leste @ 01:10, ,




Timor Leste : les progrès réalisés permettent d'envisager le retrait de la MINUT

Timor Leste : les progrès réalisés permettent d'envisager le retrait de la MINUT

publié par Association France Timor Leste @ 14:23, ,




Le plus vieil hameçon du monde découvert au Timor oriental

SYDNEY (AFP) - Des archéologues australiens ont découvert au Timor oriental le plus vieil hameçon connu au monde, ainsi que des fossiles prouvant que les hommes préhistoriques maîtrisaient la pêche en eau profonde, révèle une étude parue vendredi dans la revue Science.

Taillé dans un coquillage il y a entre 16.000 et 23.000 ans, l'hameçon "atteste que nos ancêtres étaient de bons artisans et de bons pêcheurs", selon le professeur Sue O'Connor, de l'Australian National University.

Il ne semble cependant pas conçu pour la pêche pélagique, et les méthodes employées au paléolithique pour capturer des poissons en eau profonde demeurent inconnues.

Outre le recours au filet, "il est possible que des hameçons d'un autre type aient été fabriqués à la même époque", a expliqué Sue O'Connor.

L'hameçon a été mis au jour dans la grotte de Jerimalai, au Timor oriental, en même temps que plus de 38.000 arêtes appartenant à 2.843 poissons issus de la pêche, et vieux de 42.000 ans.

Parmi les poissons découverts figurent des espèces vivant en eau profonde. Pour Sue O'Connor, "le site nous enseigne que les premiers hommes modernes sur cette île d'Asie du Sud-Est avaient des compétences maritimes très avancées".

"Ils étaient passés maîtres dans l'art de capturer des proies qui sont difficiles, même de nos jours, comme le thon", a-t-elle dit.

La grotte de Jerimalai est la preuve de présence humaine la plus ancienne dans les îles de cette région, situées sur les "routes" de migration nord-sud empruntées par les premiers hommes ayant peuplé l'Australie.

© 2011 AFP

publié par Association France Timor Leste @ 13:47, ,




"Un jour dans la vie d'un casque bleu", un film de Martine Perret

publié par Association France Timor Leste @ 10:41, ,